Jean-Baptiste Custoja (ex USAP), s'engagerait à Ceret

Discussion dans 'Forum Top14' créé par jfm66, 6 Mai 2019.


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  1. latulipe13

    latulipe13 Titan du forum

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    On fait miroiter beaucoup de choses à ses gamins et le pire c'est qu'ils y croient et ne se donnent pas le temps de réfléchir à un échec ou tout simplement au fait qu'il peut y avoir meilleur qu'eux et que peu de places sont disponibles ..
     
  2. nunu66

    nunu66 USAPiste bavard

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    Si on met de côté le sportif. Dans l'ensemble ça doit être plus sûr économiquement de jouer en fédérale en ayant un CDI à la brigade des feuilles,une enveloppe chaque semaine, des réductions pour changer les fenêtres que de jouer en Pro D2 et se retrouver en fin de carrière avec pratiquement que dalle (vu que beaucoup crame tout à la rue de la soif), prendre un PMU qui fera probablement faillite.
     
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  3. Vadier

    Vadier Passe son temps sur le forum

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    Et beh c'est du Zola "moderne"haha
     
  4. jfm66

    jfm66 Passe sa vie sur le forum

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    Je vais donner mon avis sur un sujet qui m’intéresse à savoir la formation car j'ai bien suivi le parcours de cette génération que ça soit en catégorie des espoirs et leurs parcours en équipe premiére et des retours que j'ai eu de certains encadrants.

    Tu as raison lorsque tu dis "Des gamins qui revaient de devenir pro et qui s'etaient investis corps et âme dans leur passion jusqu'à faire péter leur physique?" mais comme chaque individu est différent c'est difficile de faire des généralités. Entre le rêve de devenir pro et les moyens entrepris pour l'être et la chance bien-sûr le curseur n'est pas au même endroit pour tous, et je le regrette en tant que fervent partisan de la formation Catalane.

    Pour revenir au sujet, l'USAP avait effectivement une très belle génération des espoirs avec une premiére ligne internationale avec Custoja-Carbou-Cotet et d'autres joueurs comme l'international Ecossais Sinclair, l'Allemand Tim Menzel, le Belge Jens Torfs, génération 92-93.
    Le club avait énormément d'espoirs en eux. Il ne faut pas oublier que la formation coûte cher.

    Mais cette génération a t'elle fait le nécessaire pour y parvenir? J'entends par la s'est elle donnée les moyens pour atteindre le niveau qu'exige le rugby pro? Sur le sujet j'en suis pas certain du tout et les éléments que j'ai (et je le regrette) prouvent le contraire. Pour parler de notre premiére ligne tricolore, il se sont beaucoup reposé sur leurs acquis, sur leurs talents "innés". La ou d'autres devaient travailler énormément pour certains c'était plus facile (tant mieux pour eux!). Sans rentrer dans un débat philosophique que ça soit au niveau scolaire ou pro (pas du rugby hein!) c'est toujours comme ça.
    Le probléme de cette génération (pas que la premiére ligne) c'était de se reposer sur leurs talents innés et aussi (je ne cible personne en particulier) "les petits écarts" . Quand je dis "les petits écarts" comprendre la diététique, les sorties nocturnes, etc.... pour certains (pas tous hein!) plus ou moins réguliers.
    Alors bien sûr il y a les blessures qui ralentissent une progression, c'est une élément à prendre en considération, c'est une évidence, mais il n'y a pas que cela. Il y a aussi la volonté, l'entourage, et évidemment le chance.
    La chance, cette génération la eu comme rare l'avait eu avant eux puisque le club à subit une relégation (historique à l'époque) et leur à fait confiance malgré les écarts. Ils avaient même la possibilité de prouver rapidement leurs valeurs tant la concurrence était faible (je reprends les termes d'un dirigeant de l'époque). C'est unique, notons le (je me souviens d'un Guirado qui s'est battu pour y parvenir et qui faisait du rab chez lui d'un Bosch qui s'entrainait sans cesse sur le terrain de Millas après les entrainements avec l'USAP et qui visionné les vidéos des 10 dans sa chambre en permanence pour se perfectionner et c'était pour le Top14 donc un niveau bien au dessus de la ProD2 et la concurrence était féroce).
    Les blessures ne peuvent être l'unique prétexte à un échec il y a d'autres facteurs également. Antoine Dupont gravement blessé à énormément travaillé pour revenir et réussir son paris, Bastien Chalureau qui avait failli être amputé s'est engagé avec le Stade Toulousain, Lucas Bachelier à subit trois interventions suite à deux grosses blessures et il devrait revenir la semaine prochaine en forme puisque il a produit un énorme travail foncier.
    Custoja a eu 5 ans en équipe premiére, Cotet 3 ans, pour saisir leurs chances. Seul Carbou de la génération 92-93 (Forletta étant de 94) de la premiére ligne a donné satisfaction (même si le staff de l'équipe premiére à du à l'hiver 2017 lui mettre un coup de pression pour le faire réagir).

    Souhaitons à Custoja comme aux autres de réussir sous leurs nouvelles couleurs, d'être heureux, encourageons les, mais il restera pour moi un sentiment d'amertume sur cette génération qui pouvait faire tellement de belles choses pour notre club et qui ne c'est jamais donné les moyens.
     
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  5. Ricardo Sila

    Ricardo Sila USAPiste impliqué

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    En rugby former un jeune au "haut niveau" est un chemin sans garantie, plus que dans tout autre sport vu les fréquences des blessures et la gravité. Je rappelle qu'on commence dans les clubs les plus avancés à parler d'indice de criticité (gravité, fréquence, non détection), là où les anglo saxons y sont depuis 12 ans. Mais ce n'est pas le problème.

    Je ne sais pas les échos que tu as, je vais juste te dire objectivement mon ressenti. Cette génération était certes très prometteuse, mais elle n'a pas échappé à la dure loi de la sélection. Tu sors grand max 2 ou 3 joueurs sur une "fournée". Combien de gamins pour un Penaud?

    Comme tu le dis chaque individu est différent, une Lapalissade mais, différent pas que sur des critères rugby. Le mental, la capacité de travail, la volonté, l’endurance mentale et psycho, la résilience, le moral etc....

    Cette génération s’est-elle donné les moyens? Toi, t'es sûr que non? Sur quels critères tu te bases? Si tu avais en espoirs 20 templiers, sérieux, motivés, puceaux, couchés à 20h, avec un taux de masse graisseuse de 9% etc.... tu aurais 20 pros en sortie? Non. Les qualités technico-tactiques liées à la psychomotricité, le morphotype, les capacité athlétiques, le talent cognitif et surtout la chance feront que tu auras des élus et des non élus? Mais ça, ça n'existe pas.

    Parce qu'on parle de gamins et ceux qui l'oublient n'ont rien compris et y en a un paquet qui n'ont rien compris y compris dans les structures. "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans". Comment rester dans la file de la rigueur à quand tu as 17,18,19,20 ans et que la vie t'appelle?

    Guy roux, Maître de la formation s'il en est, disait justement. "Si je vérifie, les kilométrages sur les voitures, si je vérifie l'entrée des boites c'est pour montrer que c'est une voix dangereuse pour un "Haut Niveau", mais pas forcément une perdition pour un gamin équilibré. Je sais que la vie est là, que que contre ça je ne peux rien et qu'il FAUT qu'ils vivent. Et la vraie sélection elle est là. Il y a la valeur intrinsèque du joueur, la chance et ce qu'il veut et PEUT en faire. Pour la partie hors sport c'est l'équilibre. Je sais ce que je fais (qui n'est pas bien) mais je sais ce que je veux et où je veux aller. Jean Marc Ferrerri a dormi chez moi, j'avais une surveillance 24/24 mais ça je ne peux plus le faire"

    Comment en vouloir à un gamin de succomber, à 18 ans, à un sourire d'une jolie blondinette ou à l'appel de potes? C'est la sélection de la vie, il faut en tenir compte et essayer de guider ça. Est-ce que pour autant c'est des parasites comme on a pu le lire? des bons à rien? Ceux qui ne sont pas passés par là ne peuvent pas comprendre.

    Pour en revenir à Custo, il avait tout, la puissance, la technique, la rigueur. Mais sa première grave blessure qui est arrivé au pire moment de sa vie de sportif, a tout déréglé. Il a résisté, il a bossé mais ce n'était déjà plus pareil. Le seconde il a capitulé. Faut-il lui en vouloir? Mérite-t-il les insultes d'un abruti comme on peut le lire ici? Après ce n'est que de la littérature il est sorti du haut niveau. D'autres auraient résisté mieux? Peut être, peut être pas, mais ils n'avaient peut être pas ses acquis. Tous sont différents, seuls ceux qui ont tout y arrivent et y en a pas beaucoup.

    Tu prends l'exemple de Chalureau? J'ai été un des rare à le défendre sur ce forum sachant ce qu'il vivait, mais combien lui ont dégueulé dessus sans rien y comprendre? ça, c'est dégueulasse. Oui, il a fait preuve d'un mental d'acier mais tous ne l'ont pas. C'est comme ça.

    Et toutes les générations sont comme ça. Et c'est normal. Le vrai talent et la vraie progression sera d'augmenter en S’ACCOMMODANT des choses de la vie, le taux de réussite. Et là, y a du progrès à faire dans nos systèmes de formation et chez nos formateurs.
     
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    Dernière édition: 10 Mai 2019
  6. PRIMEVERE

    PRIMEVERE Passe son temps sur le forum

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    Il y a les blessures dues à la scoumoune , mais il y a aussi celles qui découlent d' un manque de rigueur pour arriver au plus haut niveau.

    Pour le haut niveau , dans n' importe quel sport , les seuls qui arrivent au sommet de la pyramide sont ceux qui auront le mental pour se soumettre à une hygiéne de vie stricte, tant sur le plan alimentaire que sur la tentation de vivre comme tous les jeunes de leur âge .
    Un flirt, une virée de temps à autre c' est même recommandé , pour mieux repartir ensuite .

    Des jeunes, doués physiquement et rugbystiquement, j'en ai connu des tas bien au dessus de leurs copains dans les cadets , Crabos et Reichels , mais qui n'ont pas confirmé au niveau des séniors, trop habitués a dominer sans souffrir .
    Le sport de haut niveau , c' est 50 % du physique et 50 % du mental, dans la prépa et le jeu. L' un sans l'autre, c' est voué à l' échec .
     
  7. pépito

    pépito USAPiste impliqué MEMBRE PREMIUM

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    saint esteve
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    Il faut aussi prendre en compte , avec tout ces paramètres fort bien expliqué par RICARDO et JFM66 , le role important des parents , et de la relation parents/entraineurs ( pour des jeunes jusqu'à 18 ans ..) qui manque trop souvent de communication et d'échanges , dans les 2 sens , j'entends .
    Le soutien et l'écoute d'un père ou d'une mère , les encouragements , comme les désaccords , font aussi parties intégrante de la formation , du cursus , d'un jeune ou d'une jeune sportive de haut niveau , sans oublier qu'il faut aussi concilier le sport ET les études !
    Vraiment pas si simple tout ça !
     
  8. clement6628

    clement6628 Passe sa vie sur le forum

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    T'oublies un pilier de 1992 qui fait une belle carrière et qui, en même temps, semble correspondre à tes critiques : Sébastien Taofifenua.

    Cela dit, tu fais de Custoja et Cotet un peu les symboles de cette génération or la réalité, c'est quand même que beaucoup de joueurs de cette génération passés par le centre de formation sont quand même devenus professionnels.

    Aussi, il y a une dernière question. Est-ce que ce sont les joueurs qui ont déçu ou bien était-ce des générations moyennes et donc des espoirs dans les joueurs disproportionnés ? Non, parce que lorsqu'on regarde les promotions du pôle France de ces deux années là, on s'aperçoit de plusieurs choses :
    - pratiquement 1/3 est passé par l'USAP haha : sur les 49 noms : Artru, Carbou, Catala, Chalureau, Chateau, Ecochard, Gayraud, Pujol, S. Tao, Cotet, Custoja, Farnoux, Hollet, Pilet
    - l'immense majorité est devenue professionnelle
    - MAIS très peu ont percé au niveau international : Poirot, Fickou, Thomas et quelques uns ont connu quelques sélections comme Jedrasiak, Galletier, Tauleigne ou S. Tao
    Donc, voilà, on peut vraiment se demander si ce sont les joueurs qui n'ont pas répondu aux attentes placées en eux ou finalement si ce sont les symboles d'une génération "creuse" ? Evidemment, chaque cas est différent et pour beaucoup la réponse est située entre ces deux extrêmes.