Le deuxième ligne de l’USAP s’est confié à nos confrères de Midi Olympique, évoquant sa relation avec son père, Henry, et son lien avec le maillot bleu. Fier de revêtir le maillot frappé du coq, il affirme continuer à avancer sans se détourner de sa mission, que ce soit avec l’USAP pour sauver le club qui lui tient à cœur.

Au cœur d’un agenda chargé, Posolo Tuilagi a pris le temps de s’exprimer. Il a partagé son attachement à Perpignan, au maillot bleu et sa relation avec son père, Henry. C’était le vendredi 15 mars, après la défaite des Bleuets (31-45), à laquelle il a participé en tant que titulaire, chez Midi Olympique.

Ce passage rapide du groupe de Fabien Galthié à celui des Espoirs ne l’a pas perturbé. « C’est le rugby ! Dès le début de semaine, on m’avait prévenu que si j’étais relâché par le staff des Bleus, je serais titulaire avec les moins de 20 ans. Certains auraient été déçus, pas moi. De toute manière, moi, tant que j’ai le maillot français sur les épaules, je suis heureux. »

Avec l’équipe de France, il reconnaît que « ce qui a été difficile, c’était de m’adapter ». Au rythme de jeu notamment, qu’il ne peut pas encore tenir pendant 80 minutes. Mais aussi au contexte dans lequel il est arrivé : des Bleus dans le doute et à la veille du match contre l’Irlande. « Il faut être costaud mentalement. Mais je ne me suis pas vraiment posé de questions. À chaque fois qu’on avait besoin de moi, j’ai baissé la tête et j’ai foncé. Chez les Bleus, j’ai été merveilleusement accueilli », confie le joueur de l’USAP. Uini Atonio m’a rassuré et j’ai énormément discuté avec Matthieu Jalibert, pour bien assimiler le plan de jeu. »

Maintenir l’USAP en première division est sa priorité.

Maintenant que la parenthèse bleue est refermée, en attendant peut-être la tournée en Argentine cet été, il n’a qu’une mission en tête : « Maintenir l’USAP en première division est ma priorité. » « C’est un club qui a tout pour rester en première division pendant de longues saisons. J’en ai marre d’entendre des personnes dire que nous n’avons pas une équipe assez bonne pour enchaîner les années à ce niveau », poursuit-il. C’est pourquoi le deuxième ligne catalan souhaite rester en Catalogne. « Dès que tu es un joueur à fort potentiel, on te pousse à rejoindre une équipe qui joue régulièrement la phase finale. J’ai une histoire particulière avec Perpignan. Je suis arrivé à trois ans en Catalogne et j’ai pris ma première licence au rugby un an plus tard. J’ai grandi dans ce club, j’y suis très attaché. »

Des séances de musculation et de courses avec Henry

Cette histoire singulière est aussi liée à son père, Henry. Très présent au quotidien, Posolo Tuilagi raconte : « Tous les jours, il me répète qu’on n’est rien sans le travail. Par exemple, la semaine avant le pays de Galles, j’ai été malade. Je me suis tout de même entraîné le jeudi et le vendredi avec l’USAP pour préparer le match face à Toulouse, mais j’ai déclaré forfait samedi car je n’étais pas au top. Le dimanche, mon père m’a obligé à aller courir avec lui. Je vous rassure, je cours plus vite que lui, heureusement ! Mais voilà, c’est un exemple parmi tant d’autres. Il m’improvise aussi des séances de musculation, il s’y connaît un peu. À ce niveau-là, je ne le bats toujours pas. »

Bien qu’il reconnaisse que son nom de famille l’oblige à « être à la hauteur », son père et son héritage familial restent un modèle pour le jeune homme. « C’est mon modèle dans la vie et au rugby. Il y a quelques années, je regardais toujours les vidéos de ses exploits avant de rentrer sur le terrain. Dès que je le pouvais, je ‘matais’ ses actions marquantes et celles de tous les Tuilagi. Je n’arrivais jamais à tout regarder ! Cela m’inspirait et je me disais : ‘Maintenant, c’est à toi de jouer' », raconte Posolo, qui désormais fait briller le nom Tuilagi.

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