Rugby à XV : François Rivière " L'USAP, c'est un projet de territoire " - Lindependant.fr

Discussion dans 'Forum Pro D2' créé par Articles de presse, 15 Février 2021.


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  1. Articles de presse

    Articles de presse Passe son temps sur le forum

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    Président de l'USAP depuis six ans, François Rivière a pris du temps pour faire le point sur la situation sportive et financière de son club, deuxième de Pro D2.

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  2. cazac

    cazac USAPiste impliqué

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    Président de l'USAP depuis six ans, François Rivière a pris du temps pour faire le point sur la situation sportive et financière de son club, deuxième de Pro D2.

    L’USAP et la gouvernance

    Les rôles sont aujourd’hui bien définis. À François Rivière le président, le relationnel avec les institutions et les partenaires.AChristianLanta le manager général, le secteur « sportif » et le recrutement.A Bruno Rolland le directeur général, « tout le reste » et en particulier l’administratif. La parole àFrançois Rivière : « L’USAP, c’est une entreprise très particulière avec une activité sportive dans laquelle, comme en politique, il y a une part du hasard et du destin qui est énorme. Cela fait 6 ans que je suis président de l’USAP et j’ai mis quatre ans pour comprendre et accepter d’être un président qui ne s’occupe pas de l’activité principale qui est le rugby et qui doit faire confiance. Objectivement, ça fait seulement deux ans que je prends du plaisir à être président de l’USAP.Le sportif, je ne m’en occupe plus.AvecChristian (Lanta), on se met d’accord sur les budgets, pour le recrutement, c’est lui qui gère. Quant àBruno (Rolland), il s’occupe de tout. On a aujourd’hui une gouvernance apaisée ».


    L’USAP et les partenaires

    Ce domaine si important – le club sang et or revendique 300 partenaires cette saison en pleine crise de Covid-19-, c’est l’affaire du président qui se dit dans son élément. « Avant, explique le boss, quand les partenaires venaient à l’USAP, c’était une affaire de copains. Avec le passage à l’Euro, les enjeux sont multipliés grosso modo par six. L’entreprise qui donne 5 000,10 000 ou50000 euros par an, elle veut une contrepartie commerciale vis-à-vis de ses clients et de son personnel : donner du bonheur et créer un lien. On ne peut pas se contenter de prendre le chèque, c’est fini ça… Il faut du temps et ça, c’est mon rôle, j’aime consacrer du temps aux gens qui soutiennent le club ».


    L’USAP et les Pyrénées-Orientales


    « Notre département, entre mer et montagne, est béni des dieux, se réjouit le président de l’USAP. Et pourtant, il reste pauvre parce qu’il n’affiche pas une ambition suffisante.Eh bien l’USAP, c’est un peu ça.Sauf que cette saison, ChristianLanta a préempté une ambition : la place de l’USAP est en Top 14. L’USAP, c’est un projet de territoire. Ici, il y a une telle résonance de tout ce qui concerne l’USAP qu’il faut s’occuper quasi à plein-temps des conséquences pour le territoire que la marque de fabrique USAP revendique. Et du coup, moi, je ne m’occupe plus que de ça.Un ancien maire de Perpignan m’a dit : « Quand l’USAP gagne, c’est tout le département qui va bien ». Il a raison ».

    L'USAP et les aides gouvernementales

    Sans faire de politique, François Rivière estime que dans la crise qui secoue le sport professionnel, le rugby en particulier, « le gouvernement a très bien réagi, notamment lors du premier confinement. Et s’il n’était pas intervenu à l’époque, il n’y aurait aujourd’hui plus de clubs de sports. Et ça, comme d’habitude dans notre pays, on n’en parle pas. On râle.Dans ce « bins » ambiant lié à la Covid-19, avec une situation anxiogène, on a en face de nous des interlocuteurs responsables, à la Ligue et auprès des services administratifs, qui ont toujours été présents ».

    L’usap et le huis clos

    La période de huis clos a suffisamment duré pour tout le monde. « Il est temps qu’on puisse se remettre en jauge sanitaire limitée à 1 000 personnes dans un premier temps pour nos partenaires puis à 5 000 pour nos supporters. Ce qui me plaît dans ma fonction, c’est la communion avec le public.On est sevré de ça en ce moment.Pour ce qui est de la situation financière du club, du 1er septembre au 31 décembre 2020, notre perte s’élève à1,4 million. Si on restait à huis clos jusqu’à la fin, il faudrait doubler cette somme, sans compter la perte d’une éventuelle demi-finale à Giral. On devrait toucher prochainement 550 000 euros d’aides de l’état, soit 70 % des pertes. Les exonérations de charge patronale, elles, de septembre à décembre 2020, nous ont permis d’économiser 400000 euros, soit 100 000 par mois. Le chômage partiel sur cette période joue peu car on a repris l’activité ».

    L’USAP et ses finances

    L’USAP a un budget de fonctionnement de 11 millions d’euros, « le premier de Pro D2 », fait remarquer le président qui avait avalisé, en début de saison, une perte de 1,5 million d’euros qu’il financera sur ses deniers.Il estime qu’actuellement, « la situation financière de l’USAP est très préoccupante, mais pas catastrophique ».Et de préciser : « Entre les exonérations de charge et les aides gouvernementales, on devrait être dans le prévisionnel fixé », annonce Rivière qui a signé une garantie de 1 million d’euros.Mais il y a un point essentiel à la survie de l’USAP : « Si les joueurs et le staff n’avaient pas consenti à une baisse de leurs salaires, il n’y aurait plus d’USAP.La réduction de 15 %des rémunérations représente une économie de 800000 euros ».
    Au niveau de l’administration générale, le club catalan s’est serré la ceinture. «On a fait un plan de réduction des effectifs qui a été douloureux et drastique ». Point positif aussi : malgré la Covid-19, les partenaires, les collectivités et les abonnés sont restés solidaires et fidèles « grâce aux très bons résultats », précise François Rivière.

    L’USAP et le stade Aimé-Giral

    Le président de l’USAP, dans sa quête de retourner en Top 14, en a fait son cheval de bataille. Aimé-Giral a besoin d’être modernisé. « On avait un retard considérable dans les infrastructures.On a moitié moins de d’hospitalités (800 à900) que les clubs français de taille comparable (Pau,Bayonne,Agen…), or il en faudraitle double pour un stade de 15 000places comme Aimé-Giral. Les loges ont un peu vieilli, il n’y a pas de chauffage, pas de climatisation.On a été obligé de mettre des toilettes au « Prestige ». Le parking est un vrai problème. Un match sur deux, les « bagnoles » se font casser. J’ai dit à la nouvelle municipalité : il faut me régler le problème de parking. No parking, no business ! On a réglé le problème de l’entraînement en exfiltrant les joueurs au Parc des sports où toutes les installations ont été financées par le club. Pour la prochaine saison, la ville va moderniser les loges, le « Desclaux » aussi et créer un espace réceptif à l’ancienne salle de « muscu ». On envisage, nous au club, d’installer une très belle tente comme dans les parcours de golf qui serait installée sur le synthétique.D’ici 2 à3 ans, sur décision fédérale, on va être obligé d’avoir une pelouse hybride pour répondre au cahier des charges du diffuseur télé ».

    L’USAP et le Top 14

    Le club catalan ne s’en cache pas.Il veut revenir parmi l’élite. Son budget actuel est de 11 millions d’euros. « C’est une grosse PME avec un peu plus de 70 salariés », précise le boss. En cas d’accession, il va bénéficier des droits télés (3,5 millions d’euros) « que l’on donnera pour le recrutement ».
    Avec14,5, millions d’euros, ça placerait l’USAP parmi le plus petit budget de Top 14. Tout cela le président le sait. « On peut s’en sortir avec ce budget mais on s’est donné deux ans pour passer à18/20 millions. Mais ce qui est terrible si nous retrouvons le Top14, c’est qu’on aura très peu de temps pour agir, tant sur le plan commercial que pour recruter des joueurs ».


    L’USAP et la LNR


    Le 23 mars prochain, PaulGoze, après deux mandats, va passer la main à la tête de la Ligue Nationale (LNR). Il y aura donc des élections dans lesquelles le président de l’USAP – pas candidat à la présidence – entend jouer un rôle. « La nouvelle équipe du prochain comité directeur doit poser une ambition politique d’organisation du rugby de demain. Le rugby professionnel ne doit pas s’éloigner trop du territoire. Il ne doit pas se résumer à la télévision auRacing 92, au Stade Toulousain àClermont, Lyon etToulon. Quand Narbonne tombe enFédérale 1 (NDLR : aujourd’hui en Nationale,l’équivalent de la 3e division), c’est une catastrophe. Il faut réfléchir sur les sujets des quatre prochaines années et notamment celui des relations avec la FFR, explique François Rivière qui refuse de s’exprimer sur les trois personnes qui lorgnent la présidence :Vincent Merling (président du Stade Rochelais),AlainTingaud (ancien président SUAgen) etRené Bouscatel (ancien président duStade Toulousain). « Et puis faut-il rappeler que dans deux ans, il y a la Coupe du monde de rugby enFrance, le troisième événement sportif mondial. Ce n’est pas possible que dans deux ans, on ne soit pas exemplaire sur le fonctionnement du rugby français.Il faut que le futur président de la LNR incarne une vision territoriale du rugby.J’ai dit à mes collègues présidents que j’étais prêt à apporter ma contribution à travailler à cette vision-là ».

    Eric Dubuis
     
  3. Christophe

    Christophe Passe son temps sur le forum

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    Tiens ! ça faisait longtemps...

    Là ce coup-ci, y a du neuf quand même !!

    On va avoir 3, 5 millions de plus pour recruter grâce aux droits tv !! J'aime quand les comptes sont maitrisés ainsi et sans erreur hein, 11 + 3.5 = 14.5 . Y pas d'erreur !! Génial !!

    On va devoir refaire la pelouse d'ici 3 ans, c'est donc pour ça qu'on a pas fait celle qu'on devait faire depuis 2 ans !:cogite: On est quand même malin !

    On y apprend aussi qu'on a été "obligé" de faire des chiottes au prestige !! Bravo

    On va mettre des thermix dans les loges pour chauffer un peu et une tente sur le synthétique !!:content:

    Putain !! Mais vous ne réalisez pas l'ampleur de ces annonces les mecs !:D
     
    jfm66 et Cata'tonique aiment ça.
  4. el xot

    el xot Titan du forum

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    il y a des obligations ????
     
  5. Dede32600

    Dede32600 USAPiste bavard

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    La critique est aisée mais l'art est difficile
    Avec le portefeuille du voisin on en fait des choses...
     
    Aljavar, nunu66 et koenig aiment ça.
  6. le capcinois

    le capcinois Passe son temps sur le forum

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    Question fric : il y a des manques
    il ne mentionne pas qu'un club qui monte touche 500 000 €
    et que effectuant la coupe d'Europe même la petite; tu prends quasiment la même somme.
    de plus je pense que venant de la ligue la commission ne doit être identique entre club de prod2 et top14
    Pour le reste il le sait depuis longtemps qu'il n'aura pas le temps pour se préparer.
    Alors ou tu anticipes ou pas.
     
  7. padragade

    padragade USAPiste impliqué

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    moi c est la tente
    gilot petré a prédit qu il y aurait plus de tram
     
  8. Albera

    Albera USAPiste bavard

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    En résumé, 4 ans pour comprendre qu il ne comprenait rien au rugby et qu il devait déléguer.
    Rien de nouveau dans ses propos.
    Il a voulu prendre le club. Il assume.
     
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