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L’échec du XV de France est celui de Saint-André, de son staff et de la formation française ...

Discussion dans 'Matchs Internationaux' créé par babau66, 28 Février 2013.

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  1. babau66

    babau66 USAPiste impliqué

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    Un excellent article piqué à RUE89 ...

    Dominique Clère
    Preneur d'intervalle contrarié


    Et les lumières de Twickenham se sont éteintes sur la superbe victoire de l’équipe de France. Une victoire que peu auront vue, dans un stade quasiment vide : les Bleues ont battu les Anglaises 30 à 20 en baisser de rideau de leurs homologues masculins.

    Une performance remarquable qui mérite d’être mise en avant, et que les lecteurs de L’Equipe auront pu découvrir en bas de page de l’édition dominicale, dans un article à peine plus long qu’un message sur Twitter.

    Certes ce n’est pas le même rugby, et il est juste d’admettre que le niveau est faible. Mais cette victoire, la seule des équipes françaises ce week-end, est un rayon de soleil.

    La pire période depuis le siècle dernier

    La troisième défaite d’affilée des messieurs dans ce Tournoi a un goût d’amertume. L’espace d’une mi-temps, le temps d’une action que l’on aurait qualifiée d’éternelle si la France avait gagné, on s’est pris à rêver. L’envol de Fofana se défaisant de cinq Anglais nous renvoya à ses glorieux aînés.

    Les Anglais affectionnent ces élans de « French flair » d’autant plus qu’ils triomphent en fin de match. Comment aurait-il pu en être autrement ? L’intermède Fofana n’était qu’une fulgurance, dans une équipe qui reste stable dans l’inconstance. Lorsque les Anglais ont réussi à dépasser leur angoisse d’affronter les Bleus en mode « imprévisible », le match était plié.

    La réalité aujourd’hui est dure. La cuillère de bois s’inscrit de plus en plus dans le champ des possibles. Des deux matches qui attendent les Français maintenant, on imagine fort bien que l’Irlande pour son dernier match à domicile voudra remporter une victoire, tandis que l’Écosse ne viendra pas à Paris en victime cette fois, puisqu’elle compte déjà deux victoires.

    Je n’ai pas souvenir d’épisode aussi médiocre dans l’histoire récente de cette équipe. D’autant qu’avec la tournée qui s’annonce en juin en Nouvelle-Zélande, il y a de quoi s’inquiéter.

    Trinh-Duc n’a pas été meilleur que Michalak

    L’arrivée de Philippe Saint-André à la tête de l’équipe de France avait été chaudement accueillie, après quatre ans sous l’égide de Marc Lièvremont, passé au rang d’une dispensable parenthèse, alors qu’il peut tout de même se prévaloir d’un Grand Chelem et d’une finale de Coupe du monde. Hormis la tournée de novembre, dont on constate avec le recul qu’elle a été jouée face à des équipes du Sud sur les rotules, le bilan tricolore sur deux ans s’approche du calamiteux.

    Il serait en effet grand temps qu’on voie apparaître un ersatz de jeu dans une équipe dont les lignes arrières ont peu changé depuis la dernière Coupe du Monde. Avec des joueurs se connaissant, on aurait pu imaginer plus de complémentarité, plus d’acuité dans les choix de jeu.

    En revisionnant le match avec attention, on note d’importantes différences entre la façon de jouer de l’équipe de France et celle de ses adversaires d’un jour. Différences qui dépassent la question de la philosophie de jeu, et qui s’apparentent à des lacunes sérieuses.

    François Trinh-Duc a été considéré comme meilleur que Frédéric Michalak sur ce match. Or, si l’on dissèque son jeu, on s’aperçoit qu’il ne fait que peu de passes, préférant attaquer la ligne à la recherche d’un intervalle inexistant. Un jeu prévisible au possible, et parfaitement contré samedi dernier.

    Que dire aussi de ses coups de pied de renvoi, systématiquement joués longs, et qui ne mirent aucune pression sur les Anglais, leur laissant le temps de récupérer tranquillement et d’occuper le terrain ? La différence fut notable après l’entrée de Frédéric Michalak, puisque celui-ci se décida à effectuer des renvois courts, que ses avants purent aller contester.

    Le jeu au pied, éternel questionnement français, se matérialise aussi par des chandelles peu opportunes de Morgan Parra, comme pour se débarrasser au plus vite du ballon, là où les Anglais, dans leurs temps forts, ont montré qu’ils savaient faire vivre le ballon.

    Les Bleus ne savent plus passer

    Les Bleus donnent l’impression de se débarrasser de la balle plus que de la passer. A l’inverse, les Anglais ont la faculté d’effectuer des passes dans la course, récupérées avec agilité, parfois d’une main, et qui mettent de la vitesse dans leur jeu. Les passes françaises obligent le joueur ciblé à ralentir pour récupérer le ballon.

    Il faut aussi parler de cette incapacité française à jouer debout. C’est notamment en étant capables de faire vivre le ballon, avec des passes avant contact ou au moment du plaquage, lorsque le joueur est encore sur ses appuis, que les Anglais purent enchaîner et nous déstabiliser.

    C’est une évidence, depuis l’époque de Jean Dauger, que le jeu de passes effectuées avant contact est plus propice à créer des déséquilibres dans la défense que des percussions finissant au sol. Chez les Français, peu de joueurs hormis Picamoles ont été capables d’effectuer ces gestes simples.

    Choisir la percussion fut également peu pertinent, notamment avec Mathieu Bastareaud qui était attendu mais n’est pas aussi tranchant que son vis-à-vis, l’exceptionnel Manu Tuilagi. C’est d’ailleurs en passeur que l’on vit Mathieu Bastareaud sollicité plus que de coutume, et décisif sur l’essai français.

    A voir Manu Tuilagi jouer, il faut se rendre compte que ce profil n’existe pas en France. Un joueur avec une telle vélocité, une capacité à briser les plaquages, à passer en force debout, le ballon tenu à une main, n’existe pas chez nous. Les perforateurs français sont trop lents.

    Considérant nos limites actuelles, et celles de nos joueurs, il eût été plus judicieux de jouer simple, de travailler la qualité de passe, et d’éviter de choisir trop souvent la solution individuelle. Il aurait pour cela fallu prendre en compte le profil de nos joueurs et ne pas les utiliser à contre-emploi.

    Philippe Saint-André est-il l’homme de la situation ?

    Les choix de Philippe Saint-André laissent sceptiques et l’impression de sa propre impuissance inquiète. Si, dans son staff, Yannick Bru arrive à créer un groupe d’avants solide, remarquable samedi par sa capacité à perturber l’alignement anglais, Patrice Lagisquet n’arrive pas à imposer sa philosophie de jeu, si celle-ci existe.

    Mauvaise langue peut-être, je considère qu’il n’y arrivait pas plus à Biarritz et qu’il n’a rien apporté à l’équipe de France. Pas de combinaisons qui ne soient prévisibles et peu d’innovations tactiques.

    Nous sommes toujours incapables de nous défaire d’une défense inversée, ce que nos adversaires comprennent, en usant et abusant de cette méthode, nous faisant courir en vain, jusqu’à ce que le demi de mêlée privé de solutions renvoie la balle à l’adversaire.

    Conscients de cela, les Anglais ont su, sur nos ballons d’attaque, nous laisser jouer en vain, ne consommant que peu de joueurs sur les points d’impact, certains de récupérer le ballon suite à nos séquences stériles.

    Sonder Novès ou Cotter

    Peu de nouvelles individualités ont eu la confiance du staff, exception faite de Wesley Fofana, encore que ce dernier ait été sans succès laissé sur l’aile lors des deux premiers matches du Tournoi.

    On a hâte de voir sous le maillot bleu des joueurs à fort potentiel, comme Pierrick Gunther en troisième ligne, ou Gaël Fickou au centre. Et que dire de la question de la charnière jamais résolue, où un Camille Lopez pourrait apporter un jeu au pied souvent considéré dispensable en nos contrées, et qui aurait pourtant soulagé les Bleus lors de leurs temps faibles, samedi ?

    Ce n’est pas prévu pour la fin du Tournoi, puisque le groupe sera très peu modifié avant l’Irlande, avec essentiellement le retour de Maxime Médard en remplacement de Benjamin Fall. Un retour appréciable, mais on aurait pu penser à une plus large revue. Il faut donc croire que Philippe Saint-André considère que son effectif actuel est le meilleur qu’il soit possible d’aligner.

    Le staff actuel ne construit pas, il erre. Et si d’aventure la cuillère est au bout du Tournoi, peut-être faudra-t-il se pencher à nouveau du côté de Toulouse, voir si le gourou du Stade aurait changé d’avis ? A moins que, prise d’un élan aventureux, la Fédération daigne jeter un œil à un entraîneur néo-zélandais qui fait des miracles avec l’ASM, et une équipe capable d’envoyer du jeu.

    Les meilleurs joueurs du Top 14 sont étrangers

    Les meilleurs joueurs du Top 14 ne sont pas français. On ne peut donner tort à Philippe Saint-André sur ce point, bien qu’il soit impliqué dans ce phénomène par son recrutement à Toulon.

    Alors que le Top 14 est de plus en plus attractif, un parallèle peut être fait avec la Premier League. Comme le championnat anglais de football, les clubs de Top 14 deviennent la destination de choix de joueurs de classe mondiale, comme l’a prouvé la présence de joueurs comme Dan Carter, Jonny Wilkinson, Matt Giteau, ou bientôt Jonathan Sexton. Mais cela se fait au détriment de la formation et de notre équipe nationale.

    Il est plus facile de parier sur un joueur confirmé, dont la puissance économique des grands clubs du championnat permet d’offrir un salaire attractif, que de se concentrer sur les joueurs issus des -20 ans. La formation se révèle coûteuse, sachant que le résultat final n’est pas assuré.

    Améliorer la formation des demis

    Dans la majorité des clubs du Top 14, une partie ou la totalité de la charnière type est composée de joueurs étrangers. C’est vrai aussi pour d’autres postes, mais c’est là que le jeu se construit et là que le manque est criant. Les solutions d’avenir sont rares, avec peu de jeunes convaincants à ces postes. La plupart sont touchés par ce mal français : une faiblesse chronique dans le jeu au pied.

    Le vivier français a vu émerger des Lamaison, Lacroix, Mesnel, et d’autres au poste de demi d’ouverture, des joueurs capables de varier leur jeu, tant à la main qu’au pied, et aujourd’hui, un Frédéric Michalak est incapable de trouver une touche correcte quand François Trinh-Duc n’essaye même plus.

    La formation prenant du temps, un grand ouvreur n’émergera pas avant 2015. Il faudrait cependant tirer les conséquences de la situation actuelle et faire en sorte que le jeu au pied soit travaillé plus jeune.

    Après un Tournoi si pathétique, sans doute sera-t-il temps d’organiser de vrais Etats généraux du rugby français.


    PS : je plains VAHA ... efficace dans une équipe dont il a su assimiler le jeu ou bout de six mois, saura-t-il s'adapter vite dans une équipe sans schéma de jeu ? à mon avis il est trop jeune (comme Tao qui a paru souvent perdu pendant les 10 petites mn qu'il a pu jouer).
     
    Dernière édition par un modérateur: 28 Février 2013
  2. Chevalier66

    Chevalier66 USAPiste bavard

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    juste comme ca
    Marc Liévremont
    c'est fait prendre a la gorge aprés 8 match avec l'EdF
    alors que la St André il est tranquille,
    juste pour rappel même type de match 8 en 6 nations

    St André 3 V 0 N 5 D série de 5 défaite en cours.
    Marc L 5 V 0 N 3 D

    faudra que l'on m'explique cette différence de traitement alors que St André a les pire résultat depuis 50 ans.
     
  3. Pocky66

    Pocky66 USAPiste impliqué

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    C'est comme quand Blanc a succédé à Domenech. Il a eu , très longtemps, toute la presse avec lui alors que les résultats étaient , au minimum, aussi mauvais .
     
  4. pouett

    pouett Passe son temps sur le forum

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    Moi ce qui me casse le plus les couilles c'est que l'ont est incapable de varié notre jeu, c'est toujours pareil , il y a plus de jeu au pied par dessus le méga rideau défensif, vous savez un petit coup de pied de 5 à 10 m par dessus le premier rideau, si c'est un mec de votre équipe qui récupère, il avance de 30 m minimum et puis tu varie : pick & go jeu au large par dessus , coup de pied de déplacement/recadrage/de pression /chandelles...

    Aujourd'hui le rugby c'est :

    - pick & go et jeu au large...
    - pick & go et jeu au large...
    - pick & go et jeu au large...

    :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad: :mad:
     
  5. LAGUDOC

    LAGUDOC Bannis

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    cette difference de traitement s'explique par l'etat general de la societe française,devenue frileuse peureuse et preferant les molassons consensuels.Les journalistes ont appliqué et appliquent cette meme difference de traitement entre Sarkozy et Hollande.Mais attention une societe apeurée devient rapidement volontiers versatile .Cela vaut pour le rugby comme pour la politique
     
  6. fabrice

    fabrice Passe son temps sur le forum

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    S'il faut du jeu au pied, verra-t-on le retour de Beauxis ?
    On manque de franchisseurs : faire venir des jeunes Nalaga (comme Clermont) et leur donner une sélection rapidement pour se les garder au chaud, au cas où ils perceraient...
    Renouveler l'effectif, comme l'ont accepté les anglais, on se passe des vieilles gloires et des "vieux" et on prend comme objectif 2015, ce n'est pas avec les rafistolages actuels (Claesen, 30 ans :confused:.....) qu'on y arrivera !
    Dernière chose : on vire PSA.................et on prend Cotter ou Brunel !
     
  7. Pocky66

    Pocky66 USAPiste impliqué

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    C'est une blague ? Le Hollande bashing dès les premiers mois, on a vu que ça..
     

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