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Ecochard : « J’aime Faire Des Choix » - Lindependant.fr

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usap. Faisant partie des meubles depuis dix ans, Tom Ecochard, le demi de mêlée de l’USAP, prend une dimension supplémentaire cette saison.
Jeune ? Vieux ? Comment vous voyez-vous à l’USAP ? (il aura 25 ans le 14 décembre)Je ne suis plus un jeune, ça c‘est sûr. Au nombre d’années de présence au club (il est arrivé en 2009... Lire la suite

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Faisant partie des meubles depuis dix ans, Tom Ecochard, le demi de mêlée de l’USAP, prend une dimension supplémentaire cette saison.

Jeune? Vieux? Comment vous voyez-vous à l’USAP? (il aura 25 ans le 14 décembre)

Je ne suis plus un jeune, ça c‘est sûr. Au nombre d’années de présence au club (il est arrivé en 2009 et a débuté avec les pros en 2012), je ne suis pas loin d’être un ancien. J’essaie d’être moi-même, c’est-à-dire être proche des jeunes, car je n’en suis pas si loin et, en même temps, être un leader, à l’image de notre capitaine Mafi. Avec Mafi, on a débuté ensemble à l’USAP, on a partagé pas mal de trucs, j’essaie d’être un relais pour lui.

Dans sa dernière chronique, notre consultant Christophe Manas a insisté sur votre influence croissante dans le jeu.

C’est gratifiant. On préfère toujours ces moments-là que les mauvaises passes. Je pense que j’ai pas mal progressé depuis un an et demi, en enchaînant les titularisations. Manas veut peut-être dire que j’ai gagné en maturité, que j’alterne mieux le jeu en fonction des temps forts ou des temps faibles.

Votre rentrée à Vannes a été très concluante. Vous avez fait basculer le match.

On essaie de s’impliquer au maximum. Je joue demi de mêlée parce que j’aime faire des choix, prendre des décisions. Maintenant, j’ai de la légitimité pour les prendre. Je me sens bien actuellement, même si dans notre métier, la forme peut très vite varier.

Où avez-vous le sentiment d’avoir le plus progressé?

Dans la gestion, savoir quand il faut animer ou ralentir le jeu. Quand tu es jeune, tu fais des bouts de match où on te demande de mettre le feu. Après, on dit: «Ah, ce neuf est éjecteur » Mais quand on enchaîne les matches, ça ne se passe plus comme ça.

¤ «Pas de cons ni de clans dans cette équipe»

Vous avez longtemps été le remplaçant de Dewalt Duvenage. Qu’avez-vous retenu de lui?

Deux choses: son exigence technique; il ne fallait jamais rater une passe, même à l’entraînement. Ensuite, sa régularité dans le jeu au pied de pression.

On a aussi critiqué votre manque de vitesse en comparaison.

J’espère être en progression. Accélérer le jeu, c’est le job et le fonds de commerce du neuf.

Vous avez tout connu ici, surtout le pire...

Beaucoup de mauvais moments, il ne faut pas se le cacher. Depuis l’année de la descente (2014), il y a eu plus de bas que de hauts, avec des changements d’entraîneurs, des limogeages, le départ de joueurs emblématiques... Tous ces épisodes endurcissent et permettent de relativiser dans les moments où ça va moins bien.

Comme lors de cette saison où, malgré une 4e place au classement, le club a connu plusieurs coups durs.

On est tristes pour tous les joueurs qui nous ont quittés (Mach, Tau, Ratini), surtout pour Jacques (Potgieter, victime d’une grave maladie). Ces événements forgent et soudent un groupe. ça donne une force en plus. Est-ce que ça suffira pour aller encore plus loin, je ne sais pas mais, en tout cas, ça prouve qu’on est un groupe très famille. Il suffit de voir notre joie après Vannes. Il n’y a pas de cons ni de clans dans cette équipe, c’est ça qui est beau. Tout le monde va dans le même sens, il n’y en a pas un qui ne pense qu’à sa gueule. Même lors des matches où on était moins bien, personne n’a tiré dans les pattes du voisin.

Faut-il être fort mentalement pour évoluer à l’USAP?

Je valide. Pour moi aussi, ça n’a pas toujours été facile. J’ai conscience qu’à un moment je n’étais pas le joueur le plus adroit sur le terrain, mais il faut se battre. On a un public magnifique. Quand il pousse... Honnêtement, j’ai joué en Top 14, et le public catalan n’a rien à envier aux autres. Patrick (Arlettaz, l’entraîneur) le dit souvent : Aimé-Giral est le plus bel endroit pour s’éclater, mais aussi le pire quand les choses ne se passent pas bien. Ça fait dix ans je suis au club, et c’est exactement ça. Je ne m’en lasse pas.

De quoi décupler votre appétit et vos ambitions?

Il y a trois ans, on disait qu’une remontée, ça se construit. Notre ambition de début de saison est clairement de jouer les phases finales, on ne se projette pas plus haut. Si on continue sur cette lancée, il sera temps de rehausser nos objectifs.

Votre succès à Vannes vous enlève-t-il de la pression avant d’aller défier Biarritz?

Oui et non. Plutôt non d’ailleurs, surtout ici. Si on ne fait pas un match abouti, tout le monde aura oublié Vannes. Quand on met le maillot de l’USAP, on se doit au minimum de respecter les valeurs de combat et d’agressivité. On peut faire un mauvais match techniquement ou tactiquement mais pas sur l’engagement. En Pro D2, si tu réponds présent dans le combat, tu peux perdre mais tu ne prendras jamais 40 points.
 
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