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(Chronique) USAP / Edinburgh Gunners : Caledonia, you're calling me

Discussion dans 'Forum TOP14' créé par Hcupisant, 22 Octobre 2013.

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  1. Hcupisant

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    USAP / Edinburgh : Caledonia, you’re calling me



    Neuf ans.



    Cela fait neuf ans (dont 2 sans illusion puisque nous étions en Amlin) que chaque mois de juin, au moment du tirage de poules, j’espère, fébrile, que les petites mains habiles de l’ERC nous offriront une équipe écossaise. En 2004/2005, nous avions eu la chance de croiser, déjà, les Gunners d’Edinburgh et leurs supporters, en kilt, et surtout pas en kit. Il n’existe pas assez de mots dans la langue française pour démontrer à quel point un Ecossais est une personne de grande valeur. Ouh, la vilaine généralisation positive me direz-vous. Et pourtant !
    Le mieux, c’est encore de raconter l’expérience telle quelle.


    Vendredi
    Il est 22 heures en terre languedocienne, la semaine de travail est finie et le repas avalé, le temps s’annonce morne ce week-end, aussi bien à Montpellier qu’à Perpignan, et pourtant, ça chauffe dans mon cœur, car demain et dimanche, nous verrons des kilts, nous entendrons des chants avec le roulage des « r » si proche du nôtre, nous rirons ensemble.

    Mais ce soir, plus qu’un apéritif, les supporters de l’Ulster sont en ville ! Le patron de l’Analog, nord-irlandais, est tellement fair-play qu’il n’a pas osé poster un message sur leur forum, ne souhaitant pas détourner la clientèle des bars dits « rugby » de Montpellier. Mais il a de la chance, certains ont tout de même franchi sa porte et accéléré d’un coup la consommation de Jupiler de l’endroit. Une Jupiler pour jubiler, ou quand deux peuples de bonne humeur fusionnent.

    Pour lier connaissance, rien de tel que d’annoncer que l’on est supporter de l’USAP, on se retrouve ainsi en terrain neutre, voire ami. Il ne faut pas beaucoup de temps pour les lancer sur le Ireland’s call, mais, attention à la faute de goût avec des personnes protestantes de Belfast, pas de Soldier’s song, non, surtout pas ! Ils adorent évidemment Ruan Pienaar, leur « legend player », et il ne faut pas trop les chauffer avec le public du Munster, parce qu’à Ravenhill, il y a aussi une « fucking atmosphere. » Ils ont fortement insisté sur la nécessité d’aller à Belfast, une ville qui a pansé ses plaies (« don’t listen to the rubbish news on TV ») et dont le centre-ville est accueillant.

    Peu avant la fermeture, un supporter de Montpellier s’approche de moi :
    « Alors, on va vous mettre une tôle quand vous viendrez, Perpignan ! »
    « Bah tu sais, ce sera pas trop grave, on a pris 5 points d’avance au match aller. »
    « Ah bon ? »

    Heureusement que la file d’attente devant le Rockstore battait des records, sinon on était parti pour les 5 heures du matin, dès l’avant-veille de l’échéance.


    Samedi
    A peine débarqués à Perpignan sur le coup des 19h, on reçoit un message « dépêchez-vous, les supporters écossais, l’encadrement du club et même David Denton sont à la brasserie USAP. Pain tomate, olives et vin blanc. » Le club d’Edinburgh et notre écossais usapiste Ken n’ont pas fait les choses à moitié. La dimension familiale et fraternelle des Gunners saute aux yeux dès que l’on pénètre dans la brasserie. Seul David Denton paraît un peu triste, et on le comprend : le numéro 8 de l’Ecosse, celui qui a enflammé le T6N 2012 avec ses compères de la 3ème ligne Rennie et Strokosh, s’est blessé dans la semaine et ne pourra pas jouer dimanche. Mais il est là et joue le jeu.

    L’encadrement et les quelques joueurs présents quittent la brasserie assez vite, une dernière photo et les supporters se retrouvent entre eux. Il ne faut pas longtemps pour que les chants démarrent. Tout le répertoire du Chardon y passe : le Flower of Scotland, et les célèbres chansons d’avant-match de football à Hampden Park : Loch Lomond, 500 Miles, We’ll be coming.

    Et surtout, surtout, la poignante chanson de Dougie Mc Lean intitulée Caledonia. C’est le Fields of Athenry des Ecossais. Il est extrêmement difficile, même à jeun, de ne pas sentir les larmes monter au son de cet hymne aux racines et à l’ouverture d’esprit, deux vertus dont on cherche de plus en plus à nous faire croire qu’elles sont antinomiques. Pour ce que j'en ai compris, Caledonia (l’autre nom, l’ancien nom de la terre qui a vu naître William Wallace) raconte les sentiments confus d’un Ecossais qui s’est éloigné de son pays, et qui craint d’avoir changé. Il craint d’avoir changé au point d’être désormais considéré comme un étranger. Alors il se remémore les amis, les chansons, et l’Ecosse le rappelle à lui : « Caledonia, you’re calling me… Caledonia’s been everything I’ve ever had. »

    On en redemande, des chansons sur leur territoire ! Mais ils vont faire plus fort. Ils vont franchir les frontières. Pour leurs amis Irlandais, en premier. The Fields of Athenry, la suite logique de Caledonia. Le Ireland’s call. Molly Malone. Et une interprétation toute personnelle, en dansant, du Land of my Fathers des camarades Gallois. Par respect pour les Anglais, le God Save the Queen… Ne sera pas entonné (d’ailleurs, au démarrage du Land of my fathers, quelqu’un a lancé : « be careful, we’re getting closer from the God save the Queen » !).

    Cela a duré une bonne heure. Il fallait voir les sourires estomaqués du personnel de la brasserie, qui n’aurait compté aucun client ou presque entre 20 et 22 heures si les Ecossais n’avaient pas choisi cet endroit. Direction ensuite le Shannon, puis le Tio. La troupe en kilt s’étiole à mesure que l’heure avance, s’il ne peut en rester qu’un, ce sera Keith (dont la photo trône désormais en page 4 de l’Indépendant du lundi), en kilt. Ken, Keith, Kay, Kate, Kitty. Ils aiment la lettre K. On leur présentera Kockott un jour.

    Les Ecossais sont au lit depuis plusieurs heures. Il faut se rendre à l’évidence, ce n’était pas un rêve, mais un incroyable moment de fraternité entre 2 peuples dont la conception de l’indépendance est très proche, avec pour arme non pas le sabre au clair de Connor Mc Leod, mais l’humour qui désamorce toutes les situations.


    Dimanche
    Peu dormi. Comme prévu. Comme espéré même.

    Le pique-nique de l’USAP est une excellente idée, il faudra impérativement la reconduire. Cela a été un peu la curée pour récupérer les plats, une curée toute française (qui fait notre charme ?), puisqu’en Grande-Bretagne et en Irlande, les files d’attente sont clairement matérialisées et cela fluidifie le trafic.

    La disposition des tables près de la buvette du Canigou a permis d’applaudir les 2 équipes à leur entrée dans l’enceinte, une grosse heure avant le coup d’envoi. On salue les supporters écossais vus hier, et… Les Salancaires sont là ! La cornemuse catalane, bravo ! Le Scotland the Brave a été joué, encore bravo ! Keith n’en revient pas, mais il n’a pas le temps de savourer puisqu’il fait partie des interviewés d’avant-match. Il indique que sans Denton, ce sera dur.

    Le match : l’affluence scandaleuse n’y changera rien, l’USAP est une équipe incontestablement romantique. L’obstination de Marc Delpoux dans son modèle de jeu aérien force le respect. Lorsque ça foire, comme en première mi-temps, on assiste à des fautes de main assez inquiétantes à ce niveau. Lorsque ça réussit, comme à Monjtuic en 2012, comme face à Montpellier cette saison, et comme en 2ème mi-temps dimanche, cela donne des essais de 80 mètres avec les avants comme les ¾ qui jouent après contact, le public ne fait pas que rugir, on sent qu’en plus de rugir, il est espanté. Les absents en tribune ont l’air fin. Certains ont sans doute bu le calice jusqu’à la lie, se contentant de regarder le match à la télé, ils ont dû lâcher l’affaire à la mi-temps.

    Man of the match Hcup : Wandile Mjekevu.

    Women of the after-match (attention à l’aftermath !) Hcup : la bande des K ! Les chansons calédoniennes résonnent à nouveau et se mêlent aux classiques catalans. Echange des drapeaux. Celui de l’USAP, avec sa hampe longue de plus de mètre, ne passera pas en bagage à main. Qu’à cela ne tienne, la hampe sert de paille, les trincaixos d’Ecocup n’ont jamais vu ça ! Craig Laidlaw, lui, doit être habitué. Immense honneur pour plusieurs d’entre nous que de serrer la main de ce grand demi de mêlée, qui peut aussi jouer 10.

    La journée touche à sa fin. Il est amusant de voir que des supporters de l’USAP quittent le stade en traînant des pieds, se retournant plusieurs fois pour saluer la Rugby Tartan Army. On se voit en janvier, certes, mais pendant 3 mois, où serez-vous ? Que ferez-vous ? Give us some news !

    Après le repas, je suis retourné boire une Guinness avec eux (« Guinness ? A lunch, not a beer ! »). Il a fallu partir beaucoup plus tôt cette fois, non sans avoir goûté le Singleton que l’un d’entre eux conservait dans une petite flasque.

    La punchline du week-end, on pourrait en donner plein, la meilleure est peut-être celle de notre supporter écossais de l’USAP qui vit depuis 13 ans chez nous : « I often wear a kilt, but not when using a motorbike. »

    Epilogue
    Je suis allé 5 fois en Ecosse. A certaines étapes de sa vie, souvent, l’être humain passe en revue les images marquantes, l’amour, la famille, les amis, le titre de 2009. Me concernant, il y aura également une place, qui ne sera pas anecdotique, pour tous ces visages calédoniens, ces cheminées de distillerie, et ces paysages inoubliables, les Cuillin Hills qui surgissent de la mer, les 3 sœurs de Glencoe, les ruines de Dunnottar Castle, les rues grises de la cité de granit d’Aberdeen.

    Et puis, parfois, dans des moments qui se méritent, car l’Ecosse est un pays patient, les nuages disparaissent, et tout le pays ruisselle alors de lumière, comme s’il avait les larmes aux yeux d’être enfin considéré par le soleil.


    Un immense rayon de soleil, justement, a éclairé le pays Catalan ce week-end : il y avait des supporters Ecossais à Aimé Giral.


    Hcupisant
     
  2. Natetpierre

    Natetpierre Passe sa vie sur le forum

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    Magnifique .

    Emouvant même sans avoir vécu les moments à la brasserie, l'avant et l'après match .

    Merci beaucoup Hcupisant .
     
  3. coll roig

    coll roig USAPiste impliqué MEMBRE PREMIUM

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    Bravo et MERCI pour ce magnifique report où l'on voit bien ton côté.... Romantique... mrgreen...

    Merci encore aussi à KEN ,supporter et globe trotter infatigable de la HCUP ...

    Pour avoir bien souvent rencontré les supporters de HCUP ici ou chez eux ,je n'en ai JAMAIS trouvé AUCUN de désagréable et même nos ennemis anglais des WASPS furent d'une gentillesse incroyable ,lors de notre deuxieme virée à HIGH WYCOMBE ,nous étions dans LEUR bus ,nous avons attendus 35 minutes une partie des BARRETINES coincée à cause des travaux du métro pour aller ensemble déjeuner ...Ils étaient 30 ou 40 ..AUCUN n'a manifesté de l'"impatience"...j'imagine même pas la scene à l'inverse ...et plus fort les Italiens du BENETTON dans leur bar lors de notre derniere virée venitienne .........

    Que de l'Amour qui transpirait de chaque T shirt ou maillot de rugby ...

    Je suis comme toi (en plus vieux... mrgreen ) la HCUP (ou la RUGBYCHAMPIONjesaispasquoi) c'est la crème du rugby et des valeurs humaines ..oui ,je sais ,faut AUSSI savoir Boire un peu !
     
  4. ulsterman

    ulsterman Passe son temps sur le forum

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    Guinness is a meal, not a drink - Excellent!!!
     
  5. Hcupisant

    Hcupisant Passe son temps sur le forum

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    [MENTION=41]ulsterman[/MENTION]
    Congratulations for Ulster's victory over Montpellier : you must have noticed that the ref was exactly the same as at Kingsholm (Mr Hodges) with exactly the same behaviour towards the french club ! haha

    Mail d'après-match envoyé par l'une des supportrices d'Edinburgh : "j'espère qu'il vous reste un peu de vin en France après mon passage." haha

    Vivement janvier, et vivement Limerick avant !
     
  6. ulsterman

    ulsterman Passe son temps sur le forum

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    +1 Excellent!!
     
  7. Jean-Louis

    Jean-Louis USAPiste impliqué

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    Ulsterman: this is for you. Enjoy...

    "It’s been 9 years now ,including 2 with no illusion whatsoever since we were in the Amlin Cup; every year in June, when the draw is made, I hope with great fervour that the clever little hands of the ERC with treat us to another scottish team. In 2004/ 5 already we were lucky to come across the Gunners from Edinburgh and their supporters wearing a kilt, or not as the case was. There are not enough words in the french language to fully demonstrate the merits of being scottish. You may say this is an unworthy generalisation. But no; best to tell the story as it unfolded...

    Friday:
    10 pm in Languedoc; the week’s work is over, food is eaten and the weather looks dull this w.e. in Perpignan as well as Montpellier. and yet my heart is pounding, because tomorrow and Sunday we will see kilts, we will hear singing with a great emphasis on the “R” sound, just like ours, and we will laugh together.
    Tonight, better than an aperitif, the Ulster supporters are in town. The owner of the analog bar, from Northern Ireland, is so cool that he did not dare post a message on their forum not wanting to turn away the customers who frequent rugby bars. But, luckily for him, some have stepped into his bar thus increasing the consumption of Jupiter. One Jupiter for a good laugh or when two good humoured people make one.
    To get to know each other, nothing works better than saying that you are an USAP supporter. You find yourself on neutral ground, even on friendly ground. It doesn’t take long to launch into Ireland’call, but best keep away from Belfast’s protestants, so no soldier’s song,no way! Of course they love Ruan Pienaar their legendary player, but we must not tease them too much with the Munster crowd because in Ravenhill there exists also a fucking atmosphere. They’ve so wanted to travel to Belfast, a town which has healed its wounds and boasts a very welcoming town centre.
    Minutes before closing time, a Montpellier supporter comes close to me and says:
    - So, You’re in for a beating when you come and visit us?
    - No worries you know, we’re 5 points up on you after our home game
    - Seriously?
    Fortunately the length of the queue by the Rockstore set a new record, or else we were on for a 5 o’clock finish two days before the event.

    “Saturday:
    7 pm: We’ve just arrived in Perpignan when we receive a message: “ hurry up, the scottish supporters, the club’s staff and even David Denton are at the USAP brasserie. Tomato bread, olives and white wine, the Edinburgh club and our own usap scottish supporter Ken haven’t done things by half. The friendly, family like dimension of the gunners is there for all to see as soon as you enter the brasserie, David Benton being the only one who looks sad, and we know why: he who set the 6th nations on fire in 2012 with his mates from the back row rennie and Strokosh was injured in the week and won’t be able to play on Sunday; but he is present and partakes.
    The staff and the small group of players leave the brasserie fairly quickly, one last photo call and the supporters mingle amongst themselves. In no time at all the singing starts. The entire repertory of the chardon is featured: flower of Scotland, and the pre-match football songs at Hampden Park: Loch Lomond, 500 miles, we’ll be coming.
    But mention goes to Dougie Mc Lean’s poignant song: Caledonia. The scots’ fields of Athenry. It’s quite difficult, even when you’re sober, not to feel tears in your eyes as you hear this hymn to a people’s roots and open-mindedness, two vertues we are more and more led to believe are contradictory. My understanding is that Caledonia (the other, old name of the land where William Wallace was born) tells the story of a scotsman’s confused feelings who moved away from his country and who fears he is a different man so much so that he is now looked upon as a stranger.. And so he remembers his friends, the singing, and Scotland brings him back: “ Caledonia, you’re calling me… Caledonia’s been everything I’ve ever had. “
    We want more, songs about their land! And, yes, there is is more, and better. They will go beyond borders. To their irish friends first of all. The fields of Athenry being the logical follow up to Caledonia. The ireland call, Molly Malone. Followed by a very personal, whilst dancing, of the welsh friends’ “Land of my fathers”. Out of respect for the english, God save the Queen will not be sung ( besides when Land of my fathers started, someone shouted: “be careful, we’re getting closer to God save the Queen “.
    This went on for an hour or so. You should have seen the smiles on the faces of the astounded brasserie’s personnel, who would have had hardly any customers between 10 pm and midnight had the scottish supporters not chosen that venue. Then on to the Shannon, followed by the Tio; the kit wearing group gets smaller with every passing hour. If one is left it would have to be Keith (his photo has now pride of place on page 4 of Monday’s Independant) wearing his kilt. Ken, Keith, Kay, Kitty. They love the letter “k”. We’ll introduce them to Kockott one of these days.
    The scots have been in bed for hours. We must admit that it wasn’t a dream, but an amazing moment of fraternity between two people who share pretty much the same views on independence and who do not carry Mc leod’s weapon, his sabre, but rather the humor which defuses all situations. “

    Sunday,
    Not much sleep. As expected. And hoped for even,
    The USAP picnic is an excellent idea, we must do it again, absolutely! It was a bit chaotic getting the plates back, a very french chaos (which makes who we are: a charming people?), since in GB, and Ireland, queues are clearly regulated thus easing the traffic.
    The lay out of the tables near the Canigou bar allowed us to applaud the two teams as they arrived at the stadium, an hour or so before kick off. We greet the scottish supporters seen the day before and... The Salancaires have arrived! The catalan bagpipe, well done! Scotland the Brave was performed, so well done again! Ken can’t believe it, but not time to enjoy the moment as he features in the pre-match interview. He mentions that without Denton, it will be hard.
    The game: the appalling attendance will change nothing, USAP is undoubtedly a romantic team. Marc Delpoux’s obsession with the choice of an aerial game has to be respected. When it doesn’t work, as seen in the first half, we witness handling errors which are quite disturbing at this level. When it does work, as in Monjtuic in 2012, as against Montpellier this year and as in the second half on Sunday, we get 80 metre tries with the forwards playing like back line players passing the ball after contact, the crowd doesn’t just roar, we feel that in addition to the roars, that crowd is stunned. Those who stayed away from the game are made to look stupid. Some, no doubt, suffered right to the end, just happy watching the game on TV, they must have switched off at half time.
    Man of the match: Wandle Mjekevu.
    The women of the HCup after-match (beware of the aftermath!): the gang of K! Caledonian songs reverberate again and mix with catalan classics. We exchange flags. The USAP flag, with its metre long flagpole, will not be allowed as hand luggage. No matter, the flagpole is used as a straw, the Ecocup trincaixos have never seen anything like it! As for Craig Laidlaw, he must be used to it. A huge honour for many of us to shake the hand of this great scrum half, who can also play fly half.
    The day draws to a close. Funny to see the USAP supporters leaving the stadium dragging their feet, many times turning round to salute the Rugby Tartan Army. We’ll meet again in January, of course, but where will you be in the next 3 months? What will you do? Keep us posted!

    After the meal, I went back for a Guinness with them (“Guinness? A lunch, not a beer!”). We had to leave a lot earlier this time, not without tasting the Singleton one of them had kept in a small flask.
    Punchline of the week? (of which there are many) , the best one maybe is from our own Scottish USAP supporter who has lived here for the past 13 years:” I often wear a kilt but not when using a motorbike”

    The epilogue:
    I’ve been to Scotland 5 times. At certain stages in his life, the human being revisits important moments of his life: love, the family, friends, the title of 2009. As far as I’m concerned, there will also be a place, not to be seen as anecdotic, for all the caledonian faces, the chimneys of the distilleries, and the unforgettable scenery, the Cuillin Hills rushing out of the sea, the 3 sisters of Glencoe, the ruins of Dunnottar Castle, the grey streets of Aberdeen, the granite city.
    And then, sometimes, during worthwhile, deserved moments, for Scotland is a patient land, the clouds disappear, and then the entire country is seen bathing in sunshine, as if crying for, at last, being feted by the sunshine.
    As it happens, a huge ray of sunshine, lit up the Catalan country this week-end. Scottish supporters were present at Aimé Giral. "
     
  8. Hcupisant

    Hcupisant Passe son temps sur le forum

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    Bravo Jean-Louis !

    Et maintenant, quelqu'un pour la traduction en gaélique svp. haha
     

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