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À quelques heures du coup d'envoi de l'access-match contre Provence Rugby, un homme discret observe l'USAP avec une affection particulière.
Cette histoire débute en 1998 quand Olivier Lambert, médecin du club à l'époque, sollicite le pédiatre pour les familles des joueurs. Depuis, les consultations se succèdent : Mike James, Michel Konieck, la famille Liévremont, Gérard Majoral, Olivier Olibo, Julien Candelon, Farid Sid, Damien Chouly, Gavin Hume, Nicolas Laharrague, Guillaume Vilacéca, Marius Tincu, Diego Giannantonio et les Argentins du club. Les mamans surtout, parfois les grands-parents, rarement les papas. Jamais de rugby pendant la consultation. Mais une fois la porte refermée, l'ovale revient vite.
Le pédiatre garde son numéro personnel pour les urgences. À toute heure, jour et nuit. Certaines familles marquent plus que d'autres. Les Tuilagi, notamment. Posolo Tuilagi (deuxième ligne), qu'il a vu grandir : pas un gros bébé, mais déjà grand. Surnommé Moto, il traînait les autres enfants accrochés à son dos. Aujourd'hui, il évolue sous le maillot sang et or. Même émotion avec Matéo Le Corvec, retrouvé en début de saison dans les travées d'Aimé-Giral. Un enlacement, peu de mots.
Le praticien se souvient des sacrifices. D'un match à Montpellier où un joueur catalan, pris à partie par le public, avait passé la nuit blanche avec sa fille Rose souffrant d'une otite. Le rugby, dit-il, c'est de l'affect, de la famille, de la solidarité. Comme la pédiatrie. Ce dimanche, il suivra l'access-match devant son écran. Son pronostic : du 50/50. Mais il sait ce qui compte vraiment pour ces hommes. Leur plus beau trophée n'a jamais été le Brennus.
Source : L'Indépendant
Cette histoire débute en 1998 quand Olivier Lambert, médecin du club à l'époque, sollicite le pédiatre pour les familles des joueurs. Depuis, les consultations se succèdent : Mike James, Michel Konieck, la famille Liévremont, Gérard Majoral, Olivier Olibo, Julien Candelon, Farid Sid, Damien Chouly, Gavin Hume, Nicolas Laharrague, Guillaume Vilacéca, Marius Tincu, Diego Giannantonio et les Argentins du club. Les mamans surtout, parfois les grands-parents, rarement les papas. Jamais de rugby pendant la consultation. Mais une fois la porte refermée, l'ovale revient vite.
Le pédiatre garde son numéro personnel pour les urgences. À toute heure, jour et nuit. Certaines familles marquent plus que d'autres. Les Tuilagi, notamment. Posolo Tuilagi (deuxième ligne), qu'il a vu grandir : pas un gros bébé, mais déjà grand. Surnommé Moto, il traînait les autres enfants accrochés à son dos. Aujourd'hui, il évolue sous le maillot sang et or. Même émotion avec Matéo Le Corvec, retrouvé en début de saison dans les travées d'Aimé-Giral. Un enlacement, peu de mots.
Le praticien se souvient des sacrifices. D'un match à Montpellier où un joueur catalan, pris à partie par le public, avait passé la nuit blanche avec sa fille Rose souffrant d'une otite. Le rugby, dit-il, c'est de l'affect, de la famille, de la solidarité. Comme la pédiatrie. Ce dimanche, il suivra l'access-match devant son écran. Son pronostic : du 50/50. Mais il sait ce qui compte vraiment pour ces hommes. Leur plus beau trophée n'a jamais été le Brennus.
Source : L'Indépendant