Top 14 – "Si on prétend donner une expérience en plus, il faut montrer l’exemple" : avant de signer son retour officiel en sang et or au Stade Français, Enzo Forletta veut aider l’USAP à passer un cap
Enzo Forletta fait partie de ces recrues censées apporter du leadership et de l’expérience dans le groupe catalan.Enzo Forletta fait partie de ces recrues censées apporter du leadership et de l’expérience dans le groupe catalan.
Publié le 02/09/2026 à 17:22
Article rédigé par Paul-Roch Bruneton
Avant de faire face à son premier gros défi de la saison pour la 1re journée de Top 14, face au Stade Français, ce samedi (19 h 05), l’USAP continue de mettre l’accent sur un travail intensif, dans le sillage de joueurs expérimentés, comme le pilier gauche Enzo Forletta, arrivé cet été.
Pour ce premier match de la saison, sentez-vous l’équipe prête ?
C’est difficile à savoir. Mais il y a beaucoup de travail fait par cette équipe. Et il faudra travailler tout le long de l’année pour atteindre le plein potentiel de cette équipe. Après, on va chez le demi-finaliste de l’année dernière (le Stade Français, ce samedi à 19 h 05, NDLR), donc c’est un énorme test pour nous qui étions en access-match. On va donner tout ce qu’on peut, on va essayer de mettre en place ce qu’on a travaillé, mais on y va dans une intention de donner tout ce qu’on a. Je pense qu’aujourd’hui, on doit avoir cette mentalité-là.
Vous parlez de test, vous êtes aussi bien placé pour parler de la mêlée du Stade Français l’une des meilleures du Top 14. Pour vous et l’USAP, c’est un bon défi…
Ça l’est pour toutes les équipes qui vont jouer contre le Stade Français ! C’est, en effet, l’une des plus grosses mêlées du championnat. Il va falloir redoubler d’efforts et aller chercher quelque chose de plus pour pouvoir ne serait-ce que rivaliser avec eux. Ça va être un énorme test, quoi qu’il arrive, mais pour toutes les équipes qui vont aller chez eux.
Pour rivaliser justement, il y a eu un recrutement qui a été fait cet été pour combler certains manques par rapport au leadership. Quel rôle avez-vous à jouer dans cela ?
C’est juste déjà le rôle que tout joueur doit avoir : si on prétend donner une expérience en plus, il faut montrer l’exemple. Parler et ne pas avoir d’actes, ça ne sert à rien. Je pense que c’est toujours ce que j’ai prôné durant ma carrière. Quand je voyais des joueurs qui ne montraient pas l’exemple et qui parlaient, ils pouvaient parler pendant dix ans… Donc c’est aux joueurs, aux recrues, de montrer et d’être à leur meilleur niveau. Mon rôle c’est donc d’être au meilleur de mon niveau pour prétendre apporter quelque chose à cette équipe.
Pour être performant, il faut être sérieux et intransigeant.
Vous avez appris à travailler aussi avec Mathieu Cidre, entraîneur en chef, en charge aussi des avants…
C’est un grand professionnel. Il est focus toute la journée. Il veut que ce soit rigoureux. Je pense que si l’équipe et le club veulent passer un cap, il va falloir qu’on se mette dans sa roue. Il est très rigoureux dans son cheminement. Je pense qu’il a raison. Il a cette envie de bien faire. Il cherche l’excellence dans tous les détails et dans la façon de faire. Et c’est lui qui a raison. Il faut toujours rester sérieux. Tant qu’on est ici au centre d’entraînement, pour apprendre et grandir, il faut rester sérieux du début à la fin.
C’est la mentalité qu’il faut avoir, selon vous, pour mieux réussir cette saison ?
Oui. Pour être performant, il faut être sérieux et intransigeant. C’est difficile parce qu’il faut être connecté tous les jours. Avec la fatigue, on verra comment se déroulera la saison, mais il faut avoir cette mentalité. Quand tu es dernier du championnat depuis plusieurs saisons, il faut travailler tous les jours et en faire un peu plus. Et je le dis parce que je l’ai vécu aussi avec Montpellier (saison 2023-2024, NDLR). Toutes les équipes en Top 14 travaillent. Elles sont préparées et elles ont déjà de l’avance par définition. Pour rattraper ce retard, il faut avoir la tête dans le guidon tout le temps. Rien lâcher ! C’est ce que je pense qu’il faudra faire. Même si ce n’est pas ce week-end, ni le week-end d’après, il ne faudra rien lâcher pour passer ce cap. Plus il y aura de qualité continuellement aux entraînements, plus ça va se sentir sur le terrain. C’est ce qui est arrivé quand j’étais à Montpellier quand on a joué l’access-match. L’année d’après, ça ne s’est pas forcément vu, mais le groupe travaillait beaucoup mieux, mais ça ne se voyait pas le week-end. L’année d’après, comme par hasard, on est en finale. Je ne suis pas là pour parler de Montpellier, mais si j’ai une expérience à donner, c’est par rapport à ça.
En attendant, cela vous a fait plaisir de retrouver Aimé-Giral en sang et or jeudi dernier ?
Oui, bien sûr. Il me tarde de retrouver le stade. Il y a une pelouse magnifique maintenant en plus (rires). Ça a changé, c’est bien que ça évolue dans le bon sens.