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Top 14 - "Le défi est immense, mais excitant" : nommé manager de l'USAP, Laurent Labit se lance avec passion dans sa nouvelle aventure - Lindependant.

Lindependant

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Fraîchement nommé à la tête de l’USAP, le nouveau manager Laurent Labit se dit prêt à relever un défi qu’il qualifie d’immense. Le Revélois de 57 ans s’est livré ce lundi après-midi à L’Indépendant durant 45 minutes....

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Anxoiada66

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Si quelqu'un peut mettre l'article je le remercie par avance
 

Ullat

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Fraîchement nommé à la tête de l’USAP, le nouveau manager Laurent Labit se dit prêt à relever un défi qu’il qualifie d’immense. Le Revélois de 57 ans s’est livré ce lundi après-midi à L’Indépendant durant 45 minutes. Il revient sur les raisons de son choix, ses premières impressions et les axes qu’il souhaite impulser pour relancer Perpignan en Top 14.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’USAP ?

Je suis un compétiteur, j’ai ça dans l’âme. On fait ce sport et ce métier pour ces émotions-là et pour aller chercher des challenges. L’USAP en est un. C’est bien sûr un club que je découvre, mais que je connais pour l’avoir affronté pendant longtemps. C’est un club historique et je suis fier d’en faire partie. Durant toute ma carrière, notamment quand j’étais joueur, j’aurais aimé jouer pour l’USAP. On aime ces clubs où il y a de la passion, tout ce qui se passe dans ce stade ; c’est forcément une des raisons pour lesquelles je suis là. Ensuite, comme je l’ai dit, le défi est immense. Mais pour moi, il n’y avait pas dix mille endroits où c’était possible.

Aviez-vous d’autres opportunités ?

Pour être honnête, il y aurait pu avoir Castres bien sûr, qui est un club où j’ai joué dix ans et que j’ai entraîné quatre ans. Mais je crois qu’il n’y a qu’un club comme l’USAP qui peut te donner envie de relever ce genre de défi. Et je tiens à dire que j’ai rencontré un président très investi, passionné, très humain et très attaché à ce club, qui fait beaucoup d’efforts financiers. Tout cela m’a fait me dire qu’il fallait y aller.

Le côté humain était-il primordial ?

Oui, bien sûr. J’ai été élevé et éduqué dans ce genre de club. J’ai démarré ma carrière de joueur à Castres, un club qui y ressemble un peu, puis j’ai démarré ma carrière d’entraîneur à Montauban, qui correspond aussi à ce type de défi. Donc c’est vrai que ça m’a excité et que ça m’intéressait de revenir là où il y a cette passion, où l’on sait que le public peut être difficile mais reste toujours là. On le voit, malgré ce début de saison difficile : le stade est toujours plein, les gens sont présents, et je pense qu’il faut très peu pour que ça reparte dans le bon sens.

Les difficultés sportives sont-elles passées au second plan dans votre réflexion ?

Oui, parce qu’on sait que dans ce métier, parfois, on peut être le meilleur coach ou le meilleur expert, et les choses ne s’alignent pas : on n’a pas de réussite, on a des blessés, il y a des matches qui ne tournent pas dans le bon sens… J’ai longuement parlé avec Franck (Azéma). C’est quelqu’un que j’ai toujours respecté ; je crois qu’on s’apprécie mutuellement, et même lui m’a dit qu’il fallait y aller. Avec mon nouveau staff, je crois sincèrement qu’on arrive pour prendre la suite de ce qui a été fait. On va forcément apporter notre patte et des choses pour trouver des clés et retrouver la victoire rapidement. On est là pour continuer ce qui a été entrepris et faire en sorte que l’USAP soit en Top 14 l’année prochaine.

Les neuf mois "loin" du rugby vous ont-ils fait du bien ?

Oui, bien sûr, parce qu’on est dans des métiers passionnants, mais qui ne nous permettent pas de prendre de la hauteur ni d’avoir un temps de quatre, cinq ou six mois pour réfléchir, se poser, récupérer… Cette longue période permet de se remettre en question. Et elle permet aussi de se redonner de l’énergie pour repartir. Parce qu’au bout d’un moment, tu as vite fait le tour de la table du salon (rires).

Vous avez pris vos premières marques la semaine dernière. Comment cela s’est-il passé ?

Il faut qu’on s’imprègne vite de la culture de ce club, de l’intérieur, et qu’on se mette aussi vite au travail ! Quand on arrive en cours de saison, il est hors de question de tout changer, car ce serait trop difficile pour les joueurs. Il faut tenir compte de ce qui est en place et venir se greffer dessus, avec des aménagements bien sûr, sur le fonctionnement, la discipline et le rugby. Il faut trouver des clés avec les forces du moment et voir ce que l’on peut faire pour gagner des matches.

Vous avez choisi Nicolas Nadau et Joe Worsley pour vous accompagner. Pourquoi ce choix ?

J’étais en réflexion depuis quelque temps déjà à l’idée de constituer un staff pour repartir dans un nouveau projet. Et j’avais déjà eu un contact avec Joe (Worsley, entraîneur de la défense) sur d’éventuels projets qui pouvaient être proposés. Et j’avais discuté aussi avec Nico (Nadau, entraîneur de l’attaque), parce qu’à un moment donné, j’avais déjà échangé avec lui pour essayer de le faire venir au Stade Français quand j’y étais (2023-2025). Nous étions donc déjà en contact. Et il me semblait intéressant que ces techniciens-là, qui étaient disponibles, viennent renforcer le staff autour de Mathieu (Cidre), Nico (Mas) et Jacques-Louis (Potgieter), qui ont fait un super boulot lors de la semaine de Pau. Je crois sincèrement qu’ils ont relancé notre saison à Pau. Au-delà de ce point de bonus défensif, très important, le contenu était très intéressant. Je crois qu’avec un peu plus de confiance, l’USAP était en capacité de gagner. Et cette performance montre bien la qualité du staff et des coaches déjà en place. J’espère qu’on va pouvoir vite confirmer cela avec la réception de Montpellier (22 novembre, lieu à définir).

Jero (De la Fuente) m’a garanti le bon état d’esprit du vestiaire. Ils sont persuadés qu’ils vont y arriver.

Depuis votre prise de poste, sentez-vous l’engouement autour de votre arrivée ?

J’ai beaucoup d’amis et de la famille qui sont par ici… Donc j’ai reçu beaucoup de messages. Je ne suis pas surpris, je connais l’attente et ce que représente l’USAP à Perpignan. Quand je vois qu’après neuf défaites, le stade est toujours plein, que les gens se baladent en ville habillés aux couleurs de l’USAP… C’est à nous de nous mettre au niveau des supporters. Quand on est à l’USAP, on ne peut pas demander le soutien des supporters. Le soutien, il se mérite. Et nous, sur le terrain, il faut qu’on mérite d’avoir les gens dans les tribunes. On doit retrouver cette fierté catalane, cette passion, le combat, l’engagement, ce que les gens veulent voir !

Quelle analyse faites-vous du début de saison de l’USAP ?

On a fait un diagnostic de ce qu’est le Top 14 aujourd’hui, des forces que l’on a et de notre situation. Donc forcément, il y a des secteurs et des domaines dans lesquels on va être beaucoup plus vigilants. Il faut qu’on soit plus rigoureux avec le ballon et qu’on joue davantage chez l’adversaire, plutôt que dans notre camp. Il faut aussi qu’on soit plus disciplinés. On va discuter avec les joueurs, leur proposer – et leur imposer aussi – certaines choses afin qu’ils aient des clés et une stratégie bien précise, avec l’objectif de regagner rapidement des matches et de retrouver de la confiance pour nous permettre d’enchaîner une série positive.

Justement, sentez-vous un certain manque de confiance dans le club ?

Non, justement, pas du tout ! C’était important pour moi d’avoir l’avis des leaders et du capitaine notamment. C’était la même chose avec le club, avec les dirigeants et le président. Quand j’ai rencontré le président, je voulais savoir si le club était résigné. S’il m’avait dit qu’il n’y croyait plus, je pouvais rester facilement chez moi. Mais je n’ai pas senti ça. Au contraire, de la part du président François Rivière, j’ai senti l’ambition de continuer à structurer le club pour les saisons à venir, avec l’arrivée du centre d’entraînement, le futur centre de formation, tous les projets qu’il porte. Ça a été très important pour moi. Jero (De la Fuente) m’a garanti le bon état d’esprit du vestiaire. Au contraire, ils sont persuadés qu’ils vont y arriver. Ils y croient. C’est à nous de trouver les bons mots pour redonner de la confiance.

Quel est l’objectif à court terme ?

On fixera des objectifs avec les joueurs. Mais on a deux mois devant nous, avec des échéances très importantes, face à des “concurrents” directs, dès les deux prochains matches, avec la réception de Montpellier et le déplacement à Castres, qui sont juste au-dessus de nous. Et on aura, le 24 janvier, la réception de Montauban. Il faudra qu’on ait quitté la 14e place. L’objectif est là si on veut s’autoriser une fin de saison peut-être encore plus excitante que ce que l’on imagine aujourd’hui.

Si certains joueurs se projettent déjà ailleurs, il vaut mieux qu’ils partent maintenant.

Avez-vous déjà rencontré vos joueurs ?


Pas tout le monde. Mais on sait, avec mon staff, quel discours on va leur tenir ce mardi. S’ils ont choisi de venir à l’USAP, il faut qu’ils soient conscients du club dans lequel ils sont et des enjeux. Avec le passé qu’il y a, on ne peut pas galvauder tout ça et on doit faire le maximum au quotidien pour rendre fiers ceux qui aiment ce club, ceux qui en font partie, ceux qui travaillent beaucoup et, surtout, nos supporters.

Sur quoi allez-vous appuyer ?

Je crois que tout le monde n’est pas fait pour jouer à l’USAP. Et c’est là qu’il ne faut pas se tromper. Il faut être là pour les bonnes raisons. Peut-être qu’au début de saison, ici, il fait beau, il y a la mer… Il ne faut pas oublier pourquoi on est là ! Je ne dis pas que ça n’a pas été fait avant, mais je pense que c’est très important. On le voit depuis le début de la saison : ceux qui performent le plus sont les jeunes issus du club, à l’image de Mathys Lotrian, par exemple, parce qu’il est attaché à ce club et qu’il connaît l’environnement.

Faut-il une prise de conscience de ce côté-là ?

Bien sûr ! Et ce sont exactement les mots que je tiendrai aux joueurs ce mardi. Je peux comprendre qu’il y a des joueurs qui se posent des questions aujourd’hui avec leurs agents, pour savoir ce qu’ils vont faire l’année prochaine. Mais si, pour moi, ils sont dans cet état d’esprit, il vaut mieux qu’ils partent maintenant. Pour moi, l’état d’esprit est la priorité absolue. Il faut que, toutes les deux semaines, ce soit le spectacle à Perpignan. Les gens veulent continuer de venir au stade pour voir Toulouse, Toulon ou Clermont… Pas pour aller en Pro D2.
 

Anxoiada66

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Fraîchement nommé à la tête de l’USAP, le nouveau manager Laurent Labit se dit prêt à relever un défi qu’il qualifie d’immense. Le Revélois de 57 ans s’est livré ce lundi après-midi à L’Indépendant durant 45 minutes. Il revient sur les raisons de son choix, ses premières impressions et les axes qu’il souhaite impulser pour relancer Perpignan en Top 14.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’USAP ?

Je suis un compétiteur, j’ai ça dans l’âme. On fait ce sport et ce métier pour ces émotions-là et pour aller chercher des challenges. L’USAP en est un. C’est bien sûr un club que je découvre, mais que je connais pour l’avoir affronté pendant longtemps. C’est un club historique et je suis fier d’en faire partie. Durant toute ma carrière, notamment quand j’étais joueur, j’aurais aimé jouer pour l’USAP. On aime ces clubs où il y a de la passion, tout ce qui se passe dans ce stade ; c’est forcément une des raisons pour lesquelles je suis là. Ensuite, comme je l’ai dit, le défi est immense. Mais pour moi, il n’y avait pas dix mille endroits où c’était possible.

Aviez-vous d’autres opportunités ?

Pour être honnête, il y aurait pu avoir Castres bien sûr, qui est un club où j’ai joué dix ans et que j’ai entraîné quatre ans. Mais je crois qu’il n’y a qu’un club comme l’USAP qui peut te donner envie de relever ce genre de défi. Et je tiens à dire que j’ai rencontré un président très investi, passionné, très humain et très attaché à ce club, qui fait beaucoup d’efforts financiers. Tout cela m’a fait me dire qu’il fallait y aller.

Le côté humain était-il primordial ?

Oui, bien sûr. J’ai été élevé et éduqué dans ce genre de club. J’ai démarré ma carrière de joueur à Castres, un club qui y ressemble un peu, puis j’ai démarré ma carrière d’entraîneur à Montauban, qui correspond aussi à ce type de défi. Donc c’est vrai que ça m’a excité et que ça m’intéressait de revenir là où il y a cette passion, où l’on sait que le public peut être difficile mais reste toujours là. On le voit, malgré ce début de saison difficile : le stade est toujours plein, les gens sont présents, et je pense qu’il faut très peu pour que ça reparte dans le bon sens.

Les difficultés sportives sont-elles passées au second plan dans votre réflexion ?

Oui, parce qu’on sait que dans ce métier, parfois, on peut être le meilleur coach ou le meilleur expert, et les choses ne s’alignent pas : on n’a pas de réussite, on a des blessés, il y a des matches qui ne tournent pas dans le bon sens… J’ai longuement parlé avec Franck (Azéma). C’est quelqu’un que j’ai toujours respecté ; je crois qu’on s’apprécie mutuellement, et même lui m’a dit qu’il fallait y aller. Avec mon nouveau staff, je crois sincèrement qu’on arrive pour prendre la suite de ce qui a été fait. On va forcément apporter notre patte et des choses pour trouver des clés et retrouver la victoire rapidement. On est là pour continuer ce qui a été entrepris et faire en sorte que l’USAP soit en Top 14 l’année prochaine.

Les neuf mois "loin" du rugby vous ont-ils fait du bien ?

Oui, bien sûr, parce qu’on est dans des métiers passionnants, mais qui ne nous permettent pas de prendre de la hauteur ni d’avoir un temps de quatre, cinq ou six mois pour réfléchir, se poser, récupérer… Cette longue période permet de se remettre en question. Et elle permet aussi de se redonner de l’énergie pour repartir. Parce qu’au bout d’un moment, tu as vite fait le tour de la table du salon (rires).

Vous avez pris vos premières marques la semaine dernière. Comment cela s’est-il passé ?

Il faut qu’on s’imprègne vite de la culture de ce club, de l’intérieur, et qu’on se mette aussi vite au travail ! Quand on arrive en cours de saison, il est hors de question de tout changer, car ce serait trop difficile pour les joueurs. Il faut tenir compte de ce qui est en place et venir se greffer dessus, avec des aménagements bien sûr, sur le fonctionnement, la discipline et le rugby. Il faut trouver des clés avec les forces du moment et voir ce que l’on peut faire pour gagner des matches.

Vous avez choisi Nicolas Nadau et Joe Worsley pour vous accompagner. Pourquoi ce choix ?

J’étais en réflexion depuis quelque temps déjà à l’idée de constituer un staff pour repartir dans un nouveau projet. Et j’avais déjà eu un contact avec Joe (Worsley, entraîneur de la défense) sur d’éventuels projets qui pouvaient être proposés. Et j’avais discuté aussi avec Nico (Nadau, entraîneur de l’attaque), parce qu’à un moment donné, j’avais déjà échangé avec lui pour essayer de le faire venir au Stade Français quand j’y étais (2023-2025). Nous étions donc déjà en contact. Et il me semblait intéressant que ces techniciens-là, qui étaient disponibles, viennent renforcer le staff autour de Mathieu (Cidre), Nico (Mas) et Jacques-Louis (Potgieter), qui ont fait un super boulot lors de la semaine de Pau. Je crois sincèrement qu’ils ont relancé notre saison à Pau. Au-delà de ce point de bonus défensif, très important, le contenu était très intéressant. Je crois qu’avec un peu plus de confiance, l’USAP était en capacité de gagner. Et cette performance montre bien la qualité du staff et des coaches déjà en place. J’espère qu’on va pouvoir vite confirmer cela avec la réception de Montpellier (22 novembre, lieu à définir).

Jero (De la Fuente) m’a garanti le bon état d’esprit du vestiaire. Ils sont persuadés qu’ils vont y arriver.

Depuis votre prise de poste, sentez-vous l’engouement autour de votre arrivée ?

J’ai beaucoup d’amis et de la famille qui sont par ici… Donc j’ai reçu beaucoup de messages. Je ne suis pas surpris, je connais l’attente et ce que représente l’USAP à Perpignan. Quand je vois qu’après neuf défaites, le stade est toujours plein, que les gens se baladent en ville habillés aux couleurs de l’USAP… C’est à nous de nous mettre au niveau des supporters. Quand on est à l’USAP, on ne peut pas demander le soutien des supporters. Le soutien, il se mérite. Et nous, sur le terrain, il faut qu’on mérite d’avoir les gens dans les tribunes. On doit retrouver cette fierté catalane, cette passion, le combat, l’engagement, ce que les gens veulent voir !

Quelle analyse faites-vous du début de saison de l’USAP ?

On a fait un diagnostic de ce qu’est le Top 14 aujourd’hui, des forces que l’on a et de notre situation. Donc forcément, il y a des secteurs et des domaines dans lesquels on va être beaucoup plus vigilants. Il faut qu’on soit plus rigoureux avec le ballon et qu’on joue davantage chez l’adversaire, plutôt que dans notre camp. Il faut aussi qu’on soit plus disciplinés. On va discuter avec les joueurs, leur proposer – et leur imposer aussi – certaines choses afin qu’ils aient des clés et une stratégie bien précise, avec l’objectif de regagner rapidement des matches et de retrouver de la confiance pour nous permettre d’enchaîner une série positive.

Justement, sentez-vous un certain manque de confiance dans le club ?

Non, justement, pas du tout ! C’était important pour moi d’avoir l’avis des leaders et du capitaine notamment. C’était la même chose avec le club, avec les dirigeants et le président. Quand j’ai rencontré le président, je voulais savoir si le club était résigné. S’il m’avait dit qu’il n’y croyait plus, je pouvais rester facilement chez moi. Mais je n’ai pas senti ça. Au contraire, de la part du président François Rivière, j’ai senti l’ambition de continuer à structurer le club pour les saisons à venir, avec l’arrivée du centre d’entraînement, le futur centre de formation, tous les projets qu’il porte. Ça a été très important pour moi. Jero (De la Fuente) m’a garanti le bon état d’esprit du vestiaire. Au contraire, ils sont persuadés qu’ils vont y arriver. Ils y croient. C’est à nous de trouver les bons mots pour redonner de la confiance.

Quel est l’objectif à court terme ?

On fixera des objectifs avec les joueurs. Mais on a deux mois devant nous, avec des échéances très importantes, face à des “concurrents” directs, dès les deux prochains matches, avec la réception de Montpellier et le déplacement à Castres, qui sont juste au-dessus de nous. Et on aura, le 24 janvier, la réception de Montauban. Il faudra qu’on ait quitté la 14e place. L’objectif est là si on veut s’autoriser une fin de saison peut-être encore plus excitante que ce que l’on imagine aujourd’hui.

Si certains joueurs se projettent déjà ailleurs, il vaut mieux qu’ils partent maintenant.

Avez-vous déjà rencontré vos joueurs ?


Pas tout le monde. Mais on sait, avec mon staff, quel discours on va leur tenir ce mardi. S’ils ont choisi de venir à l’USAP, il faut qu’ils soient conscients du club dans lequel ils sont et des enjeux. Avec le passé qu’il y a, on ne peut pas galvauder tout ça et on doit faire le maximum au quotidien pour rendre fiers ceux qui aiment ce club, ceux qui en font partie, ceux qui travaillent beaucoup et, surtout, nos supporters.

Sur quoi allez-vous appuyer ?

Je crois que tout le monde n’est pas fait pour jouer à l’USAP. Et c’est là qu’il ne faut pas se tromper. Il faut être là pour les bonnes raisons. Peut-être qu’au début de saison, ici, il fait beau, il y a la mer… Il ne faut pas oublier pourquoi on est là ! Je ne dis pas que ça n’a pas été fait avant, mais je pense que c’est très important. On le voit depuis le début de la saison : ceux qui performent le plus sont les jeunes issus du club, à l’image de Mathys Lotrian, par exemple, parce qu’il est attaché à ce club et qu’il connaît l’environnement.

Faut-il une prise de conscience de ce côté-là ?

Bien sûr ! Et ce sont exactement les mots que je tiendrai aux joueurs ce mardi. Je peux comprendre qu’il y a des joueurs qui se posent des questions aujourd’hui avec leurs agents, pour savoir ce qu’ils vont faire l’année prochaine. Mais si, pour moi, ils sont dans cet état d’esprit, il vaut mieux qu’ils partent maintenant. Pour moi, l’état d’esprit est la priorité absolue. Il faut que, toutes les deux semaines, ce soit le spectacle à Perpignan. Les gens veulent continuer de venir au stade pour voir Toulouse, Toulon ou Clermont… Pas pour aller en Pro D2.
merci ULLAT
 

DCarter66

Passe du temps sur le forum
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Ce que j'apprécie dans cette interview c'est que Labit nous dit qu'il a pu longuement parler avec Azéma et qu'il y a un respect mutuel.

Pour la transition, c'est une très bonne chose. Labit va pouvoir, j'imagine, s'appuyer sur les différentes observations (dont celles d'Azema) pour faire evoluer progressivement l'équipe. C'est un gain de temps non négligeable! En tout cas, on n'est pas dans un schéma où l'entraîneur part avec fracas avec aucune continuité sur le management.
On ne verra pas d'énorme changement je pense mais certains aménagements vont être plus que porteurs au vu de notre situation!
 

mike patton

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Moi ce que je retiens c'est ça

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Je crois que tout le monde n’est pas fait pour jouer à l’USAP. Et c’est là qu’il ne faut pas se tromper. Il faut être là pour les bonnes raisons. Peut-être qu’au début de saison, ici, il fait beau, il y a la mer… Il ne faut pas oublier pourquoi on est là ! Je ne dis pas que ça n’a pas été fait avant, mais je pense que c’est très important. On le voit depuis le début de la saison : ceux qui performent le plus sont les jeunes issus du club, à l’image de Mathys Lotrian, par exemple, parce qu’il est attaché à ce club et qu’il connaît l’environnement.

Faut-il une prise de conscience de ce côté-là ?

Bien sûr ! Et ce sont exactement les mots que je tiendrai aux joueurs ce mardi. Je peux comprendre qu’il y a des joueurs qui se posent des questions aujourd’hui avec leurs agents, pour savoir ce qu’ils vont faire l’année prochaine. Mais si, pour moi, ils sont dans cet état d’esprit, il vaut mieux qu’ils partent maintenant. Pour moi, l’état d’esprit est la priorité absolue. Il faut que, toutes les deux semaines, ce soit le spectacle à Perpignan. Les gens veulent continuer de venir au stade pour voir Toulouse, Toulon ou Clermont… Pas pour aller en Pro D2.

On sent qu'il a eu vent de certains comportements au club, si ça serre un peu plus la vis ca me plairait bien.
 

Coll d'Ares

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Moi ce que je retiens c'est ça

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Je crois que tout le monde n’est pas fait pour jouer à l’USAP. Et c’est là qu’il ne faut pas se tromper. Il faut être là pour les bonnes raisons. Peut-être qu’au début de saison, ici, il fait beau, il y a la mer… Il ne faut pas oublier pourquoi on est là ! Je ne dis pas que ça n’a pas été fait avant, mais je pense que c’est très important. On le voit depuis le début de la saison : ceux qui performent le plus sont les jeunes issus du club, à l’image de Mathys Lotrian, par exemple, parce qu’il est attaché à ce club et qu’il connaît l’environnement.
J'aime bien son discours et son interview.
Après, le soleil, la mer, le côté "pas fait pour jouer à l'USAP", je veux bien, mais je n'ai pas vraiment vu beaucoup de joueurs être dans cet état d'esprit. J'ai globalement vu des joueurs concernés, perdus sur le terrain, balbutiants leur rugby, mais concernés quand même par l'envie de s'en sortir. Ceux qui ont fait le recrutement connaissaient parfaitement l'environnement, et n'ont pas été cherché des "touristes".

Un nouveau discours et de nouvelles méthodes ou clés pour réussir vont effectivement faire le plus grand bien, et on va croiser les doigts pour que la "machine USAP" ne soit plus grippée, mais tourne à nouveau à plein régime .......
 

jeanpeux+

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J'aime bien son discours et son interview.
Après, le soleil, la mer, le côté "pas fait pour jouer à l'USAP", je veux bien, mais je n'ai pas vraiment vu beaucoup de joueurs être dans cet état d'esprit. J'ai globalement vu des joueurs concernés, perdus sur le terrain, balbutiants leur rugby, mais concernés quand même par l'envie de s'en sortir. Ceux qui ont fait le recrutement connaissaient parfaitement l'environnement, et n'ont pas été cherché des "touristes".

Un nouveau discours et de nouvelles méthodes ou clés pour réussir vont effectivement faire le plus grand bien, et on va croiser les doigts pour que la "machine USAP" ne soit plus grippée, mais tourne à nouveau à plein régime .......

Oui je trouve cette partie un peu particulière et comme tu le dis on a vu un tedder impliqué mais en perte de repères et de confiance, un yato très présent mais maladroit (comme duguilavu), un ecochard en surchauffe à Pau et il met en avant lotrian qui a un investissement irréprochable mais qui doit être le joueur le plus sanctionné de l effectif et qui participe à ce manque de maîtrise.
Sinon sur les valeurs l'expérience y a rien à dire il a connu le rugby vintage comme joueur, le bas de l échelle avec Montauban puis le Graal avec castres, des grosses écuries avec des moyens et le ultra haut niveau avec l EDF. Son staff c est la même : l'expérience internationale et le regard extérieur de worsley et nadau qui a fait produire le plus beau jeu de D2, sur le papier c est ultra complémentaire.
 
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