Top 14 : "Je suis consterné et choqué", le président François Rivière réagit à la sanction de la Commission de discipline de la LNR et annonce que l'USAP va faire appel
François Rivière se dit "choqué" par la décision de la Commission de discipline de la LNR. L'INDEPENDANT - MICHEL CLEMENTZ
Hugo Bové
Quelques minutes après le communiqué publié par la Ligue nationale de rugby, le président de l'USAP François Rivière s’est exprimé auprès de L’Indépendant. Pour rappel, le club catalan a été sanctionné de deux matches de suspension de terrain dont un avec sursis et 50 000 € d’amende, après les incidents face au Racing 92.
François Rivière, quelle est votre réaction après la décision de la Commission de discipline de la Ligue nationale de rugby ?
Je prends acte de la décision. Mais je suis consterné et choqué. Pourquoi ? Parce que nous pensions ce mercredi matin avoir donné les éléments d’une réaction rapide de la part du club. Or, sur les deux éléments qui sont la bagarre et l’intrusion d’un supporter sur la pelouse, on prend quand même une amende financière
(50 000 € d’amende, NDLR). Alors qu’il n’y a eu aucune violence, aucune bagarre entre supporters. Pour les jets de bière, nous prenons un match de suspension ferme, alors même que le club avait réagi dès ce week-end, en se réunissant avec les Penyes, en annonçant la fermeture du pesage au public – ce qui est une sanction de quasiment 40 000 euros pour le club – et que nous avions fait preuve d’une grande pédagogie.
Avez-vous l’impression de servir "d’exemple" ?
Ce qui me choque le plus dans cette décision, c’est le fait que j’ai mis, en tant que président, plus de dix ans à avoir un stade plein à ras bord. Nous avons maintenant un stade Aimé-Giral qui, tous les week-ends, accueille 14 500 personnes qui sont là pour faire la fête et pour passer un bon moment. Alors que nous avons réussi ce challenge, faut-il à ce point punir l’USAP, alors que la situation sportive reste difficile et tendue, à avoir un public fidèle qui soutienne le club ? J’en suis stupéfait et très choqué. C’est la raison pour laquelle il est évident que je demande à nos juristes d’étudier tous les recours de droit qui sont possibles, devant les différentes commissions d’appel, que ce soit auprès de la FFR (Fédération française de rugby), et en allant même jusqu’à aller devant le CNOSF (Comité national olympique et sportif français). Moi, je suis prêt à indiquer tout ce que j’ai mis en place depuis plusieurs années, pour veiller à chaque fois à ce que la sérénité et la sécurité de tous soient assurées dans le stade Aimé-Giral. C’est pour cette raison que je trouve cette décision très injuste, et face à laquelle nous allons exercer tous les recours de droit possibles.
Cette sanction concernerait le match contre Montpellier, le 22 novembre prochain ?
Oui, mais attention parce qu’on va faire appel. Pour l’instant, c’est effectivement le match de Montpellier qui ne devrait pas se jouer à Aimé-Giral. Donc ça pourrait être à Narbonne, Carcassonne, Béziers… On verra ça plus tard, puisque l'appel est suspensif. Cela peut reculer l’échéance, voire transformer la décision dans sa finalité.
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Avez-vous un mot pour votre public ?
En tout état de cause, j’appelle tous mes supporters au soutien du club, et d’un grand calme pour le match de samedi
(à 16 h 35, contre le Stade Français). Il ne s’agit pas samedi d’en remettre une couche ! Donc soyons des grands garçons, faites-moi confiance, on va se battre, on va faire le nécessaire. Dans le cas d’une décision aussi sévère, ce dont on a le plus besoin c’est de faire preuve d’unité, et c’est ça qui me paraît le plus important.