Pour cette J02 et cette affirmation devant une UBB en demie-teinte, petit panorama en croisant les 3 derniers matchs : 2 à dom, 1 à l'ext. Le match contre le CO sert de pierre angulaire à l'analyse.
Je dépose d'abord les trois paires graphiques, puis nous entrons dans la lecture interprétative (donc discutable) avant de dégager de possibles points de conclusion.
Table supérieure : courbe jaune des actions par mètre (abscisses => 0 m = camp USAP ; ordonnées => quantité d'actions) et courbe bleue des groupes d'actions par secteur (idem).
Table inférieure : barres rouges des mètres d'action (ordonnées => 0 = ligne des 50 m ; abscisses = minutes de jeu ; courbe rose = tendance poly. d'extrapolation) et barres jaunes d'évolution du score (ordonnées => points de score par rapport au score USAP ; abscisses => minutes ; courbe jaune = tpe.)
J02 - dom : CO / J03 - ext : MHR

J04 - dom : UBB
Principe : lire la J04 à la lumière des J02 et J03.
- Lecture et perspectives d'interprétation :
Courbe des zones de jeu : le profil est
très comparable à celui de la J03 à Montpellier. On compare ici un domicile gagné face à un extérieur perdu. Deux possibilités immédiates dans les rapports de force : soit l'effet lieu/stade/public pour le contexte, soit la gestion de l'effectif/travail sur la stratégie.
Cette lecture peut être affinée grâce à la courbe des actions par mètre. Si toutes les courbes se ressemblent peu ou prou sur la moitié offensive, cette fois, la J04
se distingue des J02 et J03 sur la moitié défensive. Beaucoup d'action se sont appuyées sur la ligne des 22m et ses mètres avoisinants. D'où l'idée que le travail s'est porté à l'ensemble de la zone des 22m et le plus tôt possible, jusqu'à faire apparaître non plus un gros pic à 5m mais limiter la charge défensive à cette hauteur pour l'avancer sur les 12-13m et encore plus tôt, sur les 20-25m.
Ce qui conduit à l'idée que si la défense tardive a été plus sollicitée contre l'UBB que contre le CO, elle s'est efforcée de travailler
plus tôt dans le terrain pour tenter de dissiper toute pression physique et psychologique. Une preuve supplémentaire du travail girondin en coups de boutoir ou de sa propre difficulté à passer/jouer derrière nos lignes ?
- Renversement de lecture :
Sur un aspect score et en écartant la J03 trop éloignée sur ce plan, l'USAP a eu plus de mal à faire la différence qu'à la J02. D'abord prenant plus d'avance de façon plus tardive en MT1, il a fallu réamorcer la machine (l'effet du banc ?) pour réaffirmer l'emprise sur le match. Relevons ici la très grosse mise à l'épreuve de la défense pendant (quasi) 12 longues minutes (entre la 64e et la 76e), soldée par un essai girondin et aérée d'un unique dégagement long jusqu'aux 44m adverses (seulement). Dans un jeu de quatre échanges au pied en 2 minutes dont une faute catalane, l'USAP gagne une touche avec le festival Tedder pour boucler le score. Action globale qui parachève et confirme une tendance identique entre la J02 et la J04 : en s'emparant de l'avancée au score, l'USAP a su se battre après la 60e pour réaffirmer son emprise sur le match, de la capacité défensive jusqu'à la capacité offensive.