L'USAP de retour en Top 14 et championne de Pro D2 : un ballon et des copains autour -...

Discussion dans 'Forum Pro D2' créé par Articles de presse, 6 Juin 2021.


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  1. Articles de presse

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    Le sacre de championne de France de Pro D2 face à Biarritz (33-14) pour l’USAP est la conclusion de l’alchimie créée au fil de ces dernières années par l’ensemble des joueurs. Venus de tous horizons mais unis sous un...

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  2. cazac

    cazac USAPiste impliqué

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    • L'USAP de retour en Top 14 et championne de Pro D2 : un ballon et des copains autour
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        Solidarité et sérénité ont mené le groupe de l'USAP vers le Graal. Olivier Got
      Pro D2, USAP, Rugby à XV
      Publié le 06/06/2021 à 19:47 , mis à jour à 20:02


      Le sacre de championne de France de Pro D2 face à Biarritz (33-14) pour l’USAP est la conclusion de l’alchimie créée au fil de ces dernières années par l’ensemble des joueurs. Venus de tous horizons mais unis sous un même blason, ils ont construit ce succès.

      "Je suis immensément fier d’eux. Ce groupe-là... C’est beau... Désolé." Et le temps suspend son vol. Samedi soir, Patrick Arlettaz détourne le regard avant d’enchaîner sur de nouvelles questions des journalistes en conférence de presse. Pourtant jamais avare de bons mots ou d’allusions bien senties, l’entraîneur de l’USAP, fraîchement intronisé champion de France de Pro D2, ne peut feindre son émotion à l’évocation de la force de son collectif. Ce groupe d’une quarantaine de joueurs aux influences et aux parcours tous plus bigarrés, sinueux et riches les uns que les autres qui est allé au bout de ses aspirations. Comme s'il croyait depuis longtemps, grâce à ses ressources et ses vertus, que cette saison, c'était son heure, son destin.


      "Il y a trois univers dans ce groupe-là"
      Entre 2018 et 2021, le tremplin de la Pro D2 vers le Top 14 n'est clairement pas le même, cela a été dit et répété. Si la volonté de groupe et l'enthousiasme n'ont pas bougé d'un iota d'une année de montée à une autre, la construction s'est faite dans le contre-pied. L'équipe new-look (dans le groupe de 23 joueurs de la finale il y a trois ans, 11 d'entre eux sont toujours de la partie) a acquis du vécu dans les épreuves traversées ensemble, de l'expérience au fil des saisons, et de la sérénité grâce à la saison régulière réussie. "Il y a trois univers dans ce groupe-là, explique le coach. Il y a ceux qui ont de l'expérience ailleurs ou à l'USAP d'ailleurs comme Damien, Piula, Sipa, Jerónimo, Siua. Il y a des joueurs qui ont, et l'expérience du monde professionnel et celle de 2018, Mathieu, Karl, Tom, Tristan, Quentin, Jean-Bernard, Alan. Et puis il y a le groupe de jeunes qui est un peu dans le même état d'esprit que l'était le groupe quasiment dans son intégralité quand on a été champion en 2018. Ils comprennent l'enjeu et connaissent les armes avec lesquelles ils luttent, tout en ayant du talent et de la fraîcheur. C'est quand ces trois groupes s'entendent vers le même objectif que l'on arrive à rencontrer le succès. La mentalité îlienne n'est pas la même que l'anglo-saxonne, la géorgienne, la française, la latine. Mais quand tout ça sait ce qu'il peut amener à un collectif, c'est ce qui rend beau le rugby. Et le rend efficace aussi."

      Sans arrêt au cours de ces deux années cadencées au rythme de la pandémie de Covid-19, "ces mecs-là, avec ce maillot-là" (dira le troisième ligne Pierre Reynaud après la victoire à Soyaux-Angoulême, 31-17) sont allés saisir la moindre occasion pour "se présenter" comme on dit dans le jargon rugbystique. Montrer comment ils sont et ce qu'ils sont capables de faire pour aller vaincre en terres hostiles et en infériorité numérique leurs adversaires (notamment à Oyonnax 35-28 et Grenoble 28-20). Mais aussi imposer dans leurs temps forts leurs décisions. L'exemple par la preuve sur une action lors de la finale : en seconde période, sur une pénalité en faveur de l'USAP, Patrick Arlettaz demande les trois points. Ses joueurs préfèrent une mêlée... et c'est l'essai : "Moi je propose tout le temps, après, ce sont eux qui sont sur le terrain. Là, ils ne m'écoutent pas et ils ont raison. Ils se sont dit "Non mais on va se le faire nous. Si tu veux bien, mets-toi sur le côté, assieds-toi, regarde" Et c'était sympa aussi", s'amuse le technicien. Et réaliser finalement ce qu'ils s'étaient tant promis, et depuis si longtemps : faire revenir l'USAP en Top 14. Mais au prix parfois de nombreux sacrifices.

      Ils se sont serré les coudes sur et en dehors du terrain en faisant preuve de sérieux. Au fil de tests PCR réguliers, de joie mesurée après les victoires glanées. Au point de se priver de vie sociale, de ne pas se saluer comme la camaraderie le voudrait. Et en fil rouge, de porter des masques, de se badigeonner les mains de gel hydroalcoolique... Pour le bien de son prochain. "Le rugby, c’est l’histoire d’un ballon avec des copains autour et quand il n’y a plus de ballon, il reste les copains", a résumé jadis “Casque d’or”, le troisième ligne international Jean-Pierre Rives. Des copains qui portent le prénom Sacha, Shahn, Lucas, Tom, Patricio, Afusipa. Ils viennent de Géorgie, des îles Samoa, de Nouvelle-Zélande, d’Enveigt, de Rosario, de Céret. Mais aujourd’hui, leur seule patrie porte un nom en quatre lettres de sang et d’or : l’USAP.

      Laura Causanillas