Le Top 14 et ses mécènes | Page 5 | USAP Perpignan Rugby : forum de supporters
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Le Top 14 et ses mécènes

Bleue et soleil

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Plus de conflit mais pas de solutions ni de moyens suffisants pour pérenniser le club après le titre obtenu en partie grâce à l'héritage Dagrenat. Impossibilité de conserver le capitaine Mas, incapacité à lancer de nouveaux projets d’infrastructure, accumulation des dettes, sauve qui peut de Goze à la LNR, désignation comme président d’un directeur de camping qui passait par là et a vu de la lumière, ouf de soulagement de refiler le bébé à Rivière car la danseuse épuisait leurs patrimoines. Alors on peut refaire l’histoire mais c’était pas mieux avant même si la situation actuelle ne fait rêver.
Tout à fait d accord , moi je parlais d une ouverture du capital avec une participation a la gestion du club , et toi tu me répondais que ce serait impossible Avec Gose ça s est bien passé , mais avec l arrivée des mécènes (dont Altrat pour Mas ) le club n a pas plus suivre les augmentations des masses salariales . Riviere fait ce qu il peut , mais a long terme ce ne fonctionnera plus .
 

Albera

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« Si j'englobe tout, je suis bénéficiaire » : le propriétaire du Racing Jacky Lorenzetti dresse le bilan après deux décennies d'investissements
Président du conseil de surveillance du Racing, Jacky Lorenzetti rejette la dénomination de mécène et préfère insister sur tout ce que le club a apporté à ses autres activités, ce qu'il appelle le chiffre d'affaires « inquantifiable ».


Jacky Lorenzetti est actionnaire majoritaire du Racing depuis 2006. (A. Martin/L'Équipe)
cet article (3/3) est issu du dossier
Les riches présidents du Top 14 à un tournant
Frédéric Bernès publié le 2 août 2026 à 18h20
5 minutes


ajouter L'Équipe à vos sources


Depuis son bureau de Punta Rossa, en Corse, Jacky Lorenzetti essaie, comme chaque été, de ne rien faire mais n'y arrive pas à tous les coups. Repreneur du Racing Métro en 2006, l'ancien fondateur de Foncia avait une feuille de route et un modèle pour faire prospérer son club. Il s'y est tenu et doit aujourd'hui, avec la vente programmée de l'Arena de Nanterre, bifurquer vers un projet moins dispendieux.



« Le modèle économique du Racing, de Montpellier, de Toulon et du Stade Français, avec des actionnaires mécènes, donne-t-il des signes d'essoufflement ?
C'est très réducteur et orienté de catégoriser ces quatre clubs. Le vocabulaire de mécène n'est pas du tout adapté à la réalité. Ce ne sont pas les personnes physiques qui sont propriétaires de ces clubs, ce sont des entreprises et en tant qu'entreprises, elles n'ont pas le droit au mécénat. Un mécène, c'est quelqu'un qui met de l'argent pour aider une cause et qui peut déduire fiscalement 66 % de son investissement. Rien à voir avec des chefs d'entreprise qui investissent dans une activité commerciale qui s'appelle le rugby et qui génère, si j'ai bien lu les derniers chiffres que la Ligue a publiés, 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires ; une activité qui produit de la TVA, des taxes et des charges sociales pour l'État. Tout ça est donc plutôt vertueux, mais ça n'a rien à voir avec du mécénat.


Alors parlons plutôt d'un modèle avec un actionnariat très personnifié...
Le propriétaire du Racing, ce n'est pas moi, Jacky Lorenzetti, c'est la holding Ovalto. Aucune différence avec Clermont et Michelin, Castres et les laboratoires (Pierre) Fabre, Perpignan et la holding du président (François) Rivière, Bordeaux et la holding du président (Laurent) Marti, Lyon et GL Events ou La Rochelle et la holding du président (Vincent) Merling, etc. On oppose toujours les quatre clubs dont on parlait au début et les autres qui, eux, représenteraient l'économie réelle... On est tous dans l'économie réelle.

Mais elle peut se caractériser par des marqueurs différents. Il y a les chiffres d'affaires numéraires et les chiffres d'affaires en échange de marchandises. Moi, j'investis dans le Racing, j'essaie de faire en sorte que les recettes équivalent aux dépenses et pourquoi pas les dépassent, ce qui n'est pas le cas. Mais j'attends autre chose de mon investissement, en termes de communication, de notoriété me permettant d'avoir des discussions plus faciles avec des vendeurs, des clients ou des institutions pour mes autres activités comme le vin, l'immobilier ou l'agriculture. C'est inchiffrable mais c'est très réel. Et je peux vous assurer que le retour sur investissement pour Ovalto est assez considérable.



Je me doute que cet effet rugby existe aussi pour ceux qui ont fait ou font de la politique comme Mohed Altrad (président du MHR). Il ne faut pas non plus se voiler la face. Derrière cet investissement, il y a un peu de mégalomanie ou d'ego comme vous préférez. Et puis bien sûr de l'émotion, de l'humain, des souvenirs pour la vie. Vous le chiffrez comment ça ? C'est une richesse inquantifiable. Si j'englobe tout, je suis bénéficiaire.

La question de la longévité de ce modèle se pose. De nouveaux investisseurs vont-ils vous succéder ? Vos enfants auront-ils la fibre pour prendre le relais ?
Depuis vingt ans que je suis dans le rugby pro, il n'y a pas eu un seul club de Top 14 qui a connu de graves difficultés financières. Ces chefs d'entreprise sont des gens solides et jamais le rugby français n'a été aussi robuste grâce à ces entrepreneurs. C'est une force.


« Une banque d'affaires a été mandatée pour trouver la personne idoine. Mais je suis difficile, dans tous les sens du terme. Il n'y a pas d'urgence, j'en ai encore pour un bout de temps »
À propos du choix de son successeur en tant que propriétaire du Racing 92


Existe-t-il au Racing un plan de succession au cas où vous ne pourriez plus exercer demain ?
Ma holding Ovalto est organisée en termes de gouvernance et de succession financière pour gérer la suite. Ce sont mes enfants qui sont déjà propriétaires, tout est paré. Avant mon opération un peu compliquée du dos au mois de novembre (qui l'a énormément fatigué), je pensais être éternel. Maintenant, j'ai compris qu'il y aurait une fin... dans quelques décennies (rire). L'obsession d'un chef d'entreprise c'est de prévoir l'avenir, pour que tous les collaborateurs puissent continuer le plus longtemps possible.

Il y a un an, vous cherchiez un actionnaire minoritaire, à hauteur de 30 ou 40 %. L'avez-vous trouvé ?
Une banque d'affaires a été mandatée pour trouver la personne idoine. Mais je suis difficile, dans tous les sens du terme (rire). Il n'y a pas d'urgence, j'en ai encore pour un bout de temps.




Rugby,
Top 14,
Racing 92
« S'appuyer sur ceux qui aiment le maillot » : Lorenzetti recherche un actionnaire


5 minutes


La version de vous-même d'il y a vingt ans se lancerait-elle aujourd'hui dans l'aventure Racing ?
Si tu es entrepreneur, automatiquement tu as l'esprit de compétition. Donc je réponds oui, d'autant que le rugby reste attractif. Mais il faut faire attention à ce que les fédérations ne "bouffent" pas les clubs. C'est un point de vigilance sensible en ce moment. Si on tue les clubs, on tue l'équipe nationale.

La saison dernière, vous aviez dû remettre de l'argent pour compenser les pertes. Idem cette saison...
Je ne remets pas de l'argent, j'investis. Et aujourd'hui, au Racing, j'ai moins besoin d'investir qu'il y a quelques années.


« Tu repars à zéro tous les ans. Et moi, tous les ans, début septembre, je crois que je vais être champion de France »


Le président de Toulon, Bernard Lemaître, a chiffré son investissement à près de 110 millions d'euros en six ans. Le vôtre s'élève à combien ?
Déjà, moi, c'est en vingt ans. Disons que c'est entre moins et beaucoup moins que Bernard Lemaître. La différence, c'est que dès le départ, mon modèle comprenait la construction de l'Arena. J'ai toujours dit que faire un stade pour y jouer 15 ou 16 fois par an était une aberration. Ça n'a pas fonctionné aussi bien que je le pensais pour le rugby mais ça a dépassé nos espérances pour les spectacles puisque je suis même obligé de rendre des dates tellement j'ai de demandes. Quand j'ai pris le Racing, il était en position de relégable en Pro D2. Le club possède aujourd'hui un centre d'entraînement qu'on a construit il y a quinze ans et qui fait référence. Il aura bientôt un stade autonome (à Colombes) qui lui appartiendra pour cinquante ans (le recours déposé par la section football a été levé et les deux équipes se partageront le terrain).


23
Le Racing va investir environ 23 M€ dans la rénovation du stade Yves-du-Manoir de Colombes, antre historique du club quitté en 2017. Les travaux ont débuté le mois dernier et devraient s'achever au printemps 2027. L'enceinte comptera 14 000 places.


Tous sports
Paris La Défense Arena va être vendue au géant des concerts Live Nation

Si l'autorité de la concurrence valide la vente à Live Nation, vous ne disposerez plus, au 1er janvier 2027, des bénéfices de l'Arena pour compenser les pertes du Racing. Votre modèle doit donc se transf
ormer...

C'est déjà le cas. Le nouveau modèle est basé sur un club qui va dépenser un peu moins d'argent, avec une masse salariale moins importante. On a réduit les dépenses quotidiennes, par exemple le coût de certains déplacements avec des voyages en seconde classe. On s'est déjà recentré sur les jeunes de notre académie. Tenez, on m'a proposé un Néo-Zélandais qui est un très bon joueur mais qui aura 38 ans après la Coupe du monde 2027, le tout à un salaire démoniaque. Ça, c'est fini. J'ajoute qu'on a réussi à aller en demi-finales avec le dixième budget du Championnat.


Et l'usure dans cette équation ? L'usure du temps qui passe, des opportunités de titres qui s'envolent...
L'usure, elle est vite oubliée parce que tu repars à zéro tous les ans. Et moi, tous les ans, début septembre, je crois que je vais être champion de France. »
 

BN99

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Il est bon le Loranzetti ! Il n'est pas mécène (sur le plan fiscal), puisque c'est SA holding qui est proprio du "Racing 92 Foncia Arena etc "
C'est des mecs comme lui , qui grâce à la naïveté (?) ou collusion des fondateurs de la LNR (Blanco and Co) ont pourri le financement du rugby pro en France au détriment de clubs historiques, éliminés de L'élite faute de gros "investisseurs ". Aujourd'hui un club peut se payer un effectif XXL et viser le titre, tout en n"ayant quasiment aucun public (une poignée de supporters pour remplir 1 ou 2 bus, et des places au stade à prix cassés, voire gratuites). Ces gros financiers, s'estiment floués dans leur course au titre, à cause du stade toulousain, qui sans avoir le même modèle économique, réussit mieux qu'eux, et sans devoir boucher un déficit hors norme chaque saison (bon, au niveau des moyens, c'est pas très clean à Toulouse, mais les Brennus ne se comptent plus ...)
 

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