"Si vous ne venez pas, on appelle la police"
Les parents situent un basculement précis : le 9 avril, jour où l'enseignante de leur fils — qui est aussi directrice du primaire — se met en arrêt maladie. À partir de là, racontent-ils, l'école les a contactés presque tous les jours pour qu'ils viennent chercher leur enfant en plein milieu de la classe. Les motifs ? Selon Audrey : "Il a des émotions que l'on ne sait pas gérer, nous sommes en manque d'effectif, nous sommes dépassés. Si vous ne venez pas le chercher, nous appelons la police."
La mère ne nie pas que son fils est un enfant "vif", qui peut avoir parfois du mal à canaliser ses émotions —
La direction se défend en évoquant des "protocoles mis en place en accord avec la famille" qui, selon Nivet, n'auraient pas été respectés. Sa position : "Quand l'enfant se montre violent, nous appelons les parents pour qu'ils viennent le chercher. Si c'est cela que l'on appelle harcèlement, alors je suis très confiant". Il insiste également sur le fait que l'école accepte tous les profils — "si nous refusions d'accueillir les enfants qui ont des troubles, cela ferait beaucoup d'enfants".
les enfants agités ou à profil atypique comme des terreurs",