• Rentre dans la mêlée des discussions enflammées ! :) Inscris toi en 2 minutes, et même en 10 secondes grâce à ton compte Facebook ! Les supporters t'attendent pour partager des avis ! JE M'INSCRIS ›››

Audacieuse USAP - Lindependant.fr

Tenter les pénalités ? Cette saison, les Catalans misent pour l’instant sur la prise de risque.

Voilà une statistique qui ne saute pas aux yeux mais qui révèle pourtant bien des choses sur le système de jeu de Perpignan cette saison. Vendredi dernier contre Aurillac, les Catalans n’ont tenté aucune pénalité, même en étant menés au score. Un constat qui se répète souvent depuis le début de l’exercice 2019-20. Cette « culture de la pénaltouche » est-elle finalement l’arme fatale des sang et or ? Analyse d’une philosophie peu répandue au sein du rugby français. Même en Pro D2.

23 % de points marqués sur pénalités
Les chiffres parlent : sur l’ensemble des dix-sept journées de phase régulière, Perpignan a énormément marqué : 29 points de moyenne par match. Sans surprise, la formation catalane est la meilleure attaque du championnat. Dans le détail, l’USAP inscrit surtout 77 % de ses points grâce à des essais (et transformations), contre 23 % seulement sur des pénalités. Aucune autre formation de Pro D2 ne fait mieux dans ce domaine. Perpignan devance son dauphin Grenoble (74 %/26 %), Biarritz puis Vannes (67 %/33 %). À titre de comparaison, enfin, les autres formations du haut du tableau, Oyonnax (59 %/41 %) et Colomiers (58 %/41 %) présentent des statistiques beaucoup plus équilibrées, et font la part belle à un jeu moins offensif, plus pragmatique.

En accord avec notre philosophie
L’USAP façon Arlettaz a, de son côté, toujours cultivé cet amour du risque. Elle confirme, cette saison encore, son pari audacieux. « Choisir la pénaltouche, c’est une façon d’augmenter le temps de pression que l’on met sur l’adversaire. Ça ne se solde pas toujours par des essais, mais c’est notre façon de procéder. C’est une manière de consolider notre volonté d’avoir le ballon, d’avoir la possession, d’aller chez l’adversaire et de marquer avant d’en repartir. C’est en accord avec notre philosophie », témoigne Patrick Arlettaz, dont l’ADN de jeu fut muselé par les adversaires et décrié par les observateurs, l’an passé en Top 14.
Perpignan sait évoluer à l’extérieur
« Si on ne marque pas, si on ne fait pas ce qu’il faut en terme de maîtrise et d’efficacité, alors l’USAP sera en difficulté. » Fort de son expérience, l’entraîneur catalan a apporté au club sang et or d’autres facettes. Comme lors des matches à enjeux, et surtout à l’extérieur, où Perpignan sait aussi se montrer lucide.
Hors de leurs bases, les coéquipiers de Mathieu Acebes inscrivent 40 % de leurs points sur pénalités. Beaucoup plus qu’à Aimé-Giral donc. « Au-delà du rythme et de l’étouffement, il faut concrétiser de manière très froide les occasions. Une équipe qui marque à chaque fois qu’elle vient dans le camp adverse, ça fait mal. On le sait. Et on essaye de pondérer un petit peu. » Tel est le visage que l’USAP tentera d’afficher dimanche sur la pelouse de Mont-de-Marsan.
 
Retour
Haut