2009-2019, l'odyssée de l'USAP - Nicolas Mas : "J’ai toujours été un peu spécial" -...

Discussion dans 'Forum Top14' créé par Articles de presse, 30 Juin 2019.


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  1. Articles de presse

    Articles de presse Titan du forum

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    En clôture de "L’Odyssée de l’USAP", le choix de Nicolas Mas a coulé de source, hommage tardif destiné à réparer l’oubli dont il fut victime lors des célébrations du titre 2009. Bel épilogue. Et juste retour des...

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  2. cordemax

    cordemax USAPiste bavard

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    J'aimerais vraiment savoir qu'est ce qui a bien ou se passer concrètement pour que notre ait été capable de se fâcher à mort avec des types de valeur et de principe comme Mas ou Guirado. Pour qu'ils foutent plus les pieds au stade ça a dû aller loin... quel dommage
     
  3. Vadier

    Vadier Passe son temps sur le forum

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    Pourquoi?La qualité de la biére probablementhaha
     
  4. latulipe13

    latulipe13 Titan du forum

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    Paulo le vigile, leur a interdit l'entrée du stade et pour ne pas l'envoyer à l'hosto manu militari et risquer des poursuites pénales, Guilhem et Nico ont préféré partir supporter les dragons à Gilbert Brutus sans se retourner .
    Après ce grand coup du sort et plein d'abnégation, Paulo est venu sur le forum, le torse bombé et les doigts aiguisés .
    Malgré cet élan de fiérté malsaine et de slip tendu au maximum, notre Paulo trouva sur son chemin une Tulipe pleine de courage et aussi d'humour.
    Pour le reste de l'histoire, vous connaissez tous la suite, il m'a traité de Poivrot et moi de Peureux .
    Bisous mes amis et à bientôt pour les histoires (certes bien chiantes) de Paulo et La Tulipe . ;)
     
  5. FPS66

    FPS66 USAPiste bavard

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    En clôture de "L’Odyssée de l’USAP", le choix de Nicolas Mas a coulé de source, hommage tardif destiné à réparer l’oubli dont il fut victime lors des célébrations du titre 2009. Bel épilogue. Et juste retour des choses pour cette antistar monacale. Malgré tout, pour des raisons qui leur appartiennent, certains lecteurs ont trouvé "grotesques" les interviews héroïsées des Champions de France de l’époque, publiées dans nos colonnes depuis trois semaines. Nous répondrons sur la foi des archives de L’Indépendant : à l’image de son discret capitaine, la génération Mas n’eut de cesse de fuir les projecteurs, elle punaisa avec colère des articles de presse dans le vestiaire, nourrit sa paranoïa aux confins de l’imaginaire, joua magistralement la partition du mal-aimé nourrie d’une dialectique "à la catalane" - quête de reconnaissance sans fin, lutte à mort contre cette soif de reconnaissance, afin d’expulser le tigre qui est en elle. Paradoxal, disent les médias. Droit à la différence, rétorque l’ancien pilier droit international. Insaisissable USAP. À la soirée anniversaire organisée par leurs soins, le 31 mai à Canet, excepté Christophe Manas (l’un des "Experts" de la rubrique sports), aucun joueur ne souhaita dîner à la table des journalistes. On ne refait pas les "Citrons", du nom de leur groupe Whatsapp. Pudeur, orgueil, distance, méfiance, à l’image d’un "Zaza" Marty séchant le point-presse d’avant-finale parce qu’il ne "sentait pas le truc, trop de monde…" En bouquet final de cette série au parfum nostalgique, il ne manquait plus que le symbole de cette foi identitaire, le têtu, bourru et rancunier Nicolas Mas, muet sur le sujet USAP depuis dix ans mais qui, en une confession, fait voler en éclats sa carapace. Ils furent quelques-uns, avant lui, marchant à l’ombre de leur carrière, sang et or pour la nuit des temps, à livrer leur surmoi. Lumière leur soit rendue, dans le sillage du "Bus" sublimant l’émotion de l’essence mémorielle du club: la rage.
    Pas de photos de lui lors de la remise du trophée, privé de fête au Castillet pour cause de départ précipité avec l’équipe de France, grosse galère pour célébrer en famille le Bouclier de Brennus à son retour de Nouvelle-Zélande… Au final, une tonne de souvenirs en moins. Nicolas Mas se contrefiche de la gloriole, reconnaissance de pacotille au regard de l’aventure humaine. Seulement, dix ans plus tard, la blessure d’avoir été le « grand sacrifié » des célébrations n’est certes qu’un détail mais un détail aussi noueux qu’un tour de cravate mal ajusté, qui n’appartient qu’aux grands solitaires comme lui. "Mon titre, lui, on ne me l’enlèvera jamais", répond "Le Bus", revenant inlassablement tête baissée "au terrain". Confession intime ou catharsis ?


    Nicolas, vous êtes un ancien capitaine et international de l’USAP (85 sélections, record français pour un pilier), qui travaille aujourd’hui en tant qu’employé mécanicien chez un concessionnaire de Perpignan. Pourquoi cette reconversion discrète après la célébrité?

    On ne peut pas dire que je suis célèbre, je ne le pense pas. Ce nouveau métier me va bien, je suis épanoui, parce que je suis un taiseux. On va dire que j’ai toujours été un peu spécial. Champions ou pas, nous sommes des gens comme les autres. Je ne vois pas pourquoi, sous prétexte d’avoir été un ancien rugbyman de haut niveau, je devrais être chef d’entreprise, ouvrir un resto, porter de belles fringues et ne pas être simple mécano. Mon père était maçon et, comme lui, j’avais envie de revenir à un métier manuel.

    Vous dites être spécial?

    Je suis un quelqu’un de solitaire, de nature plus pessimiste qu’optimiste, j’ai toujours été comme ça, même si je le suis moins aujourd’hui, grâce au rugby, qui m’a poussé à m’ouvrir plus aux gens. Mais dans l’ensemble, je reste assez discret et très méfiant.

    Votre capitanat dans l’aventure menant au titre a pourtant été salué par tous vos anciens partenaires.

    L’objectif était de gagner la finale. Pour moi, le capitanat n’était pas du tout un objectif. C’est Bernard Goutta (l’entraîneur des avants) qui m’a poussé et m’a mis le pied à l’étrier. Il m’a choisi mais je savais que tous les gars pouvaient l’être aussi. J’ai dû forcer ma nature car j’étais assez négatif dans mes discours, mais bon, je voulais toujours que tout soit parfait, qu’on n’ait aucun regret car on avait quasiment tous la trentaine. C’était l’occasion ou jamais d’être champion.

    Rester focus sur l’objectif, tel était votre mot d’ordre?

    Houla, ça remonte à loin, avec le temps mes neurones sont moins actifs (sourire.). J’avais à mes côtés de grands garçons, des mecs responsables que j’essayais juste de guider. "Zaza" (Marty) était mon second, avec Pedro (Pérez), ils m’ont beaucoup aidé. Tout le monde a apporté ses idées, ses convictions, mais il fallait un capitaine, et c’est tombé sur moi.

    Ni grand causeur ni aboyeur, vous étiez un capitaine par l’exemple.

    Je n’étais pas là pour faire la nounou. Si certains voulaient me parler, il n’y avait aucun problème. Après, j’allais au feu s’il y avait besoin de négocier, je parlais avec les entraîneurs mais je ne me posais pas cinquante questions et je prenais mes responsabilités. Était-ce bien ou pas, je ne sais pas, mais j’étais comme ça. Le jour de la finale, lors du trajet en bus pour aller à l’hôtel, l’émotion était là, ce qui est normal. Cette émotion-là, elle peut te faire très bien jouer mais aussi déjouer. On s’est dit qu’il fallait aller au-delà, qu’elle devait nous rendre encore plus performant.

    Il faut y voir le vécu de l’ancien Bleu ?

    Oui, grâce à toute l’expérience que j’ai pu engranger avec le capitaine "Titi" Dusautoir, les anciens, Goutta, tous m’ont guidé et m’ont transmis ce qu’ils avaient appris des autres générations. Chaque génération a apporté, donné aux jeunes et ainsi de suite. Chacune porte le flambeau.

    Et vous, comment vous sentiez-vous le 6 juin 2009 ?

    Bien. La journée est super longue mais après, ça passe très vite. C’est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas les réseaux sociaux pour s’occuper mais, dix ans après, ce n’est toujours pas mon truc. Je savais qu’on ferait quelque chose, on avait cette faculté à gagner des matches qu’on aurait pu perdre. On a eu de la chance aussi. Pour moi, il y avait cet objectif de rapporter le planxot ici. Trop de temps était passé.

    Un demi-siècle.

    Ce Bouclier, c’est nous qui l’avons gagné mais plein de générations le méritaient autant que nous. Je l’ai dédié à Didier (Sanchez, son mentor en mêlée), à tous les gars avec qui j’ai commencé, Peillard, De Besombes, Meya, Konieck. Le rugby n’était pas leur métier, ils bossaient toute la journée, s’entraînaient entre midi et deux, ne gagnaient pas un pelo (sic) mais ils avaient l’amour du maillot. Il y a aussi les Majoral, Pradal et j’en passe, plus loin encore, Imbernon… Chez nous, pas mal de joueurs avaient de la bouteille, c’est important. Le retour de blessure de Greg (Le Corvec) nous a aussi permis de nous sublimer. Même si on avait pas mal de joueurs étrangers, tous les joueurs étaient dans le moule catalan.
     
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  6. FPS66

    FPS66 USAPiste bavard

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    SUITE :

    "On était un peu fous, comme des marginaux du rugby"
    Aviez-vous le sentiment d’être craints?

    L’USAP était crainte, bien sûr. Tous nos adversaires savaient qu’à Aimé-Giral il était compliqué de gagner. On avait en nous ce respect des générations précédentes, ça faisait notre force. On tenait aussi à faire respecter le quart d’heure catalan.

    Vous étiez la référence en mêlée au poste de pilier droit. Et cette dernière était décisive il y a dix ans.

    Je ne sais pas si elle faisait peur mais je peux dire qu’on bossait comme des malades pour être performants. Après, il n’y a pas de secret. Avec Didier Sanchez, on passait deux heures par semaine à s’envoyer sur le joug de Sainte-Marie, ça tremblait de partout. On avait quand même des joueurs très costauds. Collectivement, notre mêlée était très, très bonne. D’ailleurs, quand Scelzo sort sur blessure, Clermont perd une poutre qui l’a un peu déstabilisé. Je vais vous dire, sur ce match, on n’est pas transcendant, l’essai de "Zaza" nous fait du bien et après on s’envoie, mais on fait une meilleure finale en 2010, même si on la perd (19-6 contre Clermont).

    Flashback. Biarritz-Perpignan (défaite 12-10 le 18 avril 2009). L’USAP recule sur une mêlée et, le lendemain, une légende sans concession de L’Équipe accompagne l’image: "Et Mas sauta comme un bouchon de champagne"…

    Je devrais les remercier parce qu’à partir de ce jour-là, je me suis dit: "Jamais plus je ne me ferai bouger en mêlée." J’ai travaillé encore plus. C’est plus facile de critiquer quand on n’est pas sur le terrain. Parfois, j’aimerais dire "vas-y, mets les crampons…"

    Pauvres mal-aimés du Championnat…

    Peut-être qu’on en a fait râler certains (rire) ! Pour une fois que l’USAP était sur le devant de la scène, ça changeait. Je crois qu’on était juste différent des autres équipes. Ce club est différent, je l’ai toujours considéré ainsi. On était un peu fous, on ne rentrait pas dans les standards, comme des marginaux du rugby. En résumé, c’était ça notre vraie force.

    Vous concernant, la joie du titre a été de courte durée.

    Nous étions quatre joueurs (Guirado, Mermoz, Chouly et lui) à partir sur le champ pour une tournée des Bleus en Nouvelle-Zélande, donc je suis resté sur la retenue, je n’en ai pas assez profité. Franchement, ce qui m’a fait le plus chier, c’est de ne pas partager le Bouclier avec la foule, je n’ai pas vécu ça. Tout le monde fait la fête et toi, tu te casses au Novotel de l’aéroport. À Roissy, on dormait par terre car on n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Faire partir les finalistes de cette façon-là, c’est débile et complètement con. Je ne me voyais pas faire le type blessé et, en même temps, on est allé gagner chez les Blacks… Comme je dis toujours: "Mon titre, lui, on ne me l’enlèvera jamais." Je suis Champion de France et très fier d’avoir réalisé ça.

    Vous ne figurez pas non plus sur la photo officielle de la remise du trophée…

    Ça aussi… C’est la seule année où on a eu droit à une tribune de footballeur, ridiculement petite. Je ne suis pas le seul invisible sur la photo. On voit juste ma main… C’est un détail, mais il faut que je mette un post-it avec ma tête (rire).

    Votre joie « volée » a visiblement laissé des traces.

    Je le vis comme une déception. En plus, quand je reviens, je dois mendier pour avoir le Bouclier. Ma femme et celle de Guirado, qui voulaient nous préparer une surprise, ont galéré pour qu’on nous le prête une demi-heure. Tout le monde avait fait son planning et, ce jour-là, une personne de l’administration l’avait réservé. Je lui dis: "Attends, je suis capitaine de l’équipe, je reviens au bout d’un mois et je ne peux pas l’avoir? !" Tout le monde voulait le Bouclier à droite, à gauche, et moi je galérais pour l’avoir. L’USAP a été championne, ce fut magnifique mais aussi sa perte, parce qu’après ça, tout le monde s’est arrêté de vivre. Il ne faut pas se le cacher, ça doit être dit. En 2011, on a même failli descendre. On pense tous la même chose: ce titre n’a pas aidé l’USAP.

    Vous avez fini par récupérer le bout de bois…

    Avec Guillaume Vilaceca, on s’était juste dit qu’on le porterait au milieu des arènes de Céret. C’était très important car je vais voir les corridas depuis l’âge de huit ans. Voilà, c’était tout.

    Vous sembliez presque plus heureux avec l’équipe de France ?

    C’est très différent. Quand on remporte le Grand Chelem en 2010, c’est quelque chose d’aussi fort mais l’USAP, c’est quand même… J’ai toujours joué à Argelès, qui n’est pas très usapiste, mais moi, dès l’âge de onze ans, j’allais voir l’USAP le dimanche à 15 heures. C’était notre rituel, après j’étais stressé parce que le lendemain je devais aller à l’école. L’USAP, c’est mon club, je l’aime. J’ai voulu y être fidèle mais on ne m’a pas permis de le faire.

    "Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis mais moi, je suis très con"
    Peut-on un jour vous revoir au club?

    Je ne sais pas. Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis mais moi, je suis très con.

    Que vous évoque ce cliché auprès d’André Sanac, capitaine de l’USAP victorieuse en 1955 ? Et si, dans cinquante ans, vous étiez l’homme de gauche sur la photo?

    Ce fut un honneur et une fierté de poser à ses côtés. On ne peut qu’avoir du respect pour ce qu’il a accompli avec l’USAP. Sinon, je n’aime pas trop qu’on parle de moi. Notre groupe a fait beaucoup d’efforts pour arriver à cette consécration. Sur le terrain, on ne formait qu’un. Je me souviens qu’Olivier Saisset, qui m’a fait débuter et que j’apprécie énormément, disait souvent: "Avec le grand Béziers, on ne s’aimait pas mais, quand on était sur le terrain, personne ne bougeait." Je suis un peu comme ça. Je n’ai jamais fait jeunesse, je ne suis jamais sorti, je n’ai pas de souvenirs de bringues, tous ces trucs du rugby… J’ai donc dû me faire respecter sur le terrain, il ne me restait que ça. Certains se font respecter en troisième mi-temps, pas moi, je n’aimais pas me foutre des gaz et certains n’aimaient pas mon attitude. J’étais très introverti, je ne dormais pas chez les copains, j’étais tout le temps avec mes parents, donc j’étais obligé d’être performant sur le terrain, sinon les gars, ils se disaient: "Ce mec ne pense qu’à sa gueule". J’ai dû me bagarrer avec cette étiquette tout au long de ma carrière. Mais pour moi, le plus important a toujours été le terrain. Je le répète parfois à mes trois enfants: "Le terrain, rien que le terrain."
     
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  7. latulipe13

    latulipe13 Titan du forum

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    Allez les bouches , continuez de baver sur Monsieur Nicolas Mas en écoutant toujours les mêmes histoires de fielleux !!
    Bravo Nico et surtout merci, pour moi t'es un des plus grands Champion que l'Usap ai connu . :top::top::top:
     
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  8. jo basile

    jo basile Passe son temps sur le forum

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    Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis mais moi, je suis très con, qu'il a dit la patote, on le savait déjà.hahahahahaha
     
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