Vous ne voulez plus avoir de publicité sur le site ? Abonne-toi et deviens membre Premium !  >>> Je m'abonne <<< 

Une coopérative de prostituées à Ibiza

Discussion dans 'Discussions Diverses' créé par Hcupisant, 3 Mars 2014.

  1. Rentre dans la mêlée des discussions enflammées ! :) Inscris toi en 2 minutes, et même en 10 secondes grâce à ton compte Facebook ! Les supporters t'attendent pour partager des avis !
    JE M'INSCRIS ›››
    Rejeter la notice
  1. Hcupisant

    Hcupisant Passe son temps sur le forum

    Messages:
    4 129
    Notations:
    +81 / 0 / -0

    Partager cette page

    Onze femmes se sont regroupées pour être mieux protégées. Une première.


    Des prostituées de l'île d'Ibiza, aux Baléares, ont créé une coopérative leur permettant de payer leurs impôts et de bénéficier de la sécurité sociale, expliquant qu'il s'agit de la première initiative de ce genre en Espagne. Onze femmes d'une vingtaine ou d'une trentaine d'années, venues d'Espagne, d'Italie ou de pays de l'Est, se sont enregistrées en novembre auprès des autorités locales en tant que membres de la coopérative Sealeer, offrant des services sexuels, explique leur porte-parole, Maria José Lopez. "Nous sommes des pionnières. Nous sommes la première coopérative en Espagne capable de fournir une couverture légale aux filles", assure-t-elle, ajoutant que la coopérative espère attirer 40 femmes supplémentaires.



    Maria José Lopez n'est pas une prostituée, mais une femme au foyer de 42 ans qui représente les autres femmes de Sealeer. Comme toute autre coopérative, les membres de Sealeer déclarent leurs revenus et paient des impôts, ce qui leur ouvre les droits à la santé publique, à la retraite et à d'autres avantages sociaux. Selon un rapport parlementaire de 2007, les Espagnols dépensaient alors 50 millions d'euros par jour pour payer les services de prostituées, au nombre de 400 000 dans le pays. A Ibiza, dont les plages attirent chaque année des millions de touristes étrangers, "la prostitution draine d'énormes sommes d'argent pendant l'été", dans les bars à hôtesses et les appartements privés, remarque Maria José Lopez. "De la même manière que les autorités contrôlent les hôtels et les restaurants, pour s'assurer que les salariés sont déclarés, elles devraient aussi constater que les filles sont bien traitées et agissent dans la légalité", ajoute la porte-parole.

    La prostitution en Espagne n'est pas illégale mais en novembre, le gouvernement a présenté un projet de loi dans lequel il prévoit de sanctionner par des amendes les personnes qui seraient surprises avec des prostituées près des écoles. A Barcelone, les autorités infligent des amendes à ceux qui recourent aux services de prostituées dans les rues, et celles de Madrid projettent de faire de même.

    "Donner de l'indépendance"
    La coopérative "est un moyen de donner aux femmes de l'indépendance par rapport aux réseaux de proxénètes, pour les femmes qui choisissent d'exercer cette profession", souligne Gloria Poyatos, ancienne avocate devenue juge, qui a conseillé les prostituées d'Ibiza. "Je pense que quelque chose change. Un débat s'amorce dans la société sur la question de régulariser ou non la prostitution", ajoute-t-elle. Bien que la prostitution soit tolérée dans la pratique en Espagne, le sujet est sensible. "Dans ce cas, nous parlons d'une minorité de prostituées supposées être libres, mais en réalité, dans la plupart des cas, elles n'ont pas vraiment le choix", remarque Ignacio Arsuaga, le président du groupe de pression conservateur HazteOir. "Réglementer la prostitution peut porter préjudice aux victimes qui sont exploitées, aux esclaves sexuelles".

    Source : l'Indép
     

Partager cette page