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LA CHRONIQUE D'ELS DE P@RIS : INCOLORE ET SANS SAVEUR (Edimbourg-USAP H Cup, 5e journée)

Discussion dans 'Forum TOP14' créé par Els de P@ris, 15 Janvier 2014.

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  1. Els de P@ris

    Els de P@ris USAPiste bavard

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    S’il y a bien quelque chose pour laquelle notre USAP s’est toujours entendue, c’est de nous faire passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Les Arlequins ne le sont pas pour rien, et la vie de supporter catalan est rythmée par ces hauts et ces bas passionnés, dignes d’un grand 8 de fête foraine, à l’échelle d’une saison, voire même d’un même match. Et que ce soit dans les moments les plus douloureux comme le moments les plus extatiques, même si ce n’est que du sport, c’est cela qui fait que notre équipe colore notre vie de supporter. Or, il faut reconnaître que depuis décembre, le supporter catalan a de quoi broyer du noir, même si l’heureuse victoire contre Bayonne a remis un coin d’azur dans son ciel. Mais au-delà des résultats, le supporter a du mal à reconnaître son équipe, perpétuellement en difficulté sur ce qui a toujours fait sa force, et semblant peu concernée (ou par intermittences) par les fondamentaux de notre sport.
    Et comme revenait la H Cup, on pouvait se demander si ce match sans pression autre que celle d’un hypothétique repêchage en Challenge (autant dire pas de quoi trembler) allait permettre à notre USAP de repartir sur de bonnes bases et de retrouver ses couleurs. Edimbourg avait montré aux match aller de belles dispositions, mais rien de terrifiant, et l’ambiance sépulcrale de Murrayfield, malgré un beau contingent chamarré de sang et or (dont une vingtaine d’Els de P@ris), donnait presque une ambiance champêtre. Et même si le maillot blanc ne donnait pas le meilleur des présages, on était prêt à voir notre équipe retrouver sa palette.

    Le début du match était dominé par l’étonnant spectacle du mur bleu constitué par les sièges vides, qui faisait qu’on avait bien du mal à rentrer dans cette partie. Mais on ne tardait pas aussi à retrouver ce qui nous irrite chez notre équipe. D’abord, une incapacité à mettre le bleu de chauffe devant, à faire mal à l’adversaire dans l’axe, à chercher à pourrir les ballons, à déblayer. Dans ce registre, notre Pedro national semble bien seul, et quand on voit comme souvent David Marty et un autre trois-quart au déblayage, et des avants prêts à jouer au large, on se dit qu’on met un peu la charrue avant les bœufs. Pendant ce temps, la 3e ligne écossaise se régalait, montrant qu’il ne s’agissait pas que d’une question de puissance…
    Autre aspect récurrent, cette capacité à se faire avoir comme des bleus en défense, comme sur ce premier essai où, certes, les joueurs qui vont cette fois déblayer n’ont pas de réussite, mais où le replacement fait défaut, ou comme sur le troisième essai, suite à une récupération et un coup de pied vicieux, mais pas non plus impossible à contrôler.
    Enfin, et il faut reconnaître qu’à ce niveau-là, nous ne sommes pas aidés, l’interminable série des bleus et bosses continue pour notre équipe, avec une seconde ligne décimée, ce dont nous n’avions pas besoin en cette période internationale qui s’annonce…

    Mais bien sûr, le tournant du match fut, comme souvent, marqué par la couleur jaune, celle du carton d’un Guilhem Guirado décidément peu en réussite ces-temps-ci, carton immédiatement payé cash et qui nous a définitivement sortis du match. On peut évidemment gloser sur le contexte H Cup, mais pour le coup, l’arbitrage a été plutôt correct, on peut aussi voir dans l’indiscipline de nos joueurs la cause de tous nos maux. Mais on ne peut s’empêcher de penser que ce manque d’organisation qui caractérise notre équipe dans la conquête et le replacement se paie cher à chaque fois, d’autant que le jeu tout en mouvement prôné par le staff est très éprouvant, et peut rapidement entamer la lucidité des joueurs, et donc les amener à la faute. On peut difficilement reprocher à nos joueurs de manquer de vaillance, mais on a l’impression que l’équipe dépense énormément d’énergie de façon désordonnée, et qu’il est relativement facile à nos adversaires d’appuyer là où ça fait mal.

    Et ce problème s’est avéré samedi d’autant plus vif que notre ligne de ¾ n’a pas eu son rayonnement habituel. Largement recomposée, elle a fait penser au violet du raisin prêt à être vendangé. Nos ¾ avaient cette fois sorti comportes et sécateurs, et se sont livrés à une vendange de premier ordre, avec deux points d’orgue : à la demi-heure de jeu, où notre équipe parvint à entrer dans l’en-but écossais sans scorer, et se livra à un pilonnage intensif sans aucun résultat, un en-avant de Leo ponctuant la séquence (mais comment en vouloir à Dan, qui devait être sollicité pour la 5e fois en 3 minutes ?). Et malgré un pack pour une fois dans de bonnes dispositions (il est vrai que le 5 de devant n’est pas la spécialité des Écossais, loin de là…), l’USAP enchaînait les temps de jeu (17 en début de seconde mi-temps !), mais sans résultat.
    Et si on peut regretter telle ou telle maladresse, cibler les soucis de finition comme cause essentielle de nos problèmes, il en est de cet aspect comme celui de la discipline : si on ne regarde que les cartons ou les en-avants, on ne voit que le bout de la lorgnette. On peut encore une fois s’interroger sur un jeu abusant de passes sans véritable fixation de l’adversaire, sur un jeu finalement très peu varié, et très prévisible, finalement facile à contrer. Les joueurs d’Edimbourg ont gentiment attendu et appuyé là où ça faisait mal, pour mener très largement avec une possession de balle très inférieure, et un pack loin d’être souverain, hormis une 3e ligne qui s’est régalée pendant 80 minutes. Voir Mjekevu vouloir relancer à toute vitesse en fin de match pour faire un en-avant en était le triste symbole, même si à ce moment-là, l’enjeu était devenu néant…

    Alors, le vert de l’espoir a-t-il encore sa place dans toute cette grisaille ? On peut mentionner l’essai de Maxime Delonca, mais on est vraiment dans l’anecdote à ce moment du match. Alors, bien sûr, on peut se rassurer en se disant que les joueurs ne lâchent pas, qu’ils continuent d’entreprendre, qu’ils font preuve d’une belle abnégation, malgré les circonstances contraires.
    Mais tout ceci donne l’image d’un collectif très vert, manquant de maturité, toujours en construction. Alors oui, il faut du temps, mais le Top 14 et la H Cup en donnent peu, et cela fait plus d’un an que le projet Delpoux existe, sans vraiment donner l’impression de mûrir véritablement. Du coup, même si on se dit que la chance peut tourner (elle l’a fait contre Bayonne cependant), on ne peut se contenter d’espérer trouver un trèfle à quatre feuilles sur les pelouses où on se déplace…

    Finalement, quand l’arbitre renvoya tout le monde au vestiaire, on était surpris de ne même pas être rouge de colère. On se trouvait désabusés, en se demandant si on avait vraiment vu un match de l’USAP. Alors bien sûr, l’enjeu n’avait pas de quoi chauffer à blanc le supporter catalan, la perspective d’un quart de finale d’Amlin Cup à l’extérieur faisant autant rêver que ce match a visiblement fait rêver les supporters écossais. Mais au-delà de ce contexte, force est de constater que la performance de nos joueurs s’est avérée assez atone, et dans la droite ligne de ces dernières semaines, l’inquiétude et la colère faisant place à une sorte de fatalisme. La saison européenne va donc s’achever dans l’indifférence la plus totale dimanche prochain, il restera à d’abord éviter une fin de saison noire en Top 14.
    Pour cela, il faudra retrouver des couleurs, de la cohérence dans le jeu, et un flamme qui fait parfois défaut, et qui semble se réduire chez les supporters. Gloucester pourra faire figure d’entraînement, avant le redoutable défi qui nous attend du côté de l’Isère, où on espère qu’après tous ces nuages surgira un bel arc-en-ciel et une fin de saison ensoleillée. Tout cela semble loin, mais le pire serait de perdre la foi, pour les joueurs comme pour les supporters, ou pour le chroniqueur gagné par l’angoisse de la page blanche... Il faut donc se remettre la tête et le jeu à l’endroit, et si le match de dimanche prochain doit avoir un sens, c’est bien celui-là. L’USAP doit reconstruire sa palette si elle veut se remettre à peindre le rugby français en sang et or !
     
  2. catalan92

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    :262944: bravooooo comme d habitude
     

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