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Faits, règle, sanctions... tout ce qu'il faut savoir sur l'"affaire Racing" - Rugbyrama

Discussion dans 'Articles de presse' créé par Articles de presse, 7 Octobre 2016.

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  1. Articles de presse

    Articles de presse Titan du forum

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    TOP 14 - Des traces de corticoïdes ont été trouvées dans les urines de trois joueurs du Racing 92 à l'issue de la finale du championnat de France remportée face à Toulon en juin. Mais les échantillons positifs de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, ne déboucheront pas forcément sur une sanction pour dopage. Explications.

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  2. Carto

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    Ce qu'il faut savoir sur les corticoïdes
    Le 07/10/2016 à 00:05:00 | 6 Commentaires
    Médicaments anti-inflammatoires utilisés dans de nombreux cas, les corticoïdes font aussi partie de l'arsenal traditionnel des pratiques dopantes. Le débat sur leur détournement a resurgi avec les révélations des Fancy Bears.

    [​IMG]
    Les corticoïdes sont interdits en injection ... sauf AUT (Presse Sport)

    Que sont les corticoïdes ?
    Le corps humain produit naturellement, à faibles doses, des corticoïdes, par les glandes surrénales (juste au-dessus des reins). Ce sont des hormones stéroïdiennes à l'effet anti-inflammatoire. La molécule a été recréée par les laboratoires depuis des décennies et a permis de développer une large variété de médicaments anti-inflammatoires : des pommades aux aérosols en passant par les injections. Les corticoïdes sont prescrits aussi bien pour des problèmes dermatologiques (eczema), des bronchites chroniques, l'asthme, des allergies ou des maladies rhumatismales.
    Quels sont les effets dopants ?
    Pour les sportifs, le principal effet dopant des corticoïdes est de retarder l'apparition de la fatigue. Ils renforcent l'effet de forme physique en diminuant les sensations de douleurs. Les effets sur les performances en elles-mêmes font l'objet de débats. Les corticoïdes font partie de l'arsenal traditionnel des sportifs qui souhaitent se doper dans les épreuves d'endurance comme le cyclisme.Le produit est interdit depuis plusieurs décennies mais il n'est détectable que depuis une quinzaine d'années. Lance Armstrong est un cas emblématique : il avait subi un contrôle anormal aux corticoïdes lors du Tour de France 1999 mais avait produit a posteriori une ordonnance (qui se révélera antidatée).
    Que dit l'agence mondiale antidopage sur les corticoïdes ?
    Dans le règlement de l'agence mondiale antidopage, les corticoïdes font partie des substances interdites en compétition : « Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu'ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale». Les sprays et les pommades sont donc autorisées. Les sportifs peuvent par ailleurs avoir droit à des autorisations à usage thérapeutique (AUT) pour les corticoïdes, sur ordonnance d'un médecin. Les injections intra articulaire ou péri articulaire peuvent aussi être utilisées avec une déclaration d'usage à fournir en cas de contrôle anormal.

    Les corticoïdes se sont retrouvés au centre de débats après les révélations des Fancy Bears : ce groupe de hackers a publié une série de dossiers d'athlètes présents aux JO et qui bénéficiaient d'AUT, notamment pour les corticoïdes. Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France 2012, a concentré les débats sur son cas personnel : le Britannique avait eu une ordonnance pour des corticoïdes en injection quelques jours avant le départ du Tour. En cyclisme, une partie des équipes professionnelles, membres du MPCC (mouvement pour un cyclisme crédible), a adopté une position plus stricte : les coureurs qui se soignent avec des corticoïdes sont mis au repos. Mais le MPCC reste minoritaire dans le monde du sport.
     
  3. Carto

    Carto Titan du forum

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    TOP 14 - Des traces de corticoïdes ont été trouvées dans les urines de trois joueurs du Racing 92 à l'issue de la finale du championnat de France remportée face à Toulon en juin. Mais les échantillons positifs de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff, ne déboucheront pas forcément sur une sanction pour dopage. Explications.
    • Les faits
    Le 24 juin dernier, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) contrôle tous les joueurs de la finale du championnat de France délocalisée au Camp Nou à Barcelone et remportée par le Racing 92 face à Toulon (29-21). Dans les urines de trois des principaux joueurs du nouveau champion de France sont retrouvées des traces de corticoïdes, produit interdit en compétition sans autorisation médicale.

    Les Néo-Zélandais Dan Carter, Joe Rokocoko et l'Argentin Juan Imhoff, les trois joueurs concernés, avaient été déterminants dans la victoire héroïque du Racing, en infériorité numérique pendant plus d'une heure.

    • Qui dit quoi ?
    Simon Porter, agent des Néo-Zélandais Dan Carter et Joe Rokocoko, a affirmé ce vendredi que la prise de corticostéroïdes par les deux joueurs répondait à une "utilisation thérapeutique". Un peu plus tard, le Racing admettait dans un communiqué que les deux stars ne possédaient pas d'autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (AUT) puisque leur traitement aux corticoïdes était "autorisé".

    "Il s'agit de traitements administrés par voie autorisée, prodigués en réponse à des pathologies avérées, plusieurs jours avant la finale du Top 14 et ne nécessitant pas d'AUT", selon le club.

    [​IMG]
    Dan Carter et Joe RokocokoAFP

    • Quelle est la règle en matière de corticoïdes ?
    Les corticoïdes aux vertus multiples (anti-inflammatoires, antalgique, anti-allergiques...) sont interdits en compétition lorsqu'ils sont utilisés par voie systémique (orale, intraveineuse, intramusculaire ou rectale). Ils sont autorisés par voie locale (articulaire, tendineuse, épidurale, cutanée et inhalée).

    Les analyses antidopage ne peuvent pas déterminer la voie d'administration et sont donc toujours rendues positives. D'où la nécessité d'obtenir une AUT en cas d'usage systémique, ou de déclarer la prise de corticoïdes par voie locale lors du contrôle antidopage.

    • Quel est l'usage avancé par les joueurs ?
    Blessés respectivement à un mollet et à un genou, Carter et Rokocoko ont eu recours à des corticoïdes plusieurs jours avant la rencontre, par le biais d'infiltrations par voie articulaire ou tendineuse, ne nécessitant rien d'autre qu'une déclaration en bonne et due forme au moment du contrôle.

    • Quelle est la mission de la fédération ?
    L'AFLD, responsable du contrôle et de l'analyse, a transmis le dossier à la Fédération française de rugby (FFR). La FFR, qui a reçu le courrier "il y a plusieurs semaines", dispose de dix semaines pour prendre une décision. La Commission disciplinaire de lutte contre le dopage de la FFR a ouvert une procédure. Les trois joueurs ont été convoqués mais pas encore auditionnés, a indiqué vendredi la fédération à l'AFP.

    La commission doit maintenant analyser et comparer les résultats rendus par le laboratoire avec le dossier médical des joueurs. En clair, les quantités de corticoïdes retrouvées dans les urines correspondent-elles à la prise déclarée en termes de date, de quantité et de mode d'administration ? Une pratique courante consiste en effet à déclarer l'usage de corticoïdes par voie autorisée et à l'utiliser par une voie prohibée.

    [​IMG]
    Juan Imhoff (Racing 92) - septembre 2016Icon Sport

    • Que risquent les joueurs et le club ?
    Si la FFR estime qu'il y a un décalage entre les déclarations et les résultats des analyses, les joueurs pourront être suspendus. Dans ce cas, la sanction ne devrait pas être longue. Les sanctions sont susceptibles d'appel.

    Le club pourrait pour sa part être sanctionné si, comme le prévoit le code mondial antidopage, trois joueurs au moins sont reconnus positif. Pour cela, il faudrait donc qu'aucun des trois mis en cause ne parvienne à convaincre les "juges".
     

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