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Et C'est Reparti Pour Pleins D'articles Sur L’usap Dans L’indep (et Autres Médias)

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https://www.lindependant.fr/2018/04/26/demi-finale-de-lusap-cocagi-le-mur-du-pacifique,3918992.php
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Demi-finale de l'USAP : Cocagi, le mur du Pacifique

84% : Adrea Cocagi est le joueur qui affiche le meilleur pourcentage de plaquages réussis avec l’USAP.

Ne comptez pas sur nous pour lui dire qu’il a un prénom de nana. Qu’il roule les « r » comme les anciens des Haut-Cantons bien de chez nous. Ou qu’il est le seul Fidjien à ne pas savoir faire un crochet. Non, parce que dans le genre impressionnant, difficile de faire mieux qu’Adrea Cocagi, ses bras gros comme deux cuisses, son dos large comme l’océan Pacifique et ses tampons, devenus marques de fabrique. Gavin Hume, Lifeimi Mafi et maintenant Cocagi : l’USAP s’est construit une lignée de centre distributeurs de caramels, forts en chocolat. Cette saison, le Fidjien s’est imposé comme le digne héritier. à grand coup d’humilité, de travail, de précision aussi.

Car gagner quelques impacts, c’est déjà quelque chose. Mais être le plaqueur le plus efficace de l’équipe (84 % de plaquages efficaces) en est une autre. « Quand je suis arrivé à l’USAP, j’aimais déjà ça, défendre. J’ai les qualités pour le faire naturellement. Mais depuis que je suis ici, Patrick (Arlettaz, l’entraîneur) m’a beaucoup appris, surtout au niveau de la technique de plaquage. Le coach m’a fait bosser les skills défensives, et Lifeimi Mafi (capitaine et trois-quarts centre) m’a aidé à travailler le timing. Maintenant, je peux mettre un tampon (en français dans le texte s’il vous plaît), à chaque fois que je le veux. Et puis, le public d’Aimé-Giral aime aussi les gros plaquages, et ça aussi, ça me plaît ».

Si Gavin Hume (1,87, 104 kg) avait pour lui sa force de fermier sud-africain concentrée sur le haut du corps, si Lifeimi Mafi a pu peaufiner sa « tackle-tech » depuis son Tonga natal jusqu’en Irlande chez ceux qui défendent debout, Adrea Cocagi allie désormais les deux qualités. Le tout doublé d’une bestialité qui caractérise les joueurs du Pacifique. « Déjà, on est « big » (gros), sourit Cocagi. La défense c’est quelque chose que l’on a en nous. Et puis, c’est notre vision du rugby : les longues courses, les gros plaquages, faire avancer l’équipe ».

Quand il rentre sur un terrain, Cocagi, c’est d’ailleurs un peu comme quand Stallone retourne sa casquette avant de tâter du bras de fer dans le film du même titre (« Over the Top », ndlr). « En ce qui me concerne, je ne pense qu’à ça : détruire mon adversaire. Quand je suis sur la pelouse avant un match, je cherche du regard celui qui a le même numéro que moi dans le dos. Et je me dis toujours qu’après avoir pris son premier ballon, il ne faut pas qu’il ait envie d’en prendre en deuxième ». À 24 ans, Cocagi a tout l’avenir et deux ans de contrat avec l’USAP devant lui. Un Fidjien qui aura un rôle prépondérant à jouer lors de la demi-finale face à Mont-de-Marsan ce dimanche. En espérant la finale la semaine suivante. Et en attendant de le voir se mesurer aux monstres du Top 14 : Nonu, Bastareaud, Radradra. Caramels et chocolat.
 
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https://www.lindependant.fr/2018/04/27/usap-j-2-tout-ce-quil-faut-savoir-avant-la-demi-finale,3919013.php

J-2... tout ce qu'il faut savoir avant la demi-finale

Stats en stock
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Le nombre de points terrain récoltés par le Stade Montois à Aimé-Giral ces quatre dernières saisons. Un succés bonifié (44-20) cette saison et trois bonus défensifs en 2016-17 (19-16), en 2015-16 (14-9) et en 2014-15 (25-21). Méfiance, vous avez dit méfiance ?

Entre guillemets
Je ne m’explique pas ces 36 points en seconde période, c’est l’échec de l’équipe toute entière et on doit assumer. (Le demi de mêlée Tom Ecochard au soir de la défaite, 44 à 20, face à Mont-de-Marsan à Aimé-Giral)

L'avis d'un coach
Patrick Furet, entraîneur de Dax : "L’USAP a fait une saison honorable dans la régularité pour être aujourd’hui première. Ils ont toutes les chances de pouvoir conclure ces phases finales en remportant le titre en allant au bout de tout ce qu’ils ont entretenu depuis le début de saison. Ils ont une conquête qui a su avoir le dessus sur les autres avec aussi un jeu complet grâce à des joueurs de qualité qui ont su faire la différence. L’USAP fait partie des équipes les plus complètes de ce championnat. Après, ça me ferait plaisir pour le club et pour le staff que Perpignan remonte en Top 14. Il mérite de retrouver sa place dans l’Élite du rugby français. Les voir remporter le titre serait juste logique."

L’ancien
Laurent Saliès, ancien ouvreur et arrière de l’USAP (1997-1999) : "Un 36-15 pour l’USAP. Ils annoncent de la pluie dimanche, ça ralentira peut-être un peu le jeu. Il faudra les déplacer pour étirer les blocs de Mont-de-Marsan. Vu le contexte, vu le stade qui va être plein à craquer, ils vont gagner. Je les vois monter. Dans l’autre demi-finale, Montauban-Grenoble, je vois Grenoble revenir fort. Mais à la fin je vois l’USAP championne".

Flash saison
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USAP-Vannes (16-12, 15 février 2017). La tête de Berend Botha. Cabossée à Biarritz (fracture plancher orbital). Triomphante face à Vannes, au milieu d’une nuée de défenseurs.

Un peu d’histoire...
Les stades de Perpignan. Les stades de la ville, que vous évoque leur nom ? Aimé-Giral, vous connaissez ! Et le stade du Haut-Vernet ? Gilbert Brutus, fondateur du Stade Olympien Perpignanais (SOP) fut un excellent centre, entraîneur (5 finales et deux titres en 25 avec l’USP et 29 avec Quillan) et arbitre. Il favorisa la fusion ASP-SOP d’où naquit l’USP. Résistant, il mourut sous la torture. Jean Laffon ? mécène et dirigeant à la naissance du rugby. Disparu au front lors de la guerre 14-18. Le stade Roger-Ramis au Moulin à Vent ? Roger Ramis joua six finales avec l’USP, dont deux titres. Brillant centre, international aux trois sélections, son caractère le priva de bien d’autres capes car il refusa, en authentique Catalan, de serrer la main du président de la Fédé. André Sanac a donné son nom au stade de la Plaine des Jeux. International, courageux meneur d’hommes, il conduisit ses troupes au titre de 55. L’USAP s’entraîne souvent à André-Sanac pour le grand bonheur des Z’Académiciens...

Mini billet
Baby fait de la résistance. N’écoutez pas les vieux. Ils vous diront qu’à leur époque, ils seraient morts sur le pré. Que le rugby valait les tranchées. Que vous êtes des enfants gâtés. Qu’ils n’avaient même pas les moyens de se doper. Ils vous expliqueront comment plaquer, courir, respirer. Et quand au bout d’une minute vous prendrez une pénalité, vous les entendrez râler. Les jeunes, ne vous laissez pas bercer par le ronronnement des vieux. Ils rêvent encore de la vieille boucherie passée. "Le croche-patte dans la tête, le coup de pompe dans les guiboles, la fourchette, la cravate au niveau de la gargante, le coup de courge dans la côtelette", listait Herrero. Tout ça, c’est terminé. Enterré. Bon, peut-être pas la fourchette... Allez les gars, tous ensemble, comme les footeux : "T’as gueule l’ancien !" (sauf Jeff et les grands baraqués). C’était du rugby papy, pas le Vietnam. Reste méchant,
Cocagi, balance ta petite claque, Acebes, découpe le petit d’en face, captain’Mafi. Mais par pitié ne gâche pas tout. La furia oui, la folie non. Garde ton calme, c’est pas Bagdad. Ne noie pas nos espoirs dans un carton de rouge.
Coup de cœur, coup de gueule, L’Indep se permet tout.

Vu sur le web
https://www.instagram.com/p/BiCc9JQBZPS/
Hâte
Le jeune ouvreur de l’USAP (22 ans) a publié une photo sur le réseau social avec la description "Hâte". En commentaire, un certain Dewaldt Duvenage a commenté "Bonne chance Romuald", avant que son capitaine Lifeimi Mafi rajoute un "Solide".
 
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https://www.lindependant.fr/2018/04/27/usap-ecochard-appele-par-les-baby-barbarians,3919069.php
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USAP : Ecochard appelé par les Baby Barbarians

Après Alan Brazo, Raphaël Carbou et Enzo Forletta, Tom Ecochard est le quatrième catalan appelé par cette nouvelle sélection.

Constitués par les meilleurs espoirs de Pro D2, les Baby Barbarians disputeront une rencontre face à la Géorgie, le jeudi 31 mai à Tbilissi.

Tom Ecochard remplace le demi de mêlée de Biarritz Maxime Lucu, forfait.

Pour rappel, cette sélection est entraînée par le duo Christophe Laussucq-David Auradou, par ailleurs coaches de Mont-de-Marsan, adversaire de l'USAP en demi-finale ce dimanche (14h15 à Aimé-Giral).


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https://www.lindependant.fr/2018/04/27/usap-trois-minutes-chrono-pour-vendre-les-200-dernieres-places-de-la-demi-finale,3919035.php

USAP : trois minutes chrono pour vendre les 200 dernières places de la demi-finale

La durée de vie des dernières places disponibles pour la demi-finale de Pro D2 a été très courte. Il n'aura fallu que 3 minutes pour vendre les 200 places retournées par Mont-de-Marsan et mises en vente par la billetterie en ligne de l'USAP.
Déjà un record de tombé à quelques heures de la demi-finale entre l'USAP et Mont-de-Marsan. Ce matin, le club sang et or a mis en vente le dernier lot de 200 places. L'ouverture de la billetterie était prévue à 10 h précise. Top chrono. Trois minutes plus tard, on fermait le ban. Terminée, la vente express n'a pas traîné et les supporters catalans ont raflé les derniers sésames pour le rendez-vous de dimanche.

Inutile de dire -on le savait déjà- mais le chaudron d'Aimé-Giral sera bouillant dimanche pour cette demi-finale.


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https://www.lindependant.fr/2018/04/28/video-demi-finales-de-pro-d2-les-mascottes-font-monter-la-pression,3919281.php
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Demi-finales de Pro D2 : les mascottes font monter la pression

La LNR a produit une mini-série de trois vidéos pour promouvoir de manière décalée les demi-finales de PRO D2, avec le concours des mascottes des clubs.

A quelques heures du coup d'envoi des demi-finales de Pro D2, les joueurs et les supporters sont sur les "starting block". Entre impatience et espoir, tout le monde rêve à une place en finale. A commencer aussi par les mascottes des quatre clubs devenues les vedettes de trois mini films de présentation imaginées par la LNR. Un vrai régal.

Ils s'appellent Buzoka, le petit taureau de Mont-de-Marsan. Cap de Burro, l’âne de Perpignan. Kipic, le hérisson de Montauban et Mouthy, le gentil mammouth du FC Grenoble.

Les quatre mascottes des clubs en lice ce week-end pour atteindre la finale de Pro D2 et ainsi rêver d’accession au Top 14.

A travers trois films, on peut ainsi découvrir de manière originale et humoristique comment les mascottes, se préparent activement pour les demi-finales.

Trois séquences : "Pomponnage"; "Préparation mentale" et "Préparation physique" permettent aussi de mieux connaître ces mascottes qui font la fierté des supporters.





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https://www.lindependant.fr/2018/04/28/usap-la-guerre-deux-trois,3919296.php
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USAP : la guerre d'eux trois

La réussite des sang et or cette saison est aussi celle d’un staff technique en parfaite alchimie.

L’équilibre naît parfois dans l’urgence. Septembre 2016 : l’USAP, quinzième de Pro D2, est en perdition. Le directeur sportif Christian Lanta arrête les frais et tranche dans le vif. Exit les entraîneurs François Gelez et Philippe Benetton, dont le discours ne passe plus auprès du groupe. Patrick Arlettaz et Perry Freshwater sont appelés au chevet d’une USAP mal en point(s). Dix-neuf mois plus tard, les sang et or peaufinent leurs derniers réglages avant de recevoir le Stade Montois demain, en demi-finale d’accession au Top 14, au terme de leur meilleure saison en Pro D2. Si les joueurs tirent la quintessence de leur potentiel, c’est aussi parce que le staff technique les met dans des conditions idoines. Hiérarchie claire et organisation huilée donnent le pouls d’une USAP aujourd’hui en parfaite osmose sur le plan sportif. « Ce qui gangrène les staffs, en interne, c’est la boulimie de pouvoir, de responsabilités et aucun de nous trois n’est dans cette recherche-là », assure Arlette. Et ça devrait durer encore au moins un an puisque Christian Lanta, Patrick Arlettaz et Perry Freshwater sont sous contrat jusqu’à la fin de la saison prochaine.
  • Lanta, le boss
Le responsable du sportif, c’est lui. Le Professeur (65 ans) se charge de tout ce qui pourrait parasiter le travail de ses entraîneurs et les laisse se concentrer sur le terrain. Contraint d’intervenir sur la fin du règne Gelez-Benetton, Christian Lanta laisse désormais carte blanche aux coaches sur le rectangle vert. « Je ne serais jamais venu s’il avait fallu entraîner sur le terrain du matin au soir, souligne l’ancien agenais. C’était ma passion et ça le reste, mais j’avais envie d’une autre mission ». À Aimé-Giral, c’est l’œil de Moscou. Le futur centre sportif ? Il multiplie les rendez-vous avec les responsables politiques pour faire avancer le dossier. Le recrutement ? Une fois un profil validé par le staff, Lanta n’hésite pas à avaler le bitume pour rencontrer un joueur et le convaincre de rejoindre l’USAP. Il reste proche du vestiaire et participe aux compositions d’équipe qui nécessitent un accord tripartite (Lanta, Arlettaz, Freshwater). Il est très attentif à la communication et protège au maximum les joueurs des sollicitations externes. En cas de coup dur (Ratini, Potgieter...), il veille à ce que le vestiaire soit mis au courant avant que l’information ne fuite dans la presse.
  • Arlettaz, l’architecte
Le traumatisme de la descente vécue dans l’ombre de Marc Delpoux (2014) aura donné à Patrick Arlettaz (46 ans) une certitude : il ne reviendrait à l’USAP qu’à condition d’être le patron sur le terrain. C’est, en substance, le message qu’Arlette a fait passer à Christian Lanta quand le directeur sportif l’a sollicité pour un retour (septembre 2016). Une fois exaucé, Arlettaz s’est mis au boulot. Responsable du mouvement général et de l’animation, il prend grand soin de la dynamique de vestiaire. Investi et passionné, l’ancien centre échange beaucoup avec ses joueurs, en grande majorité séduits par sa personnalité, sa connaissance du rugby, le style de jeu qu’il impose à l’USAP et les résultats qui suivent, bien sûr.
  • Freshwater, le spécialiste
Pénaltouche, mêlée, touche, groupés-pénétrants et réceptions de coups d’envoi, c’est pour Perry Freshwater (44 ans). L’ancien pilier s’est laissé convaincre par Arlettaz et Lanta de prendre en main la conquête catalane. Vrai bourreau de travail, il s’inflige des séances de vidéo à la pelle. Sous son impulsion, la mêlée et la touche catalane sont devenues des références en Pro D2. « L’année dernière, sans expérience, il faisait du super boulot, souligne le pilier gauche Enzo Forletta. Cette année, c’est encore mieux. C’est un gros bosseur ». Dont le caractère discret est complémentaire du bouillant Arlettaz. Le feu et la glace.


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https://www.lindependant.fr/2018/04/28/usap-mont-de-marsan-vers-une-meteo-orageuse-pour-la-demi-finale,3919303.php
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    Le risque d'orage est à prévoir ce dimanche au dessus d'Aimé-Giral. - DR
USAP/ Mont-de-Marsan : vers une météo orageuse pour la demi-finale

Chez Météo France, les prévisions sont mitigées à la veille du match. Le ciel sera agité au-dessus d'Aimé-Giral mais l'espoir de belles éclaircies est à attendre.

La pluie sera-t-elle de la partie ce dimanche après-midi à Aimé-Giral ? Les chances sont en tout cas réelles pour Météo France qui n'exclue pas le risque d'averses orageuses en début d'après-midi. Des séquences nuageuses, orageuses, entrecoupés d'éclaircies, voilà à quoi on peut s'attendre. Dans le ciel comme sur le terrain.

Ce climat orageux sera la conséquence d'un vent violent de sud, sud-est qui pourrait atteindre les 60 à 80 km/h en rafales. Largement de quoi pimenter le jeu au pied et influencer la réussite des buteurs.

Tant que l'USAP ne prenne pas la foudre et qu'elle fasse rayonner le beau jeu, l'ambiance sera en tout cas très chaude en tribune.
 
Dernière édition:
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https://www.lindependant.fr/2018/04/28/usapmont-de-marsan-pour-teddy-riner-il-existe-de-nombreux-paralleles-entre-judo-et-rugby,3919297.php
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    "Il me tarde d'être à dimanche", se confie Teddy Riner. - AFP
USAP/Mont-de-Marsan : pour Teddy Riner, "il existe de nombreux parallèles entre judo et rugby"

Le double champion olympique, dix fois champion du monde, donnera le coup d’envoi dimanche.

Premier avril 2011. L’Equipe ose barrer ainsi sa une : « Le pari fou de Riner ». Dans ses colonnes, le quotidien sportif publie une interview du judoka qui avoue sa « trahison ». A 21 ans, il quitte les tatamis pour Mayol et le Rugby Club Toulonnais. Aussi gros soit-il, le Poisson d’avril piège des proches. « Mon entraîneur m’a même appelé dès la première heure, surpris et en colère », s’amuse encore le plus grand champion de l’histoire du judo français. Teddy Riner ne sera jamais toulonnais, mais il confesse ainsi son attraction pour le rugby. Confirmation demain à Aimé-Giral. A l’invitation de Jean-Michel Falcone, directeur du groupe Maurin qui célèbre ses 25 ans de partenariat avec l’USAP, le double champion olympique donnera le coup d’envoi de la demi-finale face à Mont-de-Marsan. Depuis Dubaï, il répond aux questions de L’Indépendant sur cette liaison rugby-judo.

On ne vous attendait pas sur la pelouse d’Aimé-Giral demain ?
Je réponds à l’invitation d’un des partenaires du club. C’est avec un très grand plaisir que je viens à Perpignan. Je rencontrerai le staff, les dirigeants, les supporters du club. Je suis certain que ce sera un bon moment et une belle journée de rugby dans un stade réputé pour sa passion.

Le judo et le rugby possèdent de nombreux points communs. Les rugbymen pratiquent d’ailleurs la lutte ou le judo lors de leurs préparations. Quels sont les principaux parallèles entre ces deux disciplines ?
Il y a effectivement pas mal de points communs. D’ailleurs de nombreux rugbymen sont passés par le judo. Déjà, la prise de kimono joue sur les mêmes registres que la prise de maillot lors des plaquages. Il y a aussi cette nécessité d’engagement, de combat. Dans les deux sports, la puissance et la finesse sont importantes. Mais aussi la vitesse d’appuis essentielle en judo comme en rugby.

« L’idée est de fragiliser votre adversaire sur ses appuis »

En quoi le plaquage peut-il s’inspirer de la prise de judo ?
L’idée est la même : déséquilibrer l’adversaire en le fragilisant sur ses appuis, ou mieux sur un seul appui. L’ennemi pour un judoka, c’est de se retrouver exposé sur un seul appui. Le déséquilibre menace. Le principal est là : faire passer votre adversaire de deux appuis à un seul. Le rugby peut s’en inspirer. On m’a déjà demandé des conseils ou d’intervenir sur ces sujets dans des clubs de rugby. Il est évident que le judo, comme la lutte, peut être un axe de travail.

Quels sont vos plus beaux souvenirs de rugby ?
Le premier match que j’ai vu, c’était lors de la Coupe du monde en France en 2007. Je n’avais jamais vu de match avant. J’ai adoré. L’intensité, le combat et ce plaisir d’être ensemble ensuite entre les deux équipes. Il me tarde d’être à dimanche.


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https://www.lindependant.fr/2018/04/27/jai-fait-le-con-timoci-matanavou-raconte-son-histoire-avec-lusap,3919271.php
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    Forfait au match aller, Matanavou va découvrir Aimé-Giral demain - AFP
«J’ai fait le con»: Timoci Matanavou raconte son histoire avec l'USAP

L’ailier fait son mea-culpa sur son vrai-faux transfert à Perpignan en 2016.

Une saison à trois essais, c’est trop peu, pour un ailier. Surtout quand on s’appelle Timoci Matanavou (32 ans, 1,86m et 96kg). Le Fidjien aux jambes de feu qui avait fait les beaux jours du Stade Toulousain (31 essais marqués entre 2011 et 2016) a tenté un retour dans sa ville d’adoption en France, à Mont-de-Marsan, cette saison. Un retour en demi-teinte au niveau des essais marqués. Mais un retour qui a fait le plus grand bien au joueur.

«Au Fidji, on mange les gens»

Le comble pour un Fidjien, ailier qui plus est, c’est qu’il espère qu’il y aura de la pluie, demain. Pour augmenter considérablement les chances des siens de l’emporter à Aimé-Giral, afin de ralentir le jeu contre une équipe qui a pu se reposer le week-end dernier. Et peut-être un peu, aussi, dans l’espoir que les quelques gouttes doucheront l’ardeur des supporters catalans. Il faut dire que le Fidjien a une histoire particulière avec le club arlequin. Après cinq saisons et 31 essais marqués pour le Stade Toulousain, il signe deux saisons et une en option avec Perpignan en 2016, avant la fin de la saison. Contraint de retourner dans son pays pour des raisons personnelles, il ne prévient pas son futur club qu’il n’est pas en mesure de rentrer en France pour la reprise de la saison 2016-2017. «J’ai fait le con, reconnaît aujourd’hui l’ailier fidjien. Je comprends leur énervement. Si j’ai le temps, à la fin du match, j’irai saluer l’entraîneur perpignanais et m’excuser auprès de lui. J’avais mes soucis personnels, mais je leur ai manqué de respect.» Après cet épisode, il sait qu’il aura droit à un traitement particulier, dans les travées d’Aimé-Giral. «J’ai des échos, je sais que les gens parlent de moi, là-bas. Même sur les réseaux sociaux, je reçois des critiques, des insultes. Ce n’est pas grave, c’est le jeu. J’accepte. Je leur réponds calmement: “Je n’ai pas peur, tu sais. Nous, au Fidji, on mange les gens, tu sais” (rires)».

«J’ai un match à jouer»

Les stades remplis à craquer, le public en folie, les 20.000 personnes par match de Top14… Ça lui manque. Timoci Matanavou joue au feeling, et aime rendre la monnaie aux gens qui ont payé pour le voir courir. «Je sais que quand on va entendre “Timoci Matanavou” dans le stade, les gens vont dire: “Ouuuuh”. Je vais me faire huer, siffler, c’est sûr. Moi, ça me motive. Ça ne me blesse pas, même si tu ne peux pas faire semblant et passer à côté. Mais bon, moi, j’ai un match à jouer. Au contraire, ça va me pousser à faire un bon match.» Regonflé, le Fidjien croit en son groupe, que tout le monde donne pourtant perdant. «Ça va être du 50-50. En face, c’est que des mecs qui ont de l’expérience, qui ont des matchs de Top14 dans les jambes. Mais je sens qu’on est prêt.» Interrogé sur sa capacité à marquer en demi-finales, il a conservé sa réserve, en souriant: «Je peux juste dire que je le sens bien»
 
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https://www.lindependant.fr/2018/04/27/le-breviaire-de-lusap-par-le-catalan-de-la-boucherie-ovalie,3919058.php
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Le bréviaire de l'USAP par LE CATALAN de la Boucherie Ovalie

Sur Twitter, la Boucherie Ovalie désosse à tout va le monde du rugby.

LE CATALAN, Greg Le Mormeck, @elburrocatala... trois pseudos pour un seul homme, membre fondateur catalan de la Boucherie Ovalie. Il est la parfaite incarnation de la passion, forcément excessive, que peut déclencher l'USAP.
Juste avant la demi-finale face à Mont-de-Marsan (ce dimanche à 14h15), il a quitté ses habits de ******* du tweet pour un sérieux inhabituel en se prêtant au jeu de l'interview décalée sans question mais avec un seul mot pour lancer le sujet...

#USAP
"C'est la catalanité, le club de tout un peuple, de toute une région et pas seulement d'une ville. C'est l'un des seuls clubs de France à pouvoir fédérer autant de monde et à générer une telle ferveur. Quand on va voir ce club jouer, on vient exprimer sa catalanité".

#ProD2
"Championnat long et difficile. Il n'y a rien de facile en Pro D2, l'USAP l'a appris à ses dépens depuis quatre ans. Mais cette année, c'est celle de la maturité pour le club".

#DemiFinale
"C'est un match très difficile qui s'annonce et qui va se jouer à des détails. C'est pas très drôle ce que je dis mais c'est tellement vrai."

#Favori
"Le statut d'outsider nous convenait pas mal je trouve. Mont-de-Marsan a l'une des plus grosses mêlées de Top 14... oups, de Pro D2. J'y suis déjà. Mais si on est à 666% et qu'on met le feu partout, ça sera bon. Mais jusqu'à présent, lorsqu'on a été favori, on n'y était pas trop. On a toujours réalisé de belles choses quand personne ne nous attendait".

#AiméGiral
"La Cathérale!!! Notre sanctuaire, celui où l'on va communier avec les joueurs. C'est ancré dans notre histoire. En plus, il est en pleine ville. Ce stade retient la chaleur et nous, on a envie de se sentir proche des joueurs".

#Top14
"C'est le rugby dont tout le monde parle, celui qui fait le buzz et rêver les gens. L'USAP manque à ce Top 14. On a des valeurs qui manquent à ce rugby-là. Si l'USAP monte, ça fera du bien à tout le monde".

#Arlettaz
"C'est l'entraîneur qu'il nous fallait. A l'époque Delpoux, il est revenu au club dans un staff qui n'allait pas. Il est parti comme il était arrivé: sur la pointe des pieds. Là, cette fois-ci, on lui a donné le pouvoir et il a façonné l'équipe à son image. C'est le premier à avoir parlé de rugby aux joueurs. Après, physiquement, il est roux, il ressemble à un zadiste mais nous, on s'en fout, c'est un mec qui a des valeurs".

#FrançoisRivière
"6 millions!!! .... (long silence) Euh... que dire? C'est quand même le successeur d'un gérant de camping, il ne pouvait pas faire plus mal! Blague à part, c'est lui qui a pris ses responsabilités en Pro D2 pour nous remettre à l'endroit financièrement. Il a su s'entourer et redonner de la vivacité aux couleurs de l'USAP".

#Montauban
"Très belle équipe. Si on les retrouve en finale, ça sera du 50-50. Ils ont beaucoup de crédit sur ce qu'ils ont montré durant la première partie de la saison. Ils sont en Pro D2 depuis longtemps et ils en ont pris toute la mesure. Ils seront dangereux".

#Barrage
"Depuis très longtemps, je dis qu'on finira premiers du championnat la seule année où ça ne sert à rien et qu'on se fera battre en finale avant d'aller défier une équipe du Top 14 en barrage. On est tout à fait capable de le faire. Ça ressemblerait tellement à l'USAP qui est une source d'humour inépuisable. Après, si on passe par un barrage, ça serait bien que ça soit face au Stade Français. Ils nous ont tellement cassé les c.... depuis si longtemps!"

Question bonus à choisir parmi: #Arbitre #Marty #Perez #Mas #ThomasLièvremont
"Oh punaise, jusqu'à Mas, j'étais fébrile à l'idée de faire un choix parmi ces monstres sacrés du club... mais contre toute attente, je vais choisir... Thomas Lièvremont. Je trouve qu'il commente les matches de l'USAP avec un ton étrange pour un Catalan. D'Argelès en plus et ancien capitaine du club. Il cherche toujours la petite bête pour critiquer le club, ses supporters, ses joueurs. Même après un essai de folie, il est capable de se poser la question de savoir si l'arbitre n'a pas oublié une faute ou un en-avant au début de l'action. Cette mauvaise foi, je ne la comprends pas."
 
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https://www.lindependant.fr/2018/04/28/on-aura-une-pensee-pour-eux,3919309.php
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« On aura une pensée pour eux »

Le Catalan Tom Ecochard veut se servir des épreuves comme d’une force supplémentaire.

Les discours de Tom, c’est stratégique. C’est le petit caporal. Marquez-le ça ! » Si une touche d’ironie teinte la remarque de l’arrière Julien Farnoux, elle n’en diminue pas la véracité de sa remarque : derrière le capitaine Lifeimi Mafi, le demi de mêlée Tom Ecochard s’est imposé comme le boss de l’USAP. Leader de vestiaire et de jeu : le demi de mêlée à l’indécrottable accent gavatx réalise d’ores et déjà une grande saison.

Comment jugez-vous votre adversaire ?
C’est une belle équipe, complète. Un gros paquet d’avants, très agressif, bon en conquête. Ils savent aussi produire du jeu quand il le faut à l’image des essais qu’ils nous avaient mis ici. Cette équipe est habituée aux phases finales de Pro D2 et, depuis le début de saison, ils sont dans le haut de tableau du championnat.

Imaginiez-vous terminer premier du championnat ?
L’objectif a forcement évolué en milieu de saison mais honnêtement au début de la saison c’était vraiment être dans les 6. On voulait quand même recevoir à Aimé-Giral, que ce soit un barrage ou une demie. Entre nous, bien sûr qu’on voulait être dans les deux. On ne peut pas le nier. Mais on voulait garder cette humilité-là. Ça faisait deux ans qu’on ne s’était pas qualifié. Après notre victoire à Grenoble (17-24 le 26 janvier), ça a commencé à changer dans les têtes et on voulait vraiment aller chercher ces deux places.

Malgré votre âge, vous êtes un des plus anciens joueurs du club.
Je ne sais pas si on peut dire le mot ancien parce que je n’ai que 25 ans. Mais c’est vrai que je fais partie des plus anciens dans le vestiaire. Depuis mon premier match en 2012, à Toulon (défaite 46-13), j’ai grandi. Il y a des moments où j’aurais aimé jouer plus, notamment la saison de la descente où à la fin je n’ai plus trop joué. Je me sentais prêt à l’époque mais, avec le recul, je me dis que je n’étais pas prêt pour enchaîner les matches de haut niveau avec la pression que ça implique.

« Pas du découragement, de la colère »

Vous avez un petit gabarit, ne craignez-vous pas la violence du Top 14 ?
Non. Ça ne me fait pas du tout peur. On fait un sport où le courage et l’agressivité font partie des valeurs les plus importantes. J’ai fait mes premiers matches en Top 14 et j’ai joué. On parle beaucoup des gros gabarits extraordinaires mais pas assez des petits. Marc Andreu (ailier du Racing 92) qui revient au top, il joue avec ses qualités. J’ai des images d’essais qu’on marque où je peux aller dans les bras de (Berend) Botha alors qu’il fait 80 kg de plus que moi. C’est ça qui est beau, cette disparité de physiques, de nationalités, de caractères et chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Le vestiaire a été mis à rude épreuve cette année. Comment l’avez-vous vécu ?
Honnêtement, ça a été des coups durs. Pas du découragement, mais plus de la colère de se dire pourquoi nous et surtout pourquoi eux. On a eu des arrêts de carrière, des maladies, des trucs qui touchent vraiment au-delà du sportif. Ça ne nous touche plus en tant qu’équipe mais en tant qu’homme. Mais ça reste dans le vestiaire. J’ai la mémoire de discours poignants. Il ne faut pas trop que l’émotion entre en jeu mais c’est sûr que dans les moments où ça va piquer, ces moments-là, ils peuvent compter. Tous ceux qui nous ont quittés en cours de route seront là comme depuis le début et on aura toujours une pensée pour eux.

Beaucoup de joueurs, dont vous, seront en fin de contrat en 2019. Rêvez-vous de conclure ce cycle en Top 14 ?
Oui forcément on a envie de le vivre ensemble parce que ce serait, je ne dis pas la fin d’une aventure, mais le début d’une autre. Ce serait sympa de voir si on peut avec notre noyau de joueurs s’y mesurer.

Demain, dans le couloir des vestiaires, à quoi penserez-vous ?
Je serai déjà dans ma bulle. J’ai plein de petits rituels avant le match. Je vais penser à ma fiancée et ma famille mais après, non. Une fois que je suis dans le match, je suis dans le match.
 
il est marrant l'article sur mont de marsan dans le midol
y a deux ans ils arrivent épuisé avant de jouer aurillac
l'année dernière la défaite face à biarritz leur fait mal
et cette années ils arrivent en pleine forme....... on a pas du voir le meme championnat , me semble pas qu'ils aient réussi à faire tourné sur les derniers matchs tant leur qualification était acquise , d'ailleur ça s'est vu à aurillac à la dernière journée , ou leur qualif pour une demi à domicile se joue sur un bonus défensif dans les 10 dernières minutes
comme quoi on peut se donner les raisons qu'on veut pour esperer ou pour déprimer c'est selon si on est montois et on crois à l'exploit ou catalan et on crois à une énième mauvaise fin .
 
28)
https://www.lindependant.fr/2018/04/28/usap-jour-j-tout-ce-quil-faut-savoir-avant-la-demi-journal,3919471.php

Jour J... tout ce qu'il faut savoir avant la demi-finale

Entre guillemets
« Moi, j’écoute les joueurs. Ils veulent participer aux phases finales. Impeccable. Moi aussi. Je veux voir un stade plein, des supporteurs qui se déplacent, des grillades, deux belles équipes en face à face qui se « fightent » à six mètres de moi, je veux vivre ça. Sincèrement, je n’ai pas envie de les voir à la télé » Souhait exaucé pour l’entraîneur de l’USAP Patrick Arlettaz (10 décembre 2017) qui fendait (déjà) l’armure après le succès contre Vannes (41-13).

Stats en stock
5
Vainqueur à Montauban hier (15-22), Grenoble est la cinquième équipe à gagner une demi-finale à l’extérieur en Pro D2 depuis 2004-2005. La dernière équipe éliminée en demie à domicile était... l’USAP en 2015 par Agen (32-32, le SUA passe au nombre d’essais marqués).

mini Billet
Emoti(c)on(e)
Très cher public sang et or, entre toi et L’Indépendant, le plus vieux quotidien régional de France (1846), c’est comme si on se connaissait depuis la nuit des temps. Le «torche-cul des Catalans» - que tu aimes bien au fond (des toilettes ?) - se permet juste deux ou trois réflexions (smiley clin d’œil). Nous aussi, tu nous fait vibrer, mais on trouve que tu te chauffes un peu trop. Alors comme ça, tu vas mettre le feu à Aimé-Giral cet après-midi...Tu veux dire une fois que l’USAP aura planté l’essai du bonus offensif à la 35e minute (smiley dubitatif) ? Parce que sinon, on te connaît : si le Stade Montois mène au score, tu auras beau avoir bu des tonneaux de bière, on te verra assoupi, endormi, muet comme une carpe. T’es vexé ? Tant mieux.
Parce que t’es jamais aussi bouillant qu’avec un fond de parano dans ton moteur. Comme à ton habitude, tu jetteras d’abord tout ton fiel sur l’arbitre (smiley doigt d’honneur) avant de te lancer dans un baroud d’honneur dans le dernier quart d’heure catalan. C’est d’ailleurs là que t’es le meilleur. Emotions et frissons garantis en intraveineuse. Sache simplement que les joueurs ont besoin de ton soutien inconditionnel et que, pour notre part, tu symbolises plus que quiconque la passion. Sans toi, l’USAP n’est plus rien. Et nous non plus (smiley sourire).
Coup de cœur, coup de gueule, L’Indep se permet tout

L’ancien
JULIEN CANDELON*
« À la vue de leur saison, je les vois monter directement, sans passer par le match face au 13e de Top 14. Ça veut dire champions de Pro D2. Mont-de-Marsan, ça va piquer parce que ça va être un match particulier dans le sens où ils ont joué le week-end dernier. Donc ils seront toujours dans le rythme, l’engouement de ce qu’ils ont vécu. Après, la fraîcheur de l’USAP fera qu’elle l’emportera. »
*Ancien ailier de l’USAP (2007-2012).

Flash saison
La ferveur des supporters catalans s’est manifestée tout au long de la saison. Toujours mobilisés lors des déplacements, ils ont également remis de l’ambiance à Aimé-Giral, au gré de la montée en puissance des Usapistes.

Un peu d’histoire...
Quelle insulte !
Saison 2007-2008, l’USAP possède dans ses rangs de très bons joueurs. Mais les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Le manager Jacques Brunel est là, ainsi que les entraîneurs Franck Azéma et Bernard Goutta. 1er mars 2008, l’USAP reçoit Dax. Une occasion d’engranger des points face au dernier. Match nul 10-10 ! Résultat jugé « honteux » par le peuple catalan. Paul Goze est président depuis peu et ne semble pas apprécier cette « contre-performance ». Le week-end est calme mais lundi matin, le président réunit le staff, une entrevue dont rien ne filtre, si ce n’est que les entraîneurs resteront en place. Puis ce sont les joueurs qui voient débouler le président dans le vestiaire. Les valeurs véhiculées par l’USAP sont mises en avant, vaillance, combat, mouillage du maillot,...Mais surtout cette phrase restée célèbre : « Vous n’êtes pas une équipe de rugby. Encore moins une équipe de l’USAP ». Bits de déu ! Celle-là marque les esprits car l’USAP atteindra, en juin, la demi-finale.
Jo Solatges

vu sur le web
Armand Batlle @Armand_Batlle
« Exploit majuscule du FCGrenoble ! Félicitations à tout le club en espérant une finale contre l’USAP !»
Désormais ailier du Castres Olympique, l’ailier Armand Batlle regarde forcément avec un œil particulier les demi-finales de Pro D2. Natif de Rivesaltes et ancien joueur de l’USAP, il avait rejoint Colomiers avant de rebasculer en Top 14 avec Grenoble.

Nico La Masse @MasseNico
« Je propose de porter réclamation.»
Tweet en hommage à Montauban, battu hier en demi-finale par Grenoble (15-22), qui avait décidé de porter réclamation en février lorsque l’USAP était venue s’imposer à Sapiac (20-22), avant d’être débouté par la Commission de discipline et des règlements de la LNR.


29)
https://www.lindependant.fr/2018/04/28/usap-mont-de-marsan-francois-riviere-les-joueurs-font-lhistoire,3919339.php
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    François Rivière a invité l’évèque de Perpignan, Mgr Turini, à Aimé-Giral.
USAP-Mont-de-Marsan: François Rivière « les joueurs font l’histoire »

François Rivière confie son plaisir de vivre une demie. Le président de l’USAP pousse derrière ces joueurs.

Quel est votre état d’esprit à quelques heures de cette demi-finale ?
Beaucoup de fierté d’abord. Fierté pour les joueurs, pour ce collectif extra. Fierté pour les supporters et partenaires, parce qu’ils ont maintenu l’engouement autour de ce club depuis quatre ans, ils en sont remerciés aujourd’hui. Fierté pour les cadres, les dirigeants, les collaborateurs de l’USAP qui se défoncent et ils le démontrent encore pour réussir cette demi-finale. Tout cela démontre bien la fierté d’un territoire. L’USAP représente cette fierté de territoire.

Ensuite, il y a aussi un sentiment de responsabilité. On voit bien que nous avons tout un peuple derrière nous. Enfin, concentration. Parce que, quoiqu’il arrive, que l’on remonte en Top 14 ou pas, cette saison sera une saison réussie pour l’USAP. On termine premier de la phase régulière, malgré toutes les difficultés que l’on a connues. Il ne faut pas se relâcher. Car, si la chance fait que l’on remonte, il va falloir assurer pour obtenir le maintien en Top 14. Et si nous restons en Pro D2, il faudra se concentrer pour obtenir cette montée la saison prochaine.

Comment vivrez-vous les dernières heures avant le match ?
Je viendrai vite à Aimé-Giral dimanche. J’ai besoin d’être là. J’ai besoin de sentir, de prendre le pouls de ce stade. Ensuite, j’ai plein de superstitions et de tics. Mais, comme tout le monde sait que je suis très croyant, j’ai invité l’évêque Mgr Turini au match. Il sera-là à mes côtés. Donc, je vais me contenir. Et puis ce groupe, ce staff, nous a habitués cette saison à démontrer que le talent paye.

Cette demi-finale est déjà une bonne affaire économique et populaire...
Pour être tout à fait sincère, c’est avant tout une belle fête populaire. Une bonne affaire économique aussi (un gain de 250 à 300 000 euros). Mais, le club continue de rester dans un contexte financier et économique très difficile. On fera encore une perte cette année (estimée à plus d’un million d’euros), malgré la demi-finale. Mais, ce qui me réjouit le plus est la fête populaire qui s’annonce.

A travers l’USAP, c’est la fierté d’un territoire qui s’exprime

Aimé-Giral plein, c’est une vraie satisfaction ?
Évidemment, voir Aimé-Giral plein, c’est un très beau sentiment. Je pense qu’à travers de l’USAP, c’est la fierté d’un territoire qui s’exprime. Je veux dire aux joueurs qu’eux font l’histoire, nous ne sommes que des accompagnants, des facilitateurs. Mais, c’est eux qui font l’histoire. Et d’ailleurs, l’histoire ne retiendra que leur performance.
 
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