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Article l indep / en route vers la d2 a une penalite pres, vraiment?

Discussion dans 'Forum TOP14' créé par jepo66, 27 Avril 2014.

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  1. jepo66

    jepo66 USAPiste impliqué

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    L'USAP en route pour la Pro D2: A une pénalité près, vraiment ?

    Le 27 avril à 6h00 par Vincent Couture | Mis à jour il y a 14 minutes



    Pour Piukala et les Catalans, l'année 2014 ne fut qu'une lente dérive vers les bas-fonds du classement.
    Pour Piukala et les Catalans, l'année 2014 ne fut qu'une lente dérive vers les bas-fonds du classement. PHOTO/Michel Clémentz

    Si l'USAP descend en Pro D2 samedi prochain, elle saura malheureusement pourquoi. Récit d'un Titanic où, du président aux joueurs en passant par les dirigeants et le staff, tout le monde a sa part.

    Cette histoire a des chances de très mal finir. La faute à une fatale triangulaire qui, à une pénalité près, envoie l'USAP en Pro D2 à une journée de la fin du championnat. Vraiment pas de cul ? Un énorme gâchis, oui. Au commencement, pourtant, tout n'était que luxe, calme et volupté, l'orgueilleuse illusion d'appartenir au grand monde. De l'argent frais tombait du ciel grâce au nouveau président mécène François Rivière, l'équipe poursuivait sa révolution dans le jeu fort d'une qualification en Coupe d'Europe et, fière d'accueillir le tout frais numéro dix des Bleus Camille Lopez, tête de proue d'un effectif farci d'internationaux, l'USAP claironnait avec aplomb de (trop) hautes ambitions. "On vise le titre dans trois ans", déclara bien innocemment Saint-Rivière le jour de son intronisation (le 12 août 2013), avec son 1,2 million d'euros en bâton de maréchal et sa méconnaissance totale du rugby, de ses hommes comme de ses mœurs.



    Un problème ? Que nenni. La preuve à la brasserie d'Aimé-Giral, devenue le temps d'un chaleureux mois d'octobre, le before le plus couru de Perpignan. La traversée se passait à merveille, à l'image d'un enthousiasmant premier tiers de saison (10e journée), où les Catalans paradaient à la troisième place du classement avec onze points d'avance sur le premier relégable Oyonnax.

    Il fallait voir ce soir-là, après un succès (31-20) contre Bordeaux, l'autosatisfaction étreindre le manager Marc Delpoux, qui se regardait dans la circulation du ballon comme dans un miroir. L'USAP était une belle équipe, sa ligne de trois-quarts brillait dans le sillage de la révélation Wandile Mjekevu et, à la fin, l'ailier Sofiane Guitoune marquait (neuf essais). Aimé-Giral allait se pâmer d'émotions, soufflant de nouveau l'air des champions. Delpoux admire depuis toujours le management du Toulousain Guy Novès et rêve du jeu des All Blacks.

    L'entraîneur des trois-quarts Patrick Arlettaz partage la même philosophie de jeu. Avec le directeur sportif Sylvain Deroeux, ils ont d'ailleurs bâti une équipe pour briller à la télé : des profils de coureurs, sauteurs, manieurs de ballons, appliqués, presque trop bien élevés. Mais une équipe tout sauf guerrière, dont le péché originel fut de penser à la passe avant de gagner le ballon. Bref, une équipe qui ne savait plus (se) défendre. Ni sa réputation, ni l'essence même de son jeu, la protection du territoire, sur laquelle elle a bâti tous ses succès.

    La mêlée catalane, point fort historique du club, a sombré dans les sables mouvants

    Ainsi, l'envers de l'utopie 'delpouxienne' révéla une absence cruelle de réalisme et d'efficacité au sein du XV usapiste gagné, au fil de la saison, par l'esprit du loser. A bien regarder la réalité, le tableau immaculé exhibé en début de saison s'est noirci très vite, et chacun y a mis son coup de pinceau. Dès la deuxième journée, Paris vint crucifier les 'sang et or' à Aimé-Giral, sur un drop de Jules Plisson à la dernière seconde de jeu. La guigne ! Et dès le premier déplacement, à Bayonne (défaite 31-20), l'USAP montra une incroyable fragilité aux instants-clés de la rencontre. Trois essais et trois cartons jaunes dans la musette, le ton était donné.

    Si c'est à l'extérieur que se jauge le caractère d'une équipe, alors les statistiques sont sans pitié : vingt-huit (sur quarante-sept) essais encaissés, dix-neuf (sur 25) cartons jaunes écopés en douze voyages, bref, les signes d'une équipe pas invitée. Scoumoune, indiscipline et critiques récurrentes de l'arbitrage, de bien mauvais vents pour naviguer sereinement. Car sous les galets scintillants de la rivière USAP se cachaient des sables mouvants dans lesquels fut engloutie la mêlée catalane.

    Tragique représentation de l'extinction d'une fierté. Ainsi, on comprit très vite que le poste de pilier droit serait en souffrance. On ne remplace pas impunément l'emblématique Nicolas Mas au profit de Paulica Ion, garçon discret qui n'a pas le niveau, ou de Giorgi Jgenti, indispensable sur la pelouse, mais au caractère difficile à assimiler dans un groupe, qui a passé sa saison à pendre des soufflantes de Delpoux ou à se blesser à l'épaule. Regrettable. Comme l'absence d'un d'élément puissant et perforateur en troisième ligne, un numéro 8 dont aucune équipe, même de bas de tableau, ne fait l'économie, histoire d'étoffer sa palette stratégique. Money is money, arguent les dirigeants.

    Mais sans mêlée et sans défense, l'USAP est partie à la guerre sans culottes et sans pantalons. Compter ses sous, le président Rivière n'a fait que ça toute la saison. Merci Paul Goze, l'ancien président du club parti fissa prendre les rênes de la ligue en novembre 2012, qui laissa une ardoise de deux millions d'euros et des finances au bord de l'asphyxie. Un président qui s'était endormi sur les lauriers du titre 2009 et qui, inexorablement, avait fait prendre trois wagons de retard aux 'sang et or' en comparaison de l'allure effrénée menée par le train du Top 14.

    Le sentiment catalan s'est dilué dans un jeu révolutionnaire oublieux des valeurs de combat

    Des sales nouvelles, tragiques même, il y en eut à la pelle au coup d'envoi de la saison, comme des signes avant-coureurs d'une dramatique aventure. Tout commença avec l'accident qui coûta un œil au demi de mêlée Florian Cazenave. Puis ce fut au tour du talonneur international Guilhem Guirado de se blesser à la cuisse et de rater les trois premiers matches. Que dire de l'année quasi blanche de Bertrand Guiry, désigné capitaine par le staff, victime d'une déchirure au mollet et de rechutes successives. Ajoutez dans la marmite des internationaux en-deça de leur valeur supposée (Vahaamahina, Charteris, Strokosch, Mafi), et l'absence d'un noyau dur de leaders et, au premier écueil rencontré, le navire USAP s'est couché sur le flanc. Ainsi l'euphorie bordelaise ne dura qu'une semaine. Le temps de prendre une gaufre le 2 novembre à Oyonnax (22-9) et d'enchaîner avec neuf défaites consécutives toutes compétitions confondues.

    Bilan à mi-février : une victoire (Bayonne 20-8) et un match nul (Racing-Métro 19-19) en douze matches. Naturellement, la Coupe d'Europe a fait des dégâts. L'USAP y a perdu Camille Lopez (ligaments genou) et Sofiane Guitoune (rupture tendon d'Achille) pour la saison, ainsi qu'un paquet d'illusions en s'inclinant (18-17) à la dernière minute face au Munster à Aimé-Giral.

    Même scénario sadique face à Clermont (30-23, 13e journée) et au Racing-Métro (19-19, 18e journée) à la maison. Quand ça ne veut pas sourire... Mais il n'y a pas de hasard. Les défaites s'enchaînant, le doute s'instillant et la solidarité s'effritant, une fracture s'est créée entre un Delpoux intransigeant et une partie des joueurs, soucieux de réduire la voilure. Aveu de David Marty après la défaite à Montpellier (50-19, 19e journée) : "Je suis très inquiet parce que j'ai l'impression qu'on n'avance pas (...) On joue bien mais on n'est pas solide sur les bases (...) Il va falloir mettre les casques à pointe, sinon ça ne passera pas." En rugby, mettre la tête et miser sur l'agressivité ne suffit pas pour gagner, en revanche, c'est le jeu idoine pour ne pas descendre. Or l'USAP a fait tout le contraire.

    Que dire des Catalans dans ce tourbillon ? Les gardiens du temple ont douloureusement manqué de crédibilité, parce que trop souvent remplaçants (Marty, Vilacéca), blessé (Guiry), non anglophile (Pérez) ou tardivement entré en fonction (capitaine Guirado). La transmission des valeurs en a pris un coup, la joie de vivre s'est envolée au gré des résultats. Après le Racing, Delpoux devait perdre sa tête en cas de défaite. François Rivière trompeta avant et ne fit rien après, contribuant à brouiller une communication externe allant de mal en pis.

    Le Titanic a sombré lentement, et les Catalans ont constaté les dégâts sans s'en rendre compte, sans vouloir croire au pire

    Dans la tourmente, Delpoux s'est en effet retrouvé seul face aux médias, perdant de son calme et de sa sérénité au fil des plaidoyers.

    C'est là qu'un Sylvain Deroeux aurait dû emprunter le costume de son homologue clermontois Jean-Marc Lhermet, un pro de la com'. Disposant de pouvoirs élargis avec délégation de signature, le directeur général de l'USAP a été au four et au moulin dans tous les secteurs, marketing, commerciaux, sportifs... Mais, à force de vouloir tout maîtriser et d'étouffer sa sensibilité d'ancien joueur, il a été identifiable nulle part, donc pas assez en première ligne. Deroeux a bien fini par se recentrer sur le terrain. Mais c'était trop pour enrayer la chute.

    Trop tard, voilà aussi les conséquences du déni dont firent preuve les Catalans. Exemple le 18 janvier 2014, lors du coup de gueule saisonnier du patron Rivière : "Notre 11e place est inacceptable (...) Pour être dans les meilleurs, il faut vouloir être le premier et non pas se contenter de ne pas descendre. Je l'ai rappelé aux joueurs : il est inenvisageable d'être relégable. On vise la qualification. Donc maintenant il faut gagner tous les matches." Rétrospectivement, tout est dit : il a manqué un guide, une voix charismatique et incontestable pour fixer le cap.

    Le Titanic a sombré lentement, et les Catalans ont constaté les dégâts sans s'en rendre compte, sans vouloir croire au pire. Le sprint final ne fut qu'un chapelet de souffrances, entre feu des critiques, procès en décatalanisation et absence de rébellion collective. Le tempérament catalan ne se mesure pas à la nationalité des joueurs. Il tient dans la passion du club à faire de sa tradition centenaire une force , à la volonté de son équipe d'imposer un rugby de combat, à l'orgueil de ses hommes et à la force collective du vestiaire. Autant de valeurs disparues ou réveillées quand la messe était dite, ainsi que l'a montrée la déroute (46-31) contre Toulon, le 19 avril à Barcelone.

    L'avait-on remarqué ? Les deux meilleures performances de l'USAP à l'extérieur cette saison, au Racing (défaite 19-16) et à Toulon (défaite 15-9), l'ont été avec des équipes remaniées ayant puisé dans le vivier des Espoirs (Chateau Rabat, Allan, Delonca, Ecochard, Custoja Torffs...). Les Catalans s'étaient vus laids mais avaient été magnifiques. Comme quoi, avec l'esprit... Une piste pour l'avenir ?














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    Rugby à XV

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  2. Pocky66

    Pocky66 USAPiste impliqué

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    Bon article de Vincent Couture . Tout est dit.
     
  3. jean luc lahaye

    jean luc lahaye USAPiste impliqué

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    Tout est dit , mais il faut bien le réécrire régulièrement pour remplir les pages sports de l`Indep !
     
  4. cap de xai 66

    cap de xai 66 Super Moderator

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    Doublon en Copier/Coller : je verrouille....
     
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